EN: Prochaine étape, le Mondial !

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La prochaine fois qu’on verra Vladimir Petkovic devant les médias, ce sera certainement à l’occasion de l’annonce de la liste des 26 joueurs qui auront l’insigne honneur de représenter le pays au Mondial américain.

D’ici là, il aura environ deux mois pour la peaufiner. Le rassemblement du mois de mars, ponctué par deux matchs amicaux plus ou moins convaincants, l’a-t-il aidé à se faire une idée plus claire sur sa composante finale ? On l’espère bien, car il n’aura pas une autre séance de rattrapage, à part peut-être de suivre ses poulains au niveau de leur club respectif tout en croisant les doigts pour récupérer tout le monde en bon état de forme à la fin de la saison. Du moins que son groupe soit à l’abri des blessures qui pourraient dans ce cas chambouler ses plans ou faire des choix par défaut. C’est un paramètre que nul ne peut contrôler, mais c’est valable pour toutes les sélections qualifiées à la Coupe du monde dont le nombre s’est complété avec la qualification des six dernières nations à l’issue des barrages dramatiques disputés le 31 mars. Il s’agit de la Suède, de la Turquie, de la Tchéquie, de la Bosnie Herzégovine, du RDC en enfin de l’Irak. Encore une fois, l’Italie est restée en carafe, n’ayant pas pu franchir le dernier tour, éliminée à l’issue de la fatidique séance des tirs au but par les Bosniens. C’est le troisième mondial de suite que la Squadra Azzurra rate au grand dam de ses tifosis qui ne savent plus à quel saint se vouer. Est-ce à dire que l’Italie est devenue une petite nation du football ? Certains le pensent, mais d’autres sont convaincus qu’elle renaîtra de ses cendres, car les grandes équipes ne meurent jamais. L’équipe nationale en est le parfait exemple. Absente en Russie (2018) et au Qatar (2022), elle a réussi cette fois à renouer avec le succès tout en nourrissant de grandes ambitions en 2026. Non pas pour gagner le trophée, on en est encore loin, mais de réaliser un excellent parcours et pourquoi pas franchir le cap des huitièmes de finale qu’elle a déjà atteint en 2014 au Brésil. C’est le défi lancé à Petkovic et sa troupe, malgré la complexité de la tâche qui les attend. En tout cas, lors des deux rencontres disputées dernièrement face au Guatemala (7 – 0), et l’Uruguay (0 – 0), les Verts ont démontré des qualités et un niveau réconfortants. « Nous sommes une équipe qui avance pas à pas avec la conviction que nous voulons et que nous pouvons gagner contre n’importe quel adversaire », a déclaré Petkovic à l’issue du match nul enregistré face à la Celeste. Le coach national est plutôt satisfait du rendement global de ses poulains. «Je félicite les joueurs pour la qualité et l’énergie dépensées lors de ces deux rencontres », a-t-il ajouté. Reste à savoir s’il a une idée plus précise sur les joueurs qu’il compte emmener avec lui aux Etats-Unis, sachant que pour ce stage de nombreux joueurs ont été convoqués pour la première fois. « Je pense que je n’aurai pas beaucoup de problèmes pour établir une liste élargie. En revanche, pour la liste finale les places seront chères », prévient-il. Rien n’est acquis ou perdu donc pour de nombreux éléments y compris pour ceux qui ont participé à ce regroupement. Il faut relever néanmoins que le groupe est en net progrès, plus solide, malgré des manques qu’il ne faut pas occulter. Le plus significatif est sans doute l’inefficacité récurrente face à des adversaires de grand calibre qu’il faudra corriger pour espérer aller loin dans les grands rendez-vous.

Ali Nezlioui        

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