Le dispositif de lutte reste mobilisé: 159 incendies en 24 heures, 141 maîtrisés

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Les unités de la Protection civile ont éteint 141 incendies sur les 159 enregistrés au cours des dernières 24 heures dans plusieurs wilayas du pays, tandis que les opérations se poursuivent pour venir à bout de 18 foyers encore actifs, selon un bilan actualisé arrêté vendredi à 7 heures.

Ce bilan concerne les incendies de forêt, de maquis et de broussailles, mais également les feux ayant touché des récoltes agricoles et des palmeraies. Les opérations d’extinction se poursuivent dans douze wilayas : Annaba, où un incendie reste actif, Souk Ahras avec trois foyers, Skikda avec un, Bouira avec un, El-Tarf avec deux, Jijel avec un, Constantine avec un, Béjaïa avec deux, Saïda avec un, Mila avec trois, Médéa avec un et Tizi Ouzou avec un. Ces nouveaux chiffres interviennent alors que plusieurs wilayas, notamment dans l’est du pays, ont été confrontées ces derniers jours à une recrudescence des feux, favorisée par des températures élevées, des vents parfois forts et l’abondance des herbes sèches. Le directeur général des forêts, Djamel Touahria, avait indiqué que les services forestiers étaient parvenus à maîtriser l’ensemble des incendies enregistrés jusque-là, certains foyers demeurant alors en phase finale de refroidissement. Il avait assuré que les équipes déployées sur le terrain ne quittaient les zones touchées qu’après s’être assurées de l’extinction complète des flammes et de l’absence de tout risque de reprise. S’exprimant dans l’émission « L’Invité de la matinale » de la Chaîne I de la Radio algérienne, le responsable avait fait état de 445 incendies recensés dans les espaces forestiers depuis le début de la saison, pour plus de 1 500 interventions. Ces chiffres témoignent, selon lui, de la rapidité de la mobilisation des équipes et de l’importance des interventions précoces pour empêcher la propagation des feux. Djamel Touahria avait expliqué que l’intensification des incendies était principalement liée à la densité du couvert végétal, favorisée par un hiver pluvieux, mais aussi à la hausse des températures, à la force des vents et à la présence importante d’herbes sèches. Ces différents facteurs ont accéléré la progression des flammes dans plusieurs régions. Les wilayas de l’Est, notamment Skikda, Annaba et Guelma, figurent parmi les plus touchées durant la saison en cours. Face à ces risques, la Direction générale des forêts met en œuvre chaque année un programme de prévention comprenant l’entretien et l’ouverture des pistes forestières, la réalisation de pare-feux et le contrôle des points d’approvisionnement en eau. Les ressources hydriques disponibles auprès des agriculteurs peuvent également être mobilisées pour soutenir les opérations d’extinction. Les services forestiers ont aussi renforcé le recours aux nouvelles technologies. Des drones sont utilisés pour la surveillance des massifs, la prévention et le suivi de l’évolution des incendies, tandis que les images satellitaires permettent de localiser les départs de feu et de contribuer à l’identification de leurs causes. Selon le directeur général des forêts, la majorité des incendies est provoquée par des négligences humaines, notamment l’allumage de feux sans précaution suffisante ou l’absence de débroussaillage autour des habitations et le long des routes. Des cas à caractère criminel ont également été recensés, ainsi que des feux résultant de facteurs naturels. Des équipes spécialisées ont été formées pour enquêter sur l’origine des sinistres. Grâce aux technologies modernes, elles peuvent désormais déterminer avec davantage de précision le point de départ d’un incendie et l’heure de son déclenchement. La réhabilitation des superficies sinistrées sera, pour sa part, menée en fonction de la nature des essences forestières touchées et de l’ampleur des dégâts. Certaines espèces peuvent se régénérer naturellement, tandis que d’autres nécessitent des opérations de reboisement après une évaluation approfondie des zones incendiées. Djamel Touahria a appelé à poursuivre le renforcement des moyens de première intervention et à consolider les ressources humaines par le recrutement et le rajeunissement des effectifs. Il a également insisté sur l’importance de la sensibilisation des citoyens, considérée comme l’un des principaux leviers permettant de prévenir les incendies et de protéger durablement le patrimoine forestier national. Le responsable a enfin salué la mobilisation des agents et cadres de l’administration des forêts, des éléments de l’Armée nationale populaire, des unités de la Protection civile, des différents intervenants et des acteurs de la société civile engagés dans les opérations d’extinction et la protection des populations et des espaces forestiers.

Yasmine Derbal

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