Un nouveau programme de 545.000 logements inscrits au PLF 2027: L’Etat déterminé à honorer ses engagements

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Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme, de la Ville et de l’Aménagement du territoire, Mohamed Tarek Belaribi, a annoncé, jeudi dernier, l’inscription de 545.000 unités, toutes formules confondues, dans le projet de loi de finances (PLF) 2027, dont 350.000 logements en location-vente (AADL 3), prévoyant la distribution de 400.000 unités d’ici à la fin de l’année 2026.

Présentant les grandes lignes et les priorités du secteur pour l’année prochaine devant la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), lors d’une séance présidée par le vice-président de la commission, Abdenour Belarbi, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Nadjiba Djilali, dans le cadre de l’examen du PLF 2027, le ministre a indiqué que le secteur a bénéficié de 834,57 milliards DA en autorisations d’engagement et de 896 milliards DA en crédits de paiement. « Les principaux atouts de l’Algérie résident dans l’affectation de la majeure partie des dépenses de l’Etat à la réalisation des équilibres sociaux, y compris dans le secteur de l’habitat », a-t-il dit, soulignant que « la première responsabilité consiste à assurer à chaque citoyen un logement décent ». S’agissant du programme des équipements publics pour l’année 2027, le ministre a fait état de l’inscription de la réalisation de 320 écoles primaires, de 140 CEM, de 91 lycées, de 30 polycliniques et de 40 sièges de Sûreté urbaine. Il a également annoncé le lancement des études pour la réalisation de trois CHU dans les wilayas de Sétif, Annaba et Béjaïa. Ces programmes visent principalement à « améliorer les conditions de vie des citoyens, qui demeurent au cœur des politiques de développement », a expliqué le ministre, soulignant que « la volonté politique a permis de réunir les conditions nécessaires au développement de villes, de pôles urbains et de quartiers résidentiels suivant de nouvelles approches dépassant la conception traditionnelle et la vision classique du logement ». D’autre part, le ministre a fait savoir que le montant total des transactions effectuées par voie de paiement électronique dans le cadre du programme location-vente « AADL 3 » a atteint plus de 338 milliards de DA, précisant que la généralisation des moyens de paiement électronique avait permis d’atteindre un montant total de transactions de 338,239 milliards de DA, au titre des première et deuxième tranches du prix des logements dans le cadre du programme « AADL 3 ». Dans ce cadre, le montant des loyers des logements « AADL » recouvrés par voie de paiement électronique a atteint 14,02 milliards de DA, contre 3,46 milliards de DA en 2022. La valeur des transactions effectuées via l’application « Sakani » s’est élevée à 110,32 millions de DA, selon les chiffres présentés par le ministre. Ces mesures s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à accélérer la numérisation des secteurs et des départements ministériels et à renforcer leur interopérabilité, de manière à faciliter les transactions des citoyens et des opérateurs économiques, à renforcer la transparence et la fiabilité des procédures et à améliorer la qualité du service public. Dans le cadre du renforcement de la numérisation, M. Belaribi a fait état de la création d’une Direction générale des systèmes d’information dans le nouvel organigramme du ministère, ainsi que de l’intégration de quatre services destinés aux citoyens, aux opérateurs économiques et aux activités réglementées soumises à agrément préalable, via le portail national des services numériques. Ces services concernent notamment l’ingénieur en génie civil, l’agent immobilier, ainsi que le certificat de qualification et de classification professionnelles des entreprises et le promoteur immobilier.

L’opération a également porté sur la numérisation des services publics destinés aux citoyens et aux professionnels, notamment à travers la numérisation des différentes étapes liées à l’accès aux logements location-vente « AADL 3 », depuis l’inscription, le traitement des demandes et des recours, jusqu’aux ordres de versement, aux rendez-vous de formalisation notariale et aux actes de propriété.

