Quatrième jour de la trêve à Ghaza: Appels à une prolongation

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La trêve humanitaire, entrée en vigueur vendredi dernier dans la bande palestinienne de Ghaza s’est achevée hier  à 07h (05h GMT). Les appels se sont multipliés pour la prolongation de cet accord ayant permis cette trêve qui prévoit l’entrée d’aide humanitaire dans l’enclave depuis l’Egypte ainsi que la libération de prisonniers par les deux parties au conflit.

Les derniers détenus concernés devaient être libérés hier. Le mouvement de résistance palestinien Hamas avait  libéré, dimanche dernier, 16 otages dans le cadre de l’accord. Les Brigades Al-Qassam, branche militaire du mouvement, ont remis à la Croix-Rouge le troisième groupe d’otages au troisième jour de la trêve humanitaire, selon un communiqué. «Dans le cadre de la trêve humanitaire et pour la troisième phase de l’échange, nous avons remis à la Croix-Rouge 13 détenus sionistes et trois détenus thaïlandais», peut-on lire dans ce texte. Le Hamas avait auparavant annoncé avoir libéré un otage russe «en réponse aux efforts» du président russe Vladimir Poutine et à son «soutien à la cause palestinienne». Le Kremlin a régulièrement appelé à un cessez-le-feu à Ghaza entre la résistance palestinienne et l’entité sioniste, répétant qu’une paix durable au Proche-Orient passait par la création d’un Etat palestinien. Deux groupes d’otages, dont des étrangers, ont déjà été libérés par le Hamas vendredi et samedi derniers, en application de la trêve humanitaire avec l’entité sioniste. De même que l’entité sioniste a libéré trois groupes de  prisonniers palestiniens dans ses geôles.

Ce lundi, l’espoir régnait quant à une prolongation de la trêve humanitaire. Les discussions se poursuivaient au Qatar, pays médiateur dans ce conflit tout comme l’Egypte et les Etats-Unis. Le président américain, Joe Biden, a appelé à une prolongation de la trêve. Il a affirmé que son objectif était «de faire en sorte que cette pause se poursuive au-delà de ce délai, afin que nous puissions voir d’autres otages relâchés et plus d’aide humanitaire» acheminée dans la bande de Ghaza, a déclaré le locataire de la Maison blanche lors d’un discours sur la libération d’un jeune otage américain tenu depuis le Massachusetts. Avant cette libération, les autorités américaines  estimaient que dix Américains, dont deux femmes et cet enfant pouvaient être entre les mains du mouvement Hamas. Le chef de la diplomatie de l’Union européenne, Josep Borrell, a lui aussi réclamé, ce lundi, une trêve «durable» en vue de travailler sur une «solution politique» au conflit. Cette trêve, qui est un «premier pas important», «doit être prolongée» et «devenir durable pour permettre d’œuvrer à une solution politique», a dit  le Haut représentant de l’Union européenne au début d’une réunion du forum de l’Union pour la Méditerranée à Barcelone, forum regroupant les pays européens et du bassin méditerranéen. «Une solution politique qui puisse nous permettre de briser le cycle de la violence, une bonne fois pour toutes», a ajouté l’Espagnol, pour qui «il n’y aura ni paix ni sécurité pour l’entité sioniste sans État palestinien». Dans la nuit de dimanche à lundi derniers, le mouvement palestinien Hamas, au pouvoir à Ghaza depuis 2007, a affirmé «chercher à prolonger la trêve au-delà de ces quatre jours», dans le but «d’augmenter le nombre de prisonniers libérés». Pour sa part, l’Iran a appelé, ce lundi, à pérenniser la trêve dans la guerre entre l’entité sioniste et le Hamas palestinien pour faire en sorte que «les crimes» sionistes dans la bande de Ghaza «stoppent complètement».  «En tant que République islamique d’Iran, nous voulons et espérons, comme de nombreux pays» que la trêve «entre dans un processus durable» et que «les crimes du régime sioniste stoppent complètement», a déclaré Nasser Kanani, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, au cours d’une conférence de presse à Téhéran.