Le recteur de Djamaâ El-Djazaïr, Cheikh Mohamed Maâmoun Al Kacimi Al Hoceini, a souligné, jeudi à Alger, l’importance de puiser dans les valeurs de la Sîra, la biographie du Prophète Mohamed (QSSSL), afin de renforcer le dialogue et la tolérance et de consolider la sécurité et la stabilité.
Il s’exprimait à l’ouverture des travaux du Conseil scientifique interactif organisé à l’occasion de l’avènement du mois de la naissance du Prophète, sous le thème « La Sîra prophétique : visions scientifiques et perspectives civilisationnelles ». Le recteur de Djamaâ El-Djazaïr a affirmé que l’étude de la Sîra ne devait pas se limiter au rappel des faits historiques. Elle doit également permettre d’en dégager les enseignements humains et civilisationnels ainsi que les valeurs susceptibles d’apporter des réponses aux préoccupations de l’homme contemporain. La Sîra constitue, selon lui, une source permettant de traduire les valeurs religieuses en comportements sociaux et civilisationnels. Cette démarche contribue au renforcement de la compréhension mutuelle et à la préservation de la dignité humaine. Dans ce contexte, Cheikh Mohamed Maâmoun Al Kacimi Al Hoceini a insisté sur la nécessité d’ancrer une culture fondée sur le dialogue, l’écoute et le respect d’autrui. Ces principes permettent, a-t-il expliqué, de construire des passerelles de compréhension entre les religions, les cultures et les civilisations. Il a également estimé que les divergences devaient devenir un espace de compréhension et de coopération. Le recteur de Djamaâ El-Djazaïr a, par ailleurs, établi un lien entre les enseignements de la Sîra prophétique et l’expérience de la Révolution algérienne. La fidélité aux sacrifices consentis par les chouhada et les moudjahidine impose, selon lui, de transformer la mémoire en responsabilité, les valeurs en comportements et l’histoire en une conscience tournée vers l’avenir. Cheikh Mohamed Maâmoun Al Kacimi Al Hoceini est également revenu sur les enseignements de la Journée nationale du Moudjahid, qui commémore les offensives du Nord-Constantinois du 20 août 1955 et la tenue du Congrès de la Soummam, le 20 août 1956. Il a appelé, à l’issue de son intervention, à faire de la Sîra prophétique une source de construction de la conscience, de la mémoire nationale un fondement de la fidélité et du dialogue un moyen d’établir des passerelles de compréhension entre les peuples et les civilisations. Les participants à ce Conseil scientifique ont, de leur côté, abordé plusieurs axes liés aux dimensions humaines et civilisationnelles de la Sîra prophétique. Les travaux ont été clôturés par un appel à poursuivre les recherches sur ces dimensions ainsi que sur leurs liens avec les problématiques relatives à l’homme, à la société et à l’État. L’objectif est de contribuer à transformer les valeurs du dialogue, de la justice et de la coexistence en connaissances et en pratiques concrètes.
Anis B






