Le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, a examiné, à Alger, avec le ministre congolais de la Coopération et de la Promotion du partenariat public-privé, Denis Christel Sassou Nguesso, les moyens de renforcer la coopération bilatérale et d’élargir le partenariat industriel entre l’Algérie et la République du Congo, notamment dans plusieurs filières stratégiques.
La rencontre s’est tenue dans le cadre de la visite de travail effectuée en Algérie par le ministre congolais, à la tête d’une importante délégation, du 20 au 22 juillet 2026. Les entretiens se sont déroulés en présence de l’ambassadeur de la République du Congo en Algérie, de cadres du ministère de l’Industrie, des directeurs généraux du Groupe industriel des ciments d’Algérie (GICA), du Groupe public des industries mécaniques « AGM Holding » et du Groupe ELEC El-Djazaïr, ainsi que d’un représentant du groupe Madar. La rencontre a permis aux deux parties d’échanger leurs points de vue sur les moyens de développer la coopération bilatérale, particulièrement dans les domaines industriel et commercial. Les discussions ont notamment porté sur les possibilités d’établir des partenariats fructueux, fondés sur l’intérêt mutuel et la valorisation des capacités dont disposent les deux pays. Plusieurs filières stratégiques ont été identifiées comme des domaines propices au développement de projets communs, notamment l’industrie des matériaux de construction, la sidérurgie ainsi que les industries chimique et mécanique. Les deux parties ont également souligné l’importance de tirer profit de l’expérience algérienne dans le développement de la base industrielle. Elles ont insisté sur la nécessité de renforcer le transfert d’expertise et de savoir-faire et d’intensifier les échanges techniques entre les entreprises des deux pays, dans le cadre du processus d’intégration africaine et de la coopération Sud-Sud. Dans une déclaration à la presse à l’issue de la rencontre, Yahia Bachir a indiqué que les entretiens avaient permis d’examiner les moyens de valoriser l’expérience algérienne dans le développement de la base industrielle, particulièrement dans certaines filières stratégiques. Il a cité, à ce titre, la fabrication des matériaux de construction, les industries électroniques, la sidérurgie ainsi que les industries chimique et mécanique. Le ministre a, dans ce cadre, réaffirmé la nécessité d’accélérer le transfert d’expertise et de connaissances et d’intensifier les échanges techniques entre les entreprises algériennes et congolaises. Le ministre de l’Industrie a également estimé que ces entretiens avaient constitué une importante occasion d’échanger les points de vue sur les voies et moyens de développer la coopération bilatérale, notamment dans le domaine industriel. Ils ont aussi permis d’explorer les possibilités de conclure des partenariats fructueux, fondés sur l’intérêt mutuel et la valorisation des capacités des deux pays. De son côté, Denis Christel Sassou Nguesso a mis en avant la forte volonté qui anime l’Algérie et la République du Congo de renforcer la coopération Sud-Sud, conformément aux orientations des dirigeants des deux pays. Le ministre congolais a également insisté sur l’importance de concrétiser des projets susceptibles de contribuer à un développement économique durable et de renforcer l’intégration entre les pays du continent africain, notamment dans le domaine du commerce intra-africain. Il a, par ailleurs, réaffirmé son engagement à accompagner l’ensemble des initiatives visant à promouvoir le partenariat industriel, au mieux des intérêts de l’Algérie et de la République du Congo. Au terme de la rencontre, le ministre congolais s’est rendu à la cimenterie de Meftah, dans la wilaya de Blida, où il a pris connaissance des potentialités de production et des capacités techniques dont dispose l’Algérie, ainsi que du niveau de maîtrise des procédés de fabrication et de gestion industrielle. Cette visite a permis de mettre en évidence les possibilités de coopération et de partenariat entre les deux pays, notamment en matière d’accompagnement des projets industriels et de transfert d’expertise.
Sonia Stambouli






