Décès de Sid Ahmed Agoumi: Des hommages unanimes à une figure majeure du théâtre et du cinéma algériens

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La disparition du grand comédien et acteur Sid Ahmed Agoumi, décédé à l’âge de 86 ans, a endeuillé le monde de la culture, ébranlé par la perte d’un « artiste accompli aux qualités exceptionnelles », ont estimé unanimement plusieurs artistes et compagnons de route du défunt.

Le décès de Sid Ahmed Agoumi, de son vrai nom Ahmed Meziane, a suscité une vive émotion au sein de la famille artistique et culturelle algérienne, où plusieurs artistes de renom ont salué, dans des déclarations à la mémoire « d’une figure majeure du théâtre, du cinéma et de la télévision, dont la carrière s’est étendue sur plusieurs décennies ». Parmi ces témoignages, figure celui de Djaffar Gacem, cinéaste et réalisateur de la série à succès, « Achour El Acher » dans laquelle le défunt a campé l’un des plus importants rôles (Kendil), qui a qualifié le regretté de « sommité du cinéma algérien », de « professionnel accompli » et d' »acteur inégalable », alors que le grand comédien Salah Ougrout a, de son côté, exprimé sa profonde tristesse suite à la disparition d’une « sommité artistique  » et d’un « grand ami ». Attristée par la disparition d' »une icône du théâtre et du cinéma algériens », le président de l’association « Lumières », Amar Rabia, s’exprimant au nom de tous les artistes et techniciens de son collectif, a mis l’accent sur « le legs colossal qu’aura laissé le défunt, marquant ainsi le paysage culturel algérien d’une empreinte indélébile ». L’écrivain Yasmina Khadra a, pour sa part, livré un hommage marqué par les souvenirs personnels, revenant sur sa « découverte de Sid Ahmed Agoumi dans le film +Les hors la loi+ de Tewfik Farès », son interprétation dans ce film, qui avait « particulièrement impressionné » le grand écrivain, demeure associée dans sa mémoire comme l’image d' »un comédien charismatique et d’un acteur talentueux à forte présence », a-t-il déclaré. Né en 1940 à Alger, Sid Ahmed Agoumi avait entamé sa carrière artistique dans les années 1960. Son parcours s’est déployé dans le théâtre, le cinéma et la télévision, avec une présence dans plus d’une cinquantaine d’œuvres.  Son répertoire théâtral comprend entre autres pièces, « Les Fils de la Casbah », « Des roses rouges pour moi », « Le Cadavre encerclé », « Hassan Terro », « La Rougeur de l’aube » et « L’Homme aux sandales de caoutchouc », alors qu’au cinéma et à la télévision, il avait notamment marqué le public à travers « Z » , « Le Moulin », « Kahla ou Beïda », ainsi que la série populaire « Achour El Acher ».Il avait également assumé plusieurs responsabilités dans le secteur culturel, notamment à la tête de structures culturelles à Tizi-Ouzou, Annaba et Constantine, avant de diriger le Théâtre national algérien.

Taous.A

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