Économie, souveraineté et diplomatie au cœur des annonces: Le président Tebboune aborde des sujets de portée nationale et internationale

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À l’occasion de sa dernière intervention, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, s’est exprimé sur plusieurs dossiers stratégiques. Entre équilibre territorial des investissements, discipline au sein des marchés énergétiques mondiaux et revalorisation programmée des salaires, le chef de l’État a réaffirmé une vision axée sur la rigueur et le développement durable.

Le président Tebboune a mis l’accent sur la nécessité de répartir équitablement les projets industriels à travers l’ensemble des wilayas, afin d’éviter la concentration économique dans les grandes métropoles côtières. Il a déclaré : « Je sais ce qu’est l’investissement, ce que ça demande comme foncier et où il se situe pour créer un équilibre dans le pays. Ce n’est pas tout le monde qui va aller à Blida, à Oran ou à Sétif. Il faut aller à M’Sila, à Djelfa ou à Laghouat pour qu’il y ait une distribution de postes de travail sur toutes les régions. » Le chef de l’État s’est félicité du dynamisme actuel, citant l’enregistrement de près de 300 projets et investissements étrangers. Selon lui, cette étape excellente montre que la production augmentera et que tout le monde bénéficiera de la création d’emplois. Ce mouvement confirme que l’économie algérienne commence à retrouver sa vigueur et que la confiance s’installe à nouveau. S’agissant des questions énergétiques, Abdelmadjid Tebboune a souligné le rôle de l’Algérie en tant que partenaire fiable et respectueux des consensus internationaux, saluant la coopération avec les pays membres et alliés. Il a rappelé que tout le monde est témoin, y compris le Secrétaire général de l’OPEP, que l’Algérie est un pays responsable où aucun dépassement ne sera enregistré. Il a souligné que dès lors qu’un consensus existe, l’Algérie s’y adhère pleinement. Précisant la position du pays sur le marché des ressources fossiles, le président a indiqué que l’Algérie n’est pas un gros producteur de pétrole, contrairement au gaz dont elle occupe le rang de deuxième ou troisième producteur. Il a salué le respect des décisions par les pays partenaires comme l’Arabie saoudite, le Koweït, le Qatar et la Russie, tout en affirmant la volonté commune de minimiser l’impact des événements perturbateurs sur le secteur des hydrocarbures. Sur le plan social, le président a apporté des clarifications concernant les augmentations de salaires et d’allocations. Rejetant toute démarche démagogique, il préconise une approche réaliste fondée sur la maîtrise de l’inflation et la croissance des revenus de l’État. Le chef de l’État a affirmé qu’il ne spécule pas et qu’il tiendra son engagement de commencer en 2027. D’un point de vue économique, pour octroyer de l’argent et augmenter les salaires et allocations, il est nécessaire d’avoir au préalable les revenus attendus ainsi qu’un programme de développement qui ne puisera pas dans ces dépenses. Ces orientations seront concrétisées dans le budget de 2027. Alertant contre les effets pervers d’une hausse non maîtrisée des prix, il a expliqué qu’une augmentation démagogique de 50 % face à une inflation de 15 % ne servirait à rien, car un produit coûtant initialement 10 dinars passerait à 50 dinars, annulant tout bénéfice. Rappelant qu’une revalorisation de 47 % a déjà été accordée, le président Tebboune s’est engagé à rajouter les 53 % restants en une seule fois dès 2027, si les conditions économiques le permettent, afin de garantir des décisions pertinentes qui ne nourrissent pas l’inflation.

Au cours de cet entretien, le président de la République a abordé plusieurs dossiers liés notamment au pouvoir d’achat, aux prix des produits agricoles, à la gestion locale, à la diversification des recettes nationales, à la numérisation, ainsi qu’aux relations de l’Algérie avec ses partenaires internationaux et à la situation dans la région du Sahel. Concernant le secteur des hydrocarbures et les perspectives de l’économie nationale, le président de la République a indiqué que l’Algérie travaillait à l’augmentation de ses recettes hors hydrocarbures. «Nous sommes en train de travailler à augmenter nos recettes hors hydrocarbures», a-t-il affirmé, ajoutant que ces investissements ont pour but d’augmenter les réserves de change dans quelques années. Il a précisé que cet objectif s’inscrivait dans la volonté de parvenir à davantage d’indépendance économique et la garantir la souveraineté de l’État. Sur la numérisation, le chef de l’État a affirmé que l’Algérie avait atteint « aujourd’hui une étape très avancée », estimant que cette évolution avait permis de détecter « toutes les manœuvres qui rongeaient l’économie ». Abordant les relations extérieures de l’Algérie, le Président Tebboune a insisté sur l’importance des relations entretenues par l’Algérie avec les grandes puissances. Concernant la situation au Niger, Tebboune a déclaré que l’Algérie avait envoyé des avions militaires au Niger pour faire face à une tentative de coup d’État. Le président de la République a également relevé que cette tentative de coup d’État était intervenue au lendemain de la visite en Algérie du Premier ministre nigérien. « La tentative de coup d’État au Niger a eu lieu au lendemain de la visite du Premier ministre du Niger en Algérie, ce que nous considérons comme une tentative de provocation à notre égard », a-t-il déclaré.

Mohamed B.