Les travaux de la 10e édition du Mois d’amnistie en Afrique se sont ouverts, lundi à Alger, avec pour objectif d’examiner les moyens d’endiguer la prolifération illicite des armes légères et de petit calibre et de lutter contre les menaces liées aux mines et aux engins explosifs sur le continent.
Le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Communauté nationale à l’étranger, Sofiane Chaib, a donné le coup d’envoi officiel de cette édition, dont les travaux se tiennent lundi et mardi à l’hôtel El-Aurassi. Dans son allocution de bienvenue, il a souligné l’importance de ce rendez-vous continental dans la promotion d’une culture de paix et de sécurité en Afrique. Sofiane Chaib a réaffirmé l’engagement indéfectible de l’Algérie en faveur des causes justes du continent et son attachement au principe des « solutions africaines aux problèmes africains ». Cette approche s’inscrit, a-t-il souligné, dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine et répond aux aspirations des peuples africains à davantage de progrès et de prospérité. Le secrétaire d’État a relevé que cette édition, organisée pour la première fois en Afrique du Nord, constitue une étape importante pour évaluer les progrès accomplis, identifier les défis persistants, coordonner les efforts continentaux et unifier les visions. L’objectif consiste à tarir les sources des crises et à traiter les causes profondes des conflits, afin d’établir les fondements d’une paix durable à travers l’ensemble du continent. Sofiane Chaib a insisté sur la nécessité d’intensifier les efforts collectifs et de faire émerger une voix africaine unie et forte. Cette mobilisation est d’autant plus nécessaire, a-t-il estimé, que le contexte international est fortement polarisé et perturbé, tandis que la situation régionale reste marquée par la multiplication des conflits, l’aggravation des crises humanitaires et la prolifération du terrorisme et du crime organisé. Le secrétaire d’État a également relayé l’appel de l’Algérie à traduire les aspirations légitimes des peuples en une réalité concrète, afin de bâtir une Afrique libérée des conflits armés et des guerres, définitivement affranchie de toutes les formes de colonialisme et de dépendance. Cette ambition vise également l’émergence d’une Afrique stable, intégrée et prospère, tournée avec confiance vers l’avenir. Selon Sofiane Chaib, sa concrétisation passe par le renforcement de la coopération entre les États membres de l’Union africaine et par le partage des expériences réussies et des meilleures pratiques développées à travers le continent. À l’occasion de cette rencontre, le secrétaire d’État a lancé, depuis Alger, un appel à l’ensemble des pays membres de l’Union africaine pour qu’ils commémorent le Mois d’amnistie en Afrique. Il les a invités à organiser des activités et des événements de sensibilisation destinés à mieux faire connaître cette initiative et à diffuser les valeurs de coexistence pacifique et du vivre-ensemble en paix auprès des générations actuelles et futures. Cette 10e édition est placée sous le thème : « Promouvoir l’initiative “Faire taire les armes” et renforcer la paix durable grâce au partage d’expériences en matière de contrôle des armes légères et de petit calibre et d’actions de déminage ». Elle s’inscrit dans le cadre de l’initiative de l’Union africaine visant à faire taire les armes et des efforts engagés pour consolider la paix, la sécurité et la stabilité sur le continent. Le choix de l’Algérie pour accueillir cette édition reflète l’importance de son expérience dans l’élimination des mines antipersonnel héritées de la période coloniale. Il met également en avant l’expertise acquise par le pays dans la lutte contre le crime organisé et les actes terroristes. Le Mois d’amnistie en Afrique encourage la restitution volontaire des armes détenues illégalement, tout en promouvant les valeurs de dialogue, de réconciliation, de tolérance et de coexistence pacifique.
Selma Dey






