Le ministre de l’Industrie, Yahia Bachir, a procédé lundi à Adrar à l’inauguration de deux unités de production de briques, situées respectivement dans le chef-lieu de la wilaya et dans la commune de Fenoughil, dans le cadre de la relance des actifs industriels récupérés par l’État.
Lors de la cérémonie organisée à Fenoughil, en présence de la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Houria Meddahi, le ministre a suivi une présentation détaillée des responsables du Groupe industriel des ciments d’Algérie (GICA) sur les différentes étapes de réhabilitation de cette unité récupérée au titre des biens confisqués, avant sa remise en exploitation et son entrée en production. Au niveau de la zone industrielle d’Adrar, Yahia Bachir a également mis en service une seconde unité de fabrication de briques, également récupérée parmi les biens confisqués. Cette usine relève désormais de la Société industrielle algérienne de production des matériaux de construction (SIMCA), filiale du groupe GICA. À cette occasion, le ministre a exprimé sa satisfaction quant aux progrès enregistrés dans la concrétisation des projets industriels inscrits dans la stratégie des pouvoirs publics visant à relancer les actifs industriels récupérés et à les transformer en véritables outils de production créateurs de richesse, de valeur ajoutée et d’emplois. Il a souligné que cette visite a permis d’inspecter trois projets stratégiques dans le domaine des matériaux de construction, pilotés par la société SIMCA. Selon lui, ces réalisations traduisent concrètement la volonté de l’État de valoriser les biens récupérés et de les réintégrer dans le tissu économique national. Le ministre a indiqué que l’usine de briques de Fenoughil dispose d’une capacité théorique de production de 300 000 tonnes par an, soit l’équivalent de 60 millions d’unités de briques annuellement. Ce projet a bénéficié d’un investissement de 1,76 milliard de dinars et permettra la création de 100 emplois directs. La seconde unité, implantée dans le chef-lieu de la wilaya, a mobilisé un investissement global de 2,36 milliards de dinars. Sa capacité de production théorique est estimée à 130 000 tonnes par an, tout en préservant près de 100 emplois. Le ministre a également inspecté l’usine de briques Timadnine-1, située à Adrar, qui fait actuellement l’objet d’un programme de réhabilitation doté d’une enveloppe de 1,25 milliard de dinars. Une fois les travaux achevés, cette unité devrait atteindre une capacité de production de 72 000 tonnes par an. Yahia Bachir a précisé que les investissements mobilisés par les pouvoirs publics, à travers SIMCA et le groupe GICA, pour relancer ces trois actifs industriels dépassent désormais 5,37 milliards de dinars. Un effort financier qui, selon lui, reflète l’engagement de l’État à transformer les biens récupérés en projets productifs générateurs de valeur ajoutée. À terme, la capacité globale de ces trois unités dépassera 552 000 tonnes de briques par an, soit plus de 110 millions d’unités annuelles. Ces capacités permettront de répondre aux besoins des wilayas du Sud en matériaux de construction, tout en réduisant les coûts de transport et d’approvisionnement et en soutenant le développement urbain de la région. La visite ministérielle a également été marquée par une séance de travail avec les responsables du groupe GICA et de la cimenterie de Timokten, dans la daïra d’Aoulef, dont l’activité a été relancée l’année dernière. Cette rencontre a permis d’évaluer l’application des orientations relatives à l’augmentation des capacités de production, à l’amélioration de la rentabilité ainsi qu’au renforcement des performances techniques et économiques de l’usine. Le ministre a insisté sur la nécessité d’exploiter pleinement cette infrastructure industrielle stratégique afin de consolider la position de GICA en tant qu’acteur national majeur dans l’industrie des matériaux de construction. Il a estimé que les résultats constatés sur le terrain confirment la pertinence du choix de l’État consistant à récupérer puis relancer les actifs industriels, une démarche qui contribue à préserver les capacités productives nationales, à créer des emplois et à renforcer la souveraineté économique du pays.
Amel Driss






