Aouar au micro de Kora Break: «Mahrez est le meilleur joueur algérien de tous les temps»

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Houssem Aouar n’a pas hésité au moment de désigner le meilleur joueur algérien de l’histoire. Pour le milieu de terrain d’Al-Ittihad, le choix se porte sur Riyad Mahrez. L’ancien Lyonnais a également évoqué son quotidien en Arabie saoudite, où il se dit particulièrement épanoui malgré l’immense pression qui accompagne chaque match avec le club de Djeddah.

Interrogé par la plateforme Kora Break, Aouar a d’abord rendu hommage à son ancien partenaire en sélection. Un joueur qu’il place au sommet de l’histoire du football algérien: «Je le dis toujours avec sincérité : pour ma génération et selon mon point de vue, Riyad Mahrez est le meilleur joueur algérien de tous les temps. J’ai eu la chance de jouer à ses côtés et de partager le terrain avec lui.

C’était un grand honneur.», a-t-il confié. Arrivé en Arabie saoudite, Aouar semble avoir rapidement trouvé ses repères. Djeddah lui plaît, autant pour son cadre de vie que pour son environnement. Au point d’envisager d’y rester une fois sa carrière terminée: «En tant que musulman, mon adaptation à Djeddah a été très facile. J’aime beaucoup la ville, sa cuisine et son ambiance. Elle me rappelle Lyon, où j’ai grandi, alors que Paris est beaucoup plus encombrée.», a expliqué le milieu algérien. À 28 ans, Aouar sait pourtant qu’il lui reste encore plusieurs saisons devant lui. Mais il se projette déjà au-delà du football: «J’ai 28 ans et, si Dieu le veut, j’ai encore de nombreuses années devant moi. Mais je peux facilement m’imaginer vivre en Arabie saoudite après ma carrière.

Je me suis fait beaucoup d’amis ici et j’aime vraiment le rythme de ma vie ici.», a-t-il ajouté. Si Aouar apprécie son expérience saoudienne, il ne cache pas les exigences qui accompagnent son statut à Al-Ittihad. La pression populaire est permanente et le moindre relâchement est immédiatement ressenti: «La pression est vraiment énorme à Al-Ittihad. Je ne sais pas s’il existe un club en Europe où la pression des supporters est aussi forte.», a-t-il reconnu. Avant de préciser: «Quand les choses vont bien, le soutien du public est incroyable. Mais dès que les résultats sont moins bons, les supporters nous poussent à ne jamais baisser de rythme.»

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Belloumi, Hadj Moussa et Kebbal attendus pour faire oublier Mahrez

Hadj Moussa garde une longueur d’avance

Pendant de longues années, le flanc droit de l’équipe d’Algérie appartenait presque exclusivement à Riyad Mahrez. Sa retraite internationale oblige désormais Brahim Hemdani à lui trouver un successeur, mais le nouveau sélectionneur ne manque pas de candidats. Mohamed Bachir Belloumi, Ilan Kebbal et Anis Hadj Moussa ont tous été convoqués après s’être distingués avec leur club. Et même dans la foulée. Trois gauchers talentueux, revanchards et capables d’occuper le même secteur : l’après-Mahrez prend donc déjà des allures d’embouteillage. Mohamed Bachir Belloumi est probablement celui qui a franchi le cap le plus important. Titulaire en Premier League avec Hull City, l’Oranais compte déjà deux buts et deux passes décisives en cinq journées. Son doublé inscrit sur le terrain de Chelsea a particulièrement marqué les esprits. Percutant, rapide et capable de rentrer sur son pied gauche, il présente le profil le plus proche de celui d’un ailier droit classique. Longtemps ralenti par les blessures et absent du dernier Mondial, le fils de Lakhdar Belloumi arrive avec une immense envie de rattraper le temps perdu. Son nom s’était déjà imposé parmi les candidats crédibles à la succession de Riyad Mahrez. Ilan Kebbal dispose d’un registre différent. Moins explosif, mais particulièrement habile entre les lignes, le joueur du Paris FC peut partir du côté droit, évoluer en numéro 10 ou se rapprocher de l’avant-centre. Son magnifique lob contre Strasbourg a confirmé son excellent début de saison et sa capacité à faire basculer une rencontre grâce à sa qualité technique. Lui non plus n’a pas digéré son absence de la Coupe du monde. Cette frustration, ajoutée à sa polyvalence, peut convaincre Hemdani de lui offrir un rôle important, quitte à l’utiliser ailleurs que sur l’aile. Anis Hadj Moussa paraît néanmoins partir avec une légère avance. Auteur d’un doublé dimanche lors de la démonstration du Feyenoord contre Utrecht (5-0), quelques jours après avoir déjà frappé deux fois face au PEC Zwolle, il traverse une période étincelante. Peu utilisé pendant le Mondial puis, privé de son transfert à Al-Ittihad, l’ancien joueur du Vitesse Arnhem possède lui aussi une revanche à prendre. Sa faculté à éliminer, son imprévisibilité et son expérience européenne en font un candidat naturel à la succession de Mahrez. La question de sa capacité à prendre le relais de l’ancien capitaine des Verts se posait déjà avant cette nouvelle série de performances. Hemdani devra maintenant décider s’il établit une hiérarchie ou s’il tente de faire cohabiter ces talents. La concurrence pourrait même encore s’élargir : Kaïl Boudache, désormais à l’Olympique Lyonnais, réalise des débuts encourageants et poursuit son apprentissage avec les U23 algériens. Les Verts ont rarement possédé autant de solutions crédibles dans ce secteur. Le problème du nouveau coach n’est donc déjà plus de trouver un héritier à Mahrez, mais de déterminer auquel des trois il va accorder sa confiance en priorité.