L’ambassadeur et chef de la délégation de l’Union européenne en Algérie, Diego Mellado Pascua, a tenu à réaffirmer de manière retentissante, lors des travaux du North Africa Petroleum Exhibition & Conference (NAPEC) 2026, haut lieu d’échange pour l’industrie énergétique mondiale, l’importance capitale du partenariat stratégique qui lie les deux rives de la Méditerranée. Face aux défis industriels mondiaux et aux tensions continues sur les marchés des carburants raffinés notamment la crise du diesel qui pèse lourdement sur la mobilité continentale, le diplomate européen a apporté un éclairage sans ambiguïté sur la vulnérabilité structurelle de l’Europe et la place incontournable que tient l’Algérie pour y remédier.
La déclaration du représentant européen s’appuie sur un constat chiffré particulièrement parlant quant à la réalité de la balance énergétique de l’Union. « Nous ne produisons que un peu plus de 40 % de l’énergie qu’on consomme en Europe. Ça veut dire que pour environ 56 à 57 % de l’énergie, on dépend de l’extérieur », a rappelé l’ambassadeur, mettant à nu la fragilité des chaînes d’approvisionnement des pays membres de l’UE. Dans un tel contexte de dépendance extérieure marquée, les mécanismes d’importation ne s’imposent pas uniquement comme une question de négociation commerciale, mais bien comme un enjeu de souveraineté économique et de stabilité sociétale pour l’ensemble du Vieux Continent.
C’est précisément au regard de ces vulnérabilités que le rôle des fournisseurs fiables devient déterminant. À cet égard, Diego Mellado Pascua s’est voulu explicite quant à la valeur de la relation privilégiée développée avec Alger. « De là l’importance de nos partenariats. Et l’Algérie est un partenaire très fiable. L’Algérie est un partenaire solide », a-t-il affirmé avec conviction devant les acteurs du secteur réunis au NAPEC. Ces propos traduisent la reconnaissance formelle, par la diplomatie européenne, de la constante régularité des approvisionnements algériens en hydrocarbures, pétrole et dérivés indispensables, à l’instar du diesel dont les tensions d’approvisionnement impactent directement le secteur des transports et de la logistique industrielle en Europe.
Pour l’Union européenne, consolider cette alliance n’est plus une simple option diplomatique, mais un impératif pour garantir sa prospérité future. L’ambassadeur a en effet insisté sur la nécessité absolue de pérenniser ces relations bilatérales pour faire face aux turbulences géopolitiques et économiques actuelles. « Donc pour assurer justement ce développement économique en Europe, il faut qu’on soit capable de consolider les partenariats fiables qu’on a et l’Algérie certainement est un de nos partenaires les plus importants », a conclu le diplomate européen.
Au-delà de la réponse immédiate aux tensions sur les carburants conventionnels comme le diesel, les déclarations faites durant cette édition du NAPEC illustrent un partenariat en pleine mutation. La solide confiance bâtie au fil des décennies dans le domaine du gaz et des produits pétroliers pose les fondations d’une coopération élargie aux énergies d’avenir, notamment la transition énergétique, l’efficacité et l’hydrogène vert. Les propos du chef de la délégation de l’UE scellent ainsi une vision commune, celle d’une alliance énergétique d’exception, indispensable au maintien du développement économique européen et ancrée dans une coopération gagnant-gagnant avec l’Algérie.
Rym Hamzaoui






