Selon certaines indiscrétions, le technicien suisse n’envisage pas de poursuivre sa mission sans son staff technique. Depuis son ouverture, ce dossier est marqué par une succession de rebondissements.
Une situation qui, loin de s’apaiser, risque désormais de fragiliser les deux parties et d’alimenter davantage les tensions autour de l’équipe nationale. Devant cet état de fait, il semble que la FAF aurait trouvé une issue juridique lui permettant de mettre fin à sa collaboration avec Vladimir Petkovic, sans avoir à verser d’indemnités en cas de résiliation de contrat. Selon plusieurs sources médiatiques, le coach national reste fermement attaché à son staff et refuse d’envisager une poursuite de sa mission sans ses proches collaborateurs. Toujours d’après ces mêmes sources, le contrant liant Petkovic à la fédération comporterait une clause autorisant la FAF à renforcer ou à modifier la composition du staff technique en fonction des besoins. Dans ce contexte, un refus du sélectionneur national d’appliquer cette décision pourrait être interprété comme un manquement à ses obligations contractuelles, ouvrant ainsi la voie à une résiliation du contrat. Si le coach national maintient sa position et refuse de travailler avec un staff remanié, la FAF pourrait alors procéder à son remplacement et nommer un nouvel entraineur national, sans s’exposer à des conséquences financières, à condition que la rupture du contrat soit juridiquement fondée sur le non-respect des clauses prévues dans l’accord. Mais, ce n’est pas encore acquis. En effet, dans le football moderne, aucun sélectionneur national ou entraineur de haut niveau n’accepte qu’un staff lui soit imposé sans son consentement. Le choix des adjoints relève de ses prérogatives et constitue un élément essentiel dans tout projet sportif. Et si la Fédération algérienne de football entend agir autrement, elle créerait un précédent inédit sur le plan juridique. Une telle approche soulèverait inévitablement de sérieuses interrogations quant à sa conformité avec les principes régissant les relations contractuelles dans le football professionnel, au point de surprendre les plus éminents spécialistes du droit. Par ailleurs, si le bilan présenté est jugé positif au point de justifier la prolongation de son contrat, pourquoi avoir décidé de remanier son staff technique ? Un entraineur obtient ses résultats avec son équipe de travail. Dès lors, ce changement peut apparaître contradictoire. Autre argument avancé par la commission technique : le rajeunissement de l’équipe nationale. Au fait, quelle a été la moyenne d’âge de l’équipe ayant pris part au Mondial ? Les jeunes Titraoui et Ghedjemis n’ont disputé aucune minute sans oublier les Abada et Chergui, tandis que les Bouanani, Kebbal, Aouchiche, Chiakha, Nair, Benkara et Touba n’ont même pas été convoqués. De nombreux observateurs relèvent des incohérences dans les explications fournies par la commission. Aux dernières nouvelles, nous avons appris que Vladimir Petkovic est attendu à Alger au début du mois d’août afin de s’entretenir avec les responsables de la FAF qui devrait, selon certaines informations, lui annoncer officiellement la fin de mission de ses actuels adjoints et leur remplacement par des techniciens algériens. La partie est loin d’être terminée laissant le public dans l’expectative à la veille du début des éliminatoires de la prochaine CAN.
L’adjoint de Petkovic limogé par la FAF ?
