Oran accueillera, du 16 au 19 novembre 2026, les Olympiades africaines des métiers, sous le haut patronage du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Avec 600 compétiteurs venus de plus de 18 pays africains, cet événement associera concours professionnels et concertation ministérielle autour d’un objectif : faire des compétences un moteur du développement et de l’intégration économique du continent.
La ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nassima Arhab, a présenté les grandes lignes de cette manifestation continentale lors d’une conférence de presse organisée au siège du ministère. Elle a souligné que son organisation par l’Algérie traduit la volonté de renforcer la coopération entre les pays africains et de consolider la place de la formation professionnelle dans le développement économique et social.
La formation constitue, a-t-elle expliqué, un levier essentiel pour préparer les compétences et qualifier les jeunes, dans un contexte de transformations rapides des métiers et des besoins du marché du travail.
Cette édition réunira 600 compétiteurs représentant plus de 18 pays africains. Ils s’affronteront dans 45 métiers, répartis en six familles professionnelles. Plus de 40 000 visiteurs sont attendus, tandis que 400 bénévoles contribueront à l’organisation de l’événement, accompagné par 120 partenaires médiatiques. La présence de plus de 30 délégations ministérielles est également annoncée.
La cérémonie d’ouverture mettra à l’honneur la dimension africaine de la manifestation, à travers une programmation illustrant la diversité culturelle du continent et l’unité de ses peuples. Elle soulignera également le rôle des compétences professionnelles dans le rapprochement et la coopération entre les pays africains.
Un forum pour préparer les compétences de demain
Au-delà des compétitions, Oran accueillera, les 17 et 18 novembre, un Forum africain consacré aux compétences, organisé en partenariat avec l’Union africaine. Plus de 30 ministres et représentants de délégations officielles doivent y prendre part. Nassima Arhab a insisté sur la portée stratégique de ce rendez-vous, conçu comme une plateforme de dialogue et de partage d’expériences sur la modernisation des systèmes de formation professionnelle. Les échanges porteront notamment sur l’adaptation des programmes aux besoins du marché du travail et l’anticipation des compétences de demain, particulièrement dans les domaines du numérique, de l’intelligence artificielle et des énergies renouvelables.
Les participants examineront également les mécanismes permettant de renforcer les partenariats et de favoriser la reconnaissance mutuelle des qualifications. Les travaux doivent déboucher sur un « Cadre d’action d’Oran 2026-2027 », destiné à traduire les recommandations communes en projets concrets.
La formation au service de l’intégration africaine
Pour la ministre, l’enjeu dépasse la seule organisation de concours professionnels. Il s’agit de construire une vision africaine partagée, plaçant les compétences et les qualifications au cœur de l’intégration économique et faisant de la formation professionnelle un pont entre les pays du continent. Cette ambition doit ouvrir davantage de perspectives aux jeunes Africains, en leur donnant les moyens d’innover, de créer et de participer à la construction d’économies productives et durables. Au terme de son intervention, Nassima Arhab a renouvelé ses souhaits de bienvenue aux pays participants et remercié les partenaires, les institutions et les organisations ayant contribué à la préparation de la manifestation. Elle a également appelé les médias nationaux et internationaux à accompagner l’événement, à mettre en lumière une jeunesse africaine créative et ambitieuse et à faire connaître au public ses réalisations et ses compétences.
Malia Sahli






