Ouverture de la session parlementaire: Un agenda chargé, d’importants textes législatifs attendus

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Dans une allocution qu’il a prononcée à l’ouverture de la session parlementaire ordinaire (2026-2027), hier, le président du Conseil de la nation, Azouz Nasri a considéré la nouvelle session parlementaire comme une étape renouvelée pour renforcer l’action parlementaire et améliorer sa performance, notamment au regard des projets de loi charnières inscrites à son ordre du jour.

Il a souligné l’importance que revêt cette session, qui sera consacrée à l’examen de plusieurs projets de loi « charnières », notamment le projet de loi de finances pour 2027 ainsi que les deux projets de loi relatifs à la commune et à la wilaya, et d’importants textes législatifs concernant les secteurs de la justice, de la santé, du commerce électronique et autres.Le président du Conseil de la nation a souligné que le Parlement, avec ses deux chambres, « est aujourd’hui appelé à faire de chaque loi un outil de développement, de chaque contrôle un mécanisme de correction et de chaque position politique une expression sincère de l’amour de la patrie », faisant observer que la pluralité des opinions et des appartenances politiques « doit rester dans le cadre de la concurrence démocratique et au service de l’intérêt supérieur du pays ».S’agissant de la relation fonctionnelle entre les deux chambres du Parlement, M. Nasri a affirmé que le Conseil de la nation « veillera toujours à jeter les passerelles de la coopération, de la coordination et de la concertation avec les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN), en vue de manière à renforcer l’unité de l’action parlementaire et à consacrer la complémentarité escomptée entre les deux chambres du Parlement ».Evoquant les élections locales prévues le 28 novembre prochain, M. Nasri a appelé à en faire « une nouvelle étape pour consolider la pratique démocratique, renouveler les élites locales, ancrer la bonne gouvernance et insuffler une dynamique de développement dans laquelle le citoyen constitue la finalité des politiques publiques ».Par ailleurs, et concernant les incendies ayant touché plusieurs wilayas de l’Est et du Centre du pays, le président du Conseil a salué les instructions fermes données par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en vue d’une prise en charge immédiate des sinistrés, relevant que ces mesures d’urgence ont été « décisives et porteuses de soulagement et de sérénité ».Il a également salué les efforts déployés par les différentes institutions de l’Etat dans ce sens, ainsi que l’élan de solidarité manifesté par le peuple algérien, toutes ses composantes confondues, soulignant que l’Algérie « a démontré, sous la conduite du président de la République, qu’elle est un Etat qui ne plie pas face aux crises, mais qui, au contraire, se renforce et fait preuve d’une détermination accrue à aller de l’avant ».Dans un autre contexte, M. Nasri a rappelé le soutien du Conseil de la nation aux positions « constantes et équilibrées » de la diplomatie algérienne, réitérant « son soutien absolu » à la décision de l’Algérie de rompre ses relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis, affirmant que l’Algérie « est devenue une source d’inquiétude pour des Etats et des entités qui n’ont pas digéré l’indépendance de la position et de la décision nationales ».En conclusion, M. Nasri a souligné que « la préservation des acquis réalisés et la poursuite du processus de construction et de développement ne peuvent être assurées que par l’unité des rangs, la conjugaison des efforts de tous et la primauté de l’intérêt supérieur de la patrie, tout en se ralliant autour des institutions de l’Etat et de ses choix souverains face aux campagnes visant la stabilité de l’Algérie ».Pour sa part, la présidente de l’Assemblée populaire nationale (APN), Khalida Boufedeche, a appelé les députés à faire de la nouvelle législature un espace de dialogue responsable et de pratique démocratique sereine, au service de l’Algérie et de son intérêt suprême.Elle a affirmé que « tous sont appelés à faire de cette législature un espace de dialogue responsable et de pratique démocratique sereine », soulignant que la divergence et la compétition politiques constituent des éléments naturels de la vie démocratique, mais que le dénominateur commun sur lequel nul ne saurait diverger reste l’Algérie et son intérêt suprême.

Elle a relevé, à cette occasion, que « la force réelle de l’Algérie repose sur l’unité de son peuple, la cohésion de ses institutions, la puissance de son armée, la vigilance de ses services de sécurité et la confiance du citoyen en son Etat », rendant à ce propos hommage à l’Armée nationale populaire (ANP), digne héritière de l’Armée de libération nationale (ALN), qui « poursuit l’accomplissement de ses missions constitutionnelles avec une haute compétence dans la protection de la souveraineté nationale et la défense de l’intégrité territoriale ».

