La formation professionnelle s’impose comme un levier stratégique au cœur des transformations économiques et sociales dans la région. C’est dans cette dynamique que la ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nassima Arhab, a pris part, le 27 mars à Tunis, à une réunion internationale de haut niveau consacrée à l’avenir des compétences et à l’employabilité des jeunes.
Cette rencontre, organisée en présence du ministre tunisien de l’Emploi et de la Formation, Riadh Chaoud, ainsi que de représentants de l’UNESCO et de l’Organisation internationale du travail, a été marquée par le lancement du rapport régional intitulé « Apprendre aujourd’hui pour construire demain : excellence et équité à travers les compétences des jeunes ». Dans son intervention, la ministre a mis en avant la nécessité d’opérer une transformation en profondeur des systèmes de formation, en insistant sur l’impératif de développer des compétences flexibles, à forte valeur ajoutée, capables de s’adapter aux mutations rapides du marché du travail. Elle a souligné que le véritable enjeu réside dans le passage de modèles traditionnels à des approches fondées sur l’excellence et sur une adéquation réelle avec les besoins économiques. Elle a également plaidé pour un changement de paradigme, passant d’une logique de moyens à une logique de résultats, fondée sur des politiques prospectives appuyées par des données fiables et des indicateurs précis. Selon elle, cette évolution constitue un levier essentiel pour renforcer la stabilité sociale et améliorer la performance économique, en cohérence avec les objectifs du développement durable. En marge de cette réunion, une session de haut niveau a rassemblé les responsables des pays du Maghreb, offrant un espace d’échange autour des expériences nationales et des défis communs. Les discussions ont permis d’esquisser les contours d’une coopération régionale renforcée, orientée vers la construction d’un modèle de formation intégré et cohérent. Les travaux se sont achevés sur un consensus quant à la nécessité d’accélérer les réformes structurelles, de consolider les partenariats stratégiques et de mettre en place des systèmes de formation plus souples et innovants, capables de répondre aux exigences des transformations futures. À travers cette participation, l’Algérie réaffirme sa volonté de s’inscrire dans une dynamique régionale proactive, plaçant la formation au cœur de sa stratégie de développement et d’adaptation aux défis de demain.
Hakim Lameche






