Sécurité routière et vigilance citoyenne: 350 infractions et dangers signalés chaque jour

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Les services de la Gendarmerie nationale reçoivent quotidiennement près de 350 signalements concernant des infractions et des dangers routiers, a indiqué la cheffe du bureau de l’information et de la communication au Centre d’information et de coordination routière du Commandement de la Gendarmerie nationale, la commandante Rachida Ayeb.

L’augmentation notable du nombre de signalements montre que cette initiative tend à devenir un comportement citoyen à part entière. Elle traduit une prise de conscience croissante de la population quant à son rôle dans la prévention des risques ainsi que dans la protection de sa sécurité et de son environnement.

Dans une déclaration à l’Agence presse service, la commandante Rachida Ayeb a expliqué que le Commandement de la Gendarmerie nationale avait diversifié les canaux de communication mis à la disposition des citoyens. Les signalements peuvent être effectués par téléphone ou à travers les espaces numériques, notamment la page « Tariki », qui permet de recueillir les préoccupations et les informations transmises par les citoyens et d’y répondre avec la rapidité et l’efficacité requises. Selon la même responsable, le volume des signalements enregistrés par l’intermédiaire de ces différents canaux témoigne d’une participation citoyenne croissante. Les services concernés enregistrent quotidiennement entre 200 et 250 signalements sur la page « Tariki», auxquels s’ajoutent entre 100 et 150 appels téléphoniques.

La majorité de ces signalements concerne des comportements dangereux et des infractions liés au transport de voyageurs et de marchandises, aux manœuvres dangereuses, aux excès de vitesse ainsi qu’à l’utilisation du téléphone portable au volant. Cette dernière infraction est notamment signalée chez les conducteurs de véhicules et d’autobus affectés au transport de voyageurs. Les informations communiquées par les citoyens peuvent également concerner, de manière générale, la sécurité et l’ordre publics. Ces signalements sont alors transmis aux services compétents afin que les mesures nécessaires soient prises. La commandante Rachida Ayeb a précisé que le nombre de signalements augmentait durant les périodes marquées par une forte circulation et une intensification des déplacements des citoyens. Cette hausse est particulièrement constatée durant les week-ends, aux heures de pointe ainsi que pendant la saison estivale, les vacances, les fêtes et les différentes occasions connaissant une mobilité accrue.

Les signalements sont également plus nombreux lors des périodes de perturbations météorologiques ou après la survenue d’accidents graves de la circulation. Cette mobilisation met en évidence l’importance du rôle du citoyen dans l’alerte précoce sur les risques susceptibles de menacer la sécurité des usagers de la route. Concernant le traitement des informations reçues, la responsable a indiqué que celui-ci reposait sur une coordination directe avec les unités de terrain. Ce dispositif permet de prendre rapidement les mesures nécessaires, de réduire les délais de réponse et de garantir l’efficacité des interventions.

Afin de diffuser et d’ancrer la culture du signalement, considérée comme un comportement préventif et une responsabilité partagée entre les citoyens et les institutions de sécurité, le Commandement de la Gendarmerie nationale organise régulièrement des campagnes de sensibilisation. Le signalement ne doit pas être perçu uniquement comme un moyen de dénoncer une infraction, mais comme un outil de prévention permettant à chaque citoyen de contribuer à la sécurité collective. Ces campagnes sont menées à travers des activités de terrain et des journées portes ouvertes favorisant le contact direct avec la population, mais également par l’intermédiaire de la page « Tariki », présente sur les plateformes Facebook, Instagram et TikTok.

Le principal message que les services de la Gendarmerie nationale souhaitent transmettre est que le citoyen ne doit pas se contenter d’être témoin d’un danger, mais doit devenir un acteur de sa prévention. Une information communiquée au moment opportun peut contribuer à sauver une vie, à empêcher un accident ou à mettre fin à un comportement dangereux, a souligné la commandante Rachida Ayeb. La responsable a, par ailleurs, fait état d’une hausse des accidents de la circulation durant les cinq premiers mois de l’année en cours, comparativement à la même période de l’année précédente. Au total, 5 537 accidents de la route ont été enregistrés au cours de cette période. Ils ont causé la mort de 1 256 personnes et fait 5 731 blessés. La commandante Rachida Ayeb a enfin rappelé que le facteur humain demeurait la principale cause de ces accidents. Cette situation confirme une nouvelle fois l’importance de la prévention et du signalement des comportements dangereux susceptibles de provoquer des drames sur les routes.

Malia Sahli

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