Mme Boufedeche a également salué les différents corps de sécurité qui « accomplissent leur devoir de protection des citoyens, de lutte contre le crime organisé, la contrebande, les drogues et les substances psychotropes, ainsi que de préservation de la sécurité et des biens de la société ». Pour la présidente de l’APN, « l’ouverture de la dixième législature constitue une opportunité pour évoquer avec fierté la place de l’institution parlementaire et son rôle dans l’édification constitutionnelle de l’Etat, ainsi que l’ampleur de la responsabilité qui incombe aux députés, élus par le peuple algérien pour le représenter au sein de cette honorable Assemblée ». Après avoir rappelé, dans son allocution, « la douloureuse épreuve traversée par l’Algérie suite aux tragiques incendies et aux pertes humaines et matérielles qu’ils ont engendrées », Mme Boufedeche a exprimé « ses condoléances et sa compassion aux familles des victimes et à leurs proches », soulignant que ces moments difficiles ont constitué « une nouvelle preuve de la capacité de l’Etat et de la société à faire face aux épreuves, illustrant le visage radieux de l’Algérie, fondé sur la solidarité, l’entraide et la cohésion ».A cet effet, elle a ajouté que « les images de solidarité populaire et la mobilisation de l’Etat et de ses instituions ont donné une image sincère d’une Algérie unie, dont les enfants partagent la paix tout comme ils partagent l’espoir, et font front uni en période de crises ».Les décisions « décisives et rapides » du président de la République à ce propos ont reflété la force et la présence de l’Etat et traduit son attachement à suivre les répercussions de la catastrophe et la prise en charge des sinistrés que le gouvernement a œuvré à concrétiser sur le terrain, véhiculant ainsi un message clair :  l’Etat algérien est présent durant les crises et la protection des citoyens est une responsabilité nationale constante », a-t-elle poursuivi. Concernant l’activité parlementaire, Mme Boufedeche a affirmé que les fonctions publiques « ne sont pas un privilège mais un devoir de loyauté, tout comme la responsabilité n’est pas une position mais un devoir », ajoutant que « la confiance du citoyen ne se mesure pas à la parole, mais aux réalisations accomplies pour le pays ».Elle a, dans ce sens, invité les députés « à être à la hauteur de cette confiance, à être une voix sincère et intègre de leurs électeurs, proches de leurs préoccupations, en veillant à défendre leurs intérêts légitimes et à accomplir les missions législatives et de contrôle qui leur sont assignées avec sérieux et compétence ».Partant de ce principe, la présidente de l’APN a affirmé que « la force de l’Algérie face aux défis ne repose pas uniquement sur ses capacités financières, mais aussi sur son legs historique, civilisationnel, son unité nationale et sa mémoire nationale, préservée par les sacrifices des chouhada et moudjahidine, voire de son identité nationale inclusive forte de ses constantes ancrées : l’islam, l’arabité et l’amazighité ».Elle s’appuie également sur la glorieuse Révolution de novembre qui a fait de la souveraineté, de l’indépendance et de la liberté « des constantes nationales non négociables ».La présidente de l’APN a estimé que le premier critère de responsabilité « est la fidélité à ce legs, l’engagement à préserver l’intérêt suprême de l’Algérie tant par la parole que par les actes et les positions », ce qui exige, selon elle, de « privilégier la coopération aux tiraillements, la responsabilité à la surenchère et le dialogue à la tension, ainsi que le consensus autour des grandes questions ».Par ailleurs, la présidente de la chambre basse du Parlement a salué la décision présidentielle concernant l’élaboration d’un projet de loi prévoyant la peine de mort à l’encontre des auteurs et commanditaires des incendies volontaires ainsi que les ravisseurs de mineurs et auteurs de sévices sur mineurs.Evoquant la rupture des relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis, Mme Boufedeche a estimé qu’il s’agit d’une décision « souveraine, traduisant le souci de l’Algérie de « protéger sa sécurité nationale et ses intérêts suprêmes ».Concernant la rentrée scolaire, elle a salué les efforts déployés pour la préparation de ce rendez-vous national, souhaitant une année scolaire couronnée de succès, d’assiduité et d’excellence. S’agissant des prochaines élections locales, Mme Boufedeche a appelé à une « adhésion positive et responsable » et à œuvrer au succès de cette échéance électorale, ainsi qu’à une « participation populaire massive et large, à même de renforcer la confiance dans les institutions élues et de consolider la construction démocratique et institutionnelle.Au terme de son allocution, Mme Boufedeche a mis en avant que l’Assemblée doit s’acquitter « pleinement de son rôle dans le domaine de la diplomatie parlementaire, et d’être une voix présente pour l’Algérie dans les fora régionaux et internationaux, défendant ses intérêts, traduisant ses positions de principe et s’alignant sur les orientations de l’Etat et ses choix souverains ».

T. Benslimane

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