Gaham:« L’Algérie se fixe le cap des 20.000 start-up en 2028 »

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L’Algérie ambitionne de porter le nombre de ses start-up à 20.000 d’ici à 2028, conformément aux orientations du président de la République. Cet objectif traduit la nouvelle dynamique engagée dans le développement de l’économie de la connaissance et de l’innovation, après les avancées enregistrées par l’écosystème national entre 2020 et 2026.

Invité de l’émission « L’Invité du matin » sur la Chaîne 1 de la Radio algérienne, le conseiller du ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Mehdi Gaham, a souligné que le secteur des start-up a franchi une nouvelle étape de maturité, grâce aux réformes juridiques et institutionnelles mises en œuvre ces dernières années. Selon lui, l’expérience algérienne évolue progressivement vers un modèle de référence qui suscite un intérêt croissant de la part des pays africains. Le responsable a expliqué que la stratégie nationale s’est d’abord appuyée sur la mise en place d’un cadre juridique et d’un environnement favorable à l’émergence des start-up, avant d’entrer dans une nouvelle phase axée sur la qualité, la performance et la compétitivité. Les start-up constituent désormais l’un des principaux moteurs technologiques de l’économie nationale et participent activement à la diversification des sources de revenus ainsi qu’à la réduction de la dépendance aux hydrocarbures.

Gaham a rappelé que l’Algérie a mis en place les fondements nécessaires au développement de l’innovation et de l’entrepreneuriat, à travers la création de centaines d’incubateurs répartis sur l’ensemble du territoire, relevant aussi bien du secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique que du secteur privé. Cette dynamique a favorisé la création de milliers de start-up et le développement de dispositifs d’accompagnement et d’accélération des entreprises innovantes. Parmi les principaux mécanismes introduits figure le label « Scale-Up », attribué par la Commission nationale aux entreprises ayant atteint une phase de forte croissance. Ce label vient compléter les distinctions déjà existantes, à savoir « Start-up », « Projet innovant » et « Incubateur d’entreprises », auxquelles s’ajoute désormais le « Timbre de l’innovation », présenté par le conseiller du ministre comme l’une des principales innovations introduites par le secteur.

Le responsable a également révélé qu’un nombre croissant d’entreprises a adhéré au mécanisme du Timbre de l’innovation, un nouveau dispositif de financement mis en service au cours du premier semestre 2026. Celui-ci vise à offrir aux start-up des sources de financement innovantes, à réduire leur dépendance aux financements publics et à encourager une plus grande implication du secteur privé dans le financement des projets innovants, conformément aux standards internationaux. Dans le même contexte, Gaham a annoncé la création du « Prix du Président de la République de la meilleure start-up », dont les lauréats seront dévoilés lors de la Semaine de l’entrepreneuriat, prévue au mois de novembre prochain. Cette distinction marque, selon lui, une nouvelle étape dans la politique de soutien aux start-up, en faisant évoluer l’accompagnement vers une logique fondée sur l’excellence, la compétitivité et la création de valeur, sous le haut patronage du président de la République.

En conclusion, le conseiller du ministre a estimé que l’Algérie s’impose aujourd’hui comme une référence sur le continent africain dans le développement d’un environnement juridique et institutionnel favorable à l’innovation et à l’entrepreneuriat. Une évolution qui, selon lui, renforce l’attractivité du pays en tant que destination d’investissement dans l’économie fondée sur la connaissance et les technologies innovantes.

Rym Hamzaoui

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