La fédération Algérienne de football serait entrain d’avancer dans le dossier du staff technique de la sélection après l’élimination de la Coupe du Monde. Alors que le collège technique a avalisé l’idée de garder Petkovic mais de changer son staff technique, selon certaines informations obtenues, le bureau fédéral serait déjà passé à l’action. En effet, d’une part le contrat de Nabil Neghiz, le deuxième adjoint, arrivait déjà à échéance à la fin du mois de juin et ne sera pas renouvelé, ce qui règle le problème administratif de ce côté. D’autre part, concernant le premier adjoint, le suisse Davide Morandi, plus proche collaborateur et traducteur de Petkovic, la FAF aurait trouvé une solution. En effet, ce dernier va être convoqué pour un entretien préalable au licenciement, car une faille a été trouvée. Dans son contrat il lui est interdit de s’exprimer sans l’autorisation de son employeur, or il a fait parler de lui en répondant aux questions de la télévision Suisse, en marge d’une Fan zone de supporters de l’équipe hélvète.C’est ainsi donc que la FAF compte mettre sous pression le sélectionneur en le privant de ses adjoint et en lui en imposant d’autres, dont Anthar Yahia et dit-on possiblement Rafik Saïfi dans un deuxième temps.
Chiakha a une carte à jouer
À chaque publication concernant Amine Chiakha, qu’il s’agisse d’un but inscrit avec son club ou d’une bonne prestation, un commentaire revient régulièrement : « Il n’a pas convaincu avec l’équipe nationale. ».Une affirmation qui semble s’être installée dans le débat, alors qu’elle mérite d’être sérieusement nuancée. En règle générale, on considère qu’un joueur n’a pas convaincu lorsqu’il a bénéficié de plusieurs opportunités, disputé de nombreux matchs, et qu’il n’a jamais réussi à laisser une véritable empreinte. Ce constat est alors fondé sur un échantillon suffisamment large pour tirer des conclusions. Mais peut-on réellement appliquer ce raisonnement à Amine Chiakha ? Depuis sa première convocation avec les Verts, le jeune attaquant n’a disputé que trois rencontres. Encore faut-il préciser dans quelles conditions. Il est entré dans les toutes dernières secondes face à la Guinée équatoriale, a joué seulement six minutes contre le Mozambique, puis treize minutes face au Guatemala. Au total, cela représente une vingtaine de minutes réparties sur trois matchs.Vingt minutes. C’est à peine le temps nécessaire pour entrer dans le rythme d’une rencontre, comprendre les mouvements de ses partenaires et tenter d’apporter quelque chose dans un contexte souvent déjà figé. Tirer un verdict définitif sur un attaquant après un temps de jeu aussi réduit paraît donc prématuré. Il ne faut pas oublier non plus que Chiakha évolue au poste d’avant-centre, l’un des plus exigeants du football moderne. C’est une position où les occasions sont parfois rares et où le moindre détail fait la différence. De plus, les profils de véritables numéros 9 se font de plus en plus rares, ce qui renforce l’intérêt de suivre avec patience l’évolution d’un jeune joueur capable d’occuper ce rôle. À seulement 20 ans, Amine Chiakha possède encore une importante marge de progression. Son intégration au sein de la sélection demande du temps, comme c’est souvent le cas pour les jeunes joueurs qui découvrent le plus haut niveau international. L’adaptation à un nouveau groupe, aux exigences tactiques et à la pression des matchs internationaux ne se fait pas en quelques minutes de jeu. Dans un contexte où les options offensives restent limitées pour la sélection algérienne, il serait logique de lui accorder davantage de confiance lorsque les circonstances le permettront. L’équipe nationale s’apprête progressivement à ouvrir un nouveau cycle, et ce type de profil mérite d’être observé sur une période plus longue avant d’être jugé. Cela ne signifie pas pour autant qu’une place lui est acquise. La première étape reste de s’imposer en club. Enchaîner les titularisations, marquer régulièrement, gagner en efficacité et confirmer son potentiel seront les meilleurs arguments pour convaincre le sélectionneur de lui offrir davantage de responsabilités.Le talent seul ne suffit pas, il faut également envoyer des signaux forts sur le terrain. Aujourd’hui, la concurrence au poste d’avant-centre n’est pas insurmontable. Le chemin est ouvert pour celui qui saura saisir sa chance. Amine Chiakha possède les qualités pour prétendre à un rôle plus important, mais il devra continuer à progresser et à répondre présent lorsque les opportunités se présenteront.
B.N






