Les réformes politiques engagées et les réalisations économiques enregistrées ces dernières années traduisent, selon Abdelaziz Moudjahid, une fidélité au serment des martyrs et une préservation du legs pour lequel ils se sont sacrifiés. Le directeur général de l’Institut national d’études stratégiques globales et général-major à la retraite s’est exprimé mercredi lors de son passage à l’émission «L’invité du matin » de la Chaîne II de la Radio nationale.
Pour M. Moudjahid, les transformations que connaît l’Algérie ne relèvent pas uniquement d’une dynamique économique, mais s’inscrivent dans une continuité historique et mémorielle. Il a cité, à ce titre, le projet de Gara Djebilet, qualifié de « projet du siècle » et largement commenté à l’international en raison de son envergure. Selon lui, ce projet dépasse la dimension industrielle pour constituer un acte de fidélité aux idéaux de la Révolution. Il a rappelé que l’exploitation de Gara Djebilet figurait déjà dans le programme de l’Étoile nord-africaine il y a près d’un siècle, et qu’elle avait été envisagée à la suite de la nationalisation des mines décidée en 1966 par le président défunt Houari Boumediene. Sa concrétisation aujourd’hui représente, à ses yeux, l’aboutissement d’une vision stratégique héritée du mouvement national. Le responsable a également évoqué d’autres projets structurants, tels que la mine de phosphate à Tébessa et la mine de zinc et de plomb à Béjaïa. Ces investissements miniers contribuent, selon lui, à la dynamisation du développement local et traduisent la volonté de promouvoir l’équilibre régional, la justice territoriale et l’égalité entre toutes les régions du pays, tout en créant les conditions d’une vie digne pour les citoyens. Abdelaziz Moudjahid a souligné le rôle actif de l’Institut national d’études stratégiques globales dans l’élaboration et la mise en œuvre des stratégies nationales. L’institution agit en partenariat avec les universités, les centres de recherche et les différentes compétences nationales, dans une logique de coordination et de mobilisation des ressources intellectuelles et scientifiques du pays.
Il a mis en avant l’esprit de solidarité et de mobilisation collective qui caractérise, selon lui, la société algérienne depuis des générations, évoquant le concept traditionnel de « Touiza », symbole d’entraide communautaire. C’est dans cet esprit, a-t-il affirmé, que le projet de Gara Djebilet et d’autres réalisations ont été menés à bien par des entreprises et des compétences algériennes. Par ailleurs, l’intervenant a insisté sur la nécessité d’élever le niveau de conscience nationale à la hauteur des responsabilités actuelles. L’objectif, a-t-il expliqué, est de mobiliser pleinement les capacités du citoyen algérien, qu’il considère doté de qualités et de compétences reconnues, mais qui nécessitent orientation et éclairage pour être pleinement valorisées. Il a enfin mis en garde contre les menaces extérieures, estimant que « l’ennemi s’infiltre à travers les frontières et exploite les failles », appelant ainsi à une vigilance accrue et à une cohésion nationale renforcée face aux défis contemporains.
Rym Hamzaoui