De plus, les efforts de numérisation ont concerné la mise à jour du fichier national du logement, à travers un nouveau système unifié de vérification de la situation foncière, reposant sur l’interopérabilité des données avec les secteurs concernés, outre la numérisation des procédures de demande et d’octroi des permis de construire au profit des promoteurs immobiliers et des investisseurs, en coordination avec les différentes parties prenantes, notamment le ministère des Finances et le Haut-Commissariat à la numérisation. Le président de la République qui suit de près l’avancement des différents projets stratégiques en cours dans le pays, avait donné une série d’instructions, d’orientations et de directives visant à accélérer l’achèvement de la réalisation de ces projets dont l’importance n’est plus à démontrer pour le développement national. Dans ce sens, le chef de l’Etat a ordonné d’accélérer le lancement des différents chantiers de ce projet stratégique aux multiples dimensions économiques. Pour ce faire, le gouvernement compte mettre le cap sur la poursuite du processus de réformes économiques opérées par les pouvoirs publics, notamment en termes d’amélioration du climat d’investissement et de promotion médiatique des réalisations accomplies en la matière. Il s’agit d’offrir à tout acteur économique la possibilité de travailler dans des conditions équitables, en sus de bénéficier des mêmes droits et opportunités, des conditions consacrées par la loi sur l’investissement, laquelle constitue un système juridique intégré qui consacre la liberté d’investissement et l’égalité entre les investisseurs, sans distinction entre l’investisseur local ou étranger, protège leurs investissements et garantit leur droit de transférer le capital investi et ses revenus. Désormais, tout porte à croire que l’Algérie est engagée sur la voie d’un nouveau modèle économique en vue de relancer la machine de la production nationale et bâtir une économie qui soit totalement indépendante des hydrocarbures. Récemment, le Premier ministre, Sifi Ghrieb avait réitéré « l’engagement du gouvernement à poursuivre la réunion de toutes les conditions nécessaires pour garantir un service public qualitatif et efficace au profit des porteurs de projets d’investissement et à les accompagner de manière intégrée à toutes les étapes de la concrétisation de leurs projets, afin de renforcer l’efficacité des performances, d’améliorer la qualité de la prise en charge et de contribuer à l’accélération de la réalisation des investissements sur le terrain ». Il a souligné l’importance de « la conjugaison des efforts de l’ensemble des acteurs pour concrétiser l’objectif ambitieux de réaliser effectivement 20.000 projets d’investissement fixé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avant la fin de l’année 2029 », ce qui reflète « la volonté de l’Etat d’opérer un saut qualitatif de l’économie nationale, de renforcer les fondements du développement durable et de créer de la richesse et des postes d’emploi », a-t-il ajouté.Concernant l’installation du Conseil d’administration de l’AAPI, le Premier ministre a précisé qu’elle s’inscrivait dans le cadre de « la poursuite de la mise en œuvre des réformes décidées par le président de la République en matière de promotion de l’investissement et d’amélioration du climat des affaires, afin de renforcer l’attractivité de l’économie nationale et sa capacité à attirer des investissements créateurs de richesse et d’emplois ». Cette démarche concrète constitue également « un mécanisme institutionnel visant à renforcer l’efficacité et l’efficience dans la gestion de l’AAPI, dans le cadre de la mise en œuvre des nouvelles dispositions réglementaires, notamment le décret exécutif n 26-153 du 14 avril 2026, portant réorganisation de l’AAPI et renforcement de ses prérogatives ainsi que de ses mécanismes de fonctionnement », a-t-il fait observer.Le Premier ministre a souligné que l’installation de ce Conseil « coïncide avec le lancement de l’opération d’installation des représentants des administrations et organismes publics au niveau des guichets uniques de l’investissement, munis de délégations de signature et de l’ensemble des prérogatives qui leur sont légalement conférées, ce qui permettra de prendre les décisions et de traiter directement les dossiers d’investissement au niveau du guichet unique, constituant ainsi une avancée majeure vers la simplification des procédures et la réduction des délais de réalisation des projets d’investissement ».

T. Benslimane