Le représentant de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Abderrahmane Chebli, a affirmé que les membres de la communauté nationale établie à l’étranger participeront aux élections législatives prévues le 2 juillet 2026, la période de vote s’étalant du 27 juin au 2 juillet. Les centres diplomatiques et consulaires à travers les différents pays ont été mobilisés pour accueillir les électeurs, tandis que 66 dossiers et listes électorales représentant les circonscriptions de l’étranger ont été enregistrés.
Invité, jeudi, de l’émission « L’Invité de la Chaîne internationale », M. Chebli a indiqué que le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Communauté nationale à l’étranger, a présidé, aux côtés du président par intérim de l’ANIE, des réunions de coordination visant à garantir le bon déroulement de l’organisation du scrutin. Il a précisé que le nombre de sièges réservés à la communauté nationale à l’étranger a été porté à 12 au sein de l’Assemblée populaire nationale, à la suite de la promulgation de la loi fixant les circonscriptions électorales et leur répartition à travers le monde. Le responsable a également rappelé que la représentation de la communauté nationale à l’étranger a été réorganisée et répartie en huit grandes zones géographiques sur la base de la densité démographique, conformément à la volonté du président de la République de consolider les liens avec les citoyens résidant hors du pays. Selon lui, ces circonscriptions ont enregistré une activité notable, avec le dépôt de dizaines de listes de candidatures pour ces élections législatives afin de garantir la représentation institutionnelle de la communauté nationale à l’étranger. Il s’agit, a-t-il souligné, d’une traduction concrète de l’engagement de l’État à ne marginaliser aucune région et d’une matérialisation du principe d’égalité dans la représentation territoriale. M. Chebli a indiqué que les bureaux de vote à l’étranger seront ouverts quotidiennement de 8h00 à 18h00 afin de permettre au plus grand nombre de membres de la communauté nationale de s’acquitter de leur devoir électoral dans des conditions optimales. Le jeudi 2 juillet, date officielle du scrutin, les bureaux resteront ouverts de 8h00 à 20h00 afin de faciliter davantage la participation. Concernant les modalités du vote par procuration, il a expliqué que les électeurs peuvent y recourir jusqu’aux dates fixées par la loi, au moyen d’un formulaire spécial fourni gratuitement par les services diplomatiques et authentifié sans frais. Le mandataire doit obligatoirement être inscrit sur la même liste électorale relevant du même centre diplomatique. La loi interdit également à une personne de détenir plus d’une procuration de vote. Le mandataire est tenu de présenter une pièce d’identité, l’original de la procuration dûment établie ainsi que la carte d’électeur du mandant. Le représentant de l’ANIE a révélé que le corps électoral de la communauté nationale à l’étranger est composé de 854.285 électeurs répartis à travers huit zones géographiques, selon les résultats définitifs de la révision exceptionnelle des listes électorales. Il a ajouté que la campagne électorale à l’étranger a été marquée par la compétition entre 66 listes de candidats représentant des partis politiques et des listes indépendantes. Elle s’est distinguée par une intensification des activités de terrain et numériques ainsi que par une participation active des femmes en tant que candidates et électrices, renforçant ainsi la représentation politique. Selon lui, la numérisation a pris une place importante dans ce scrutin. Elle ne s’est pas limitée à l’organisation institutionnelle de l’élection, mais a également concerné la gestion de la campagne électorale. Cette gestion numérique se traduit notamment par une couverture en temps réel, la numérisation de la répartition du temps d’antenne accordé aux candidats dans les médias audiovisuels afin de garantir l’égalité des chances, le recours accru aux réseaux sociaux et la transition partielle des rassemblements traditionnels vers des campagnes numériques de proximité. Elle contribue également à limiter l’influence de l’argent politique et à renforcer les garanties constitutionnelles protégeant le vote. Dans le même contexte, M. Chebli a rappelé que le message politique véhiculé dans le discours électoral est soumis à des règles strictes prévues par la loi électorale, notamment en matière de clarté, de réalisme et de crédibilité, ainsi qu’au respect de l’éthique politique à travers l’interdiction des discours de haine et de discrimination et le respect du principe d’égalité des chances et de la neutralité des médias. Concernant l’examen de la validité des candidatures et les conditions de constitution des listes électorales, il a précisé que l’article 200 de la loi organique relative au régime électoral constitue actuellement la principale base juridique permettant d’écarter les candidats dont les liens avec des milieux d’affaires douteux sont avérés, dans le but d’assainir la vie politique. Il a également annoncé que le taux de représentation des jeunes de moins de 40 ans a atteint 54 % de l’ensemble des candidats. Plus du tiers des candidats disposent de qualifications universitaires, tandis que le taux de représentation des femmes dépasse 21 %.En conclusion, M. Chebli a indiqué que le corps électoral concerné par les élections législatives est composé de 24.727.041 électeurs, dont 23.872.756 à l’intérieur du pays et 854.285 à l’étranger. Ces électeurs sont répartis sur 63.385 bureaux de vote à travers le territoire national, dont 134 bureaux itinérants répartis dans 15 wilayas, ainsi que sur 439 bureaux de vote à l’étranger répartis entre 129 centres. Il a enfin rappelé que les nouvelles wilayas sont soumises aux mêmes conditions que les autres et ont obtenu leurs sièges en fonction de leur population, soulignant le droit de chaque parti politique et de chaque liste indépendante à désigner des observateurs officiels dans les bureaux de vote afin de suivre le déroulement du scrutin, de garantir sa transparence et de contrôler les opérations de dépouillement.
Selma Tounsi






