Le tourisme saharien s’impose progressivement comme un levier stratégique de développement économique en Algérie, porté par une dynamique de croissance soutenue et des indicateurs en nette amélioration.
C’est ce qu’a affirmé le représentant de la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Saad Merih soulignant que ce segment ne se limite plus à une activité de services, mais participe désormais activement à la création de richesse et à la stimulation de la croissance. Intervenant sur les ondes de la radio nationale, le responsable a indiqué que la destination saharienne dispose d’atouts considérables lui permettant de proposer une offre touristique diversifiée et de qualité, notamment dans les wilayas du Grand Sud qui couvrent près des deux tiers du territoire national. Ces régions sont appelées, selon lui, à jouer un rôle central dans la réalisation du développement durable, en se positionnant comme des pôles d’attractivité économique, commerciale et sociale. Les données présentées font état d’une fréquentation en hausse, avec près de 470.000 visiteurs enregistrés dans les régions du Sud durant la saison touristique saharienne 2025-2026, dont 47.000 touristes étrangers, sur la période allant d’octobre 2025 à avril 2026. Sur l’ensemble de l’année 2025, environ 750.000 touristes ont été recensés, parmi lesquels près de 65.000 visiteurs étrangers. Cette progression s’explique par les mesures de facilitation mises en œuvre par les autorités publiques, notamment l’instauration du système de « visa à l’arrivée » depuis 2023, qui a contribué à accroître l’attractivité de la destination algérienne auprès des touristes internationaux. À cela s’ajoutent les efforts de promotion touristique et la participation aux salons internationaux, qui ont permis de mieux valoriser l’offre nationale. Dans ce contexte, M. Merih, également directeur du tourisme et de l’artisanat de la wilaya de Ghardaïa, a souligné que le tourisme saharien ne s’adresse plus uniquement à une clientèle étrangère, mais séduit de plus en plus les familles algériennes, notamment durant les périodes de vacances scolaires. Il a précisé que chaque wilaya du Sud développe un produit spécifique, citant l’exemple de Ghardaïa, considérée comme la porte du désert, reconnue pour ses ksour et son patrimoine culturel riche, porteur des valeurs identitaires et mémorielles nationales. Par ailleurs, les nouvelles tendances touristiques confirment un intérêt croissant pour les activités de plein air, notamment le camping dans les zones désertiques, les excursions en véhicules tout-terrain et les séjours dans des sites naturels éloignés des centres urbains. Les visiteurs privilégient généralement des séjours courts avant de poursuivre leur expérience vers les dunes et les espaces sahariens. Sur le plan des investissements, le secteur a enregistré en 2025 la mise en service de 10 nouveaux hôtels, portant les capacités d’hébergement à environ 258 établissements pour une offre globale estimée à 21.000 lits, majoritairement issue du secteur privé. Les perspectives pour 2026 confirment cette tendance, avec l’ouverture attendue de 21 nouvelles structures hôtelières offrant plus de 1.600 lits supplémentaires, ainsi que le développement des infrastructures de camping touristique, en forte demande. Ces indicateurs traduisent, selon le responsable, une trajectoire de croissance continue du tourisme saharien en Algérie, appelé à renforcer sa contribution à l’économie nationale et à s’imposer comme un véritable moteur de diversification économique. Selma Dey






