Algérie 2030: Baddari fixe le cap des grandes transformations

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Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a affirmé que l’année 2030 constituera « une échéance charnière » pour l’Algérie avec l’aboutissement de nombreux projets structurants inscrits dans les programmes stratégiques du président de la République.

Dans une contribution intitulée « Algérie 2030 : le pays des transformations structurelles », publiée mardi dans le quotidien Le Soir d’Algérie, le ministre a souligné que cette perspective ouvre également la voie à de nouvelles trajectoires fondées sur l’amélioration continue, la consolidation des acquis et le lancement de projets majeurs dans plusieurs secteurs stratégiques. Le professeur émérite des universités a estimé que, depuis l’indépendance, l’Algérie « ne cesse de se réinventer par la connaissance, l’innovation et la science », mettant en avant les avancées enregistrées dans la formation d’experts de haut niveau en sciences médicales, humaines, sociales et politiques, ainsi que dans les domaines de l’informatique et des sciences exactes.

Il a également rappelé la création de nombreux instituts technologiques et l’émergence d’une nouvelle génération de compétences nationales, des acquis qui ont permis, dès les années 2000, de constituer un important réservoir de savoirs et d’expertises au service du fonctionnement de l’économie nationale. Selon M. Baddari, la qualité de la formation et de la recherche algériennes est aujourd’hui reconnue aux niveaux régional et international, tandis que le rapprochement entre l’université et la société se renforce progressivement grâce aux mécanismes mis en place depuis fin 2022. Cette dynamique contribue, selon lui, à rapprocher davantage le monde académique des réalités socio-économiques et à renforcer le rôle de l’université dans le développement national.

Le ministre a ajouté que l’échéance de 2030 représente également un cadre stratégique pour mobiliser les ressources et investir dans le capital humain, qu’il considère comme un levier essentiel pour bâtir un modèle de développement basé sur le savoir et l’innovation. Abordant enfin la question de l’intelligence artificielle, M. Baddari a estimé que le défi pour l’Algérie consiste à se positionner efficacement sur des niches stratégiques et à construire progressivement un écosystème solide dans ce domaine. Il a assuré que le pays dispose d’un vivier de talents qualifiés ainsi que de besoins locaux permettant à l’intelligence artificielle d’avoir un impact direct sur le développement économique et technologique national.

Hakima Halimi

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