L’amélioration du climat des affaires et la dynamique d’investissement engagée ces dernières années placent aujourd’hui l’Algérie dans une position plus favorable pour attirer les capitaux nationaux et étrangers. C’est le constat dressé par le président de la Confédération algérienne du patronat citoyen (CAPC), Souheil Guessoum, qui estime que la 57e édition de la Foire internationale d’Alger constitue une vitrine privilégiée pour mettre en avant les transformations économiques en cours.
Intervenant sur les ondes de la Radio algérienne, M. Guessoum a souligné que la présence du président de la République à l’inauguration de cette manifestation économique traduit l’importance stratégique accordée au dossier économique par les pouvoirs publics. Selon lui, ce signal est de nature à conforter la confiance des investisseurs et à renforcer la crédibilité des réformes engagées en faveur de l’investissement productif. Organisée sous le thème « Confiance et stabilité pour une croissance durable », la Foire internationale d’Alger apparaît, selon le responsable patronal, comme la principale plateforme de promotion de l’image de l’Algérie en tant que destination d’investissement sûre et stable. Elle offre également l’opportunité de présenter les progrès réalisés dans l’environnement des affaires et de favoriser l’émergence de nouveaux partenariats économiques. Souheil Guessoum a également mis en avant les avancées enregistrées dans plusieurs secteurs productifs, notamment les industries agroalimentaires, les matériaux de construction, l’industrie pharmaceutique ainsi que certaines branches des industries mécaniques. Il a relevé que les produits algériens gagnent progressivement des parts de marché à l’international, notamment en Afrique, dans le monde arabe et sur certains marchés asiatiques. Pour le président de la CAPC, les réformes introduites depuis 2022, à travers la nouvelle loi sur l’investissement et la création de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), ont contribué à stimuler l’intérêt des opérateurs économiques et à accroître le nombre de projets d’investissement déclarés. Toutefois, il estime que des efforts supplémentaires restent nécessaires pour améliorer davantage l’environnement des affaires. Il a notamment plaidé pour une accélération de la numérisation des procédures administratives liées à la création d’entreprises et à l’obtention du registre du commerce, afin de réduire les délais et de lever les contraintes bureaucratiques qui continuent de peser sur certains investisseurs. Le responsable patronal a également insisté sur la nécessité d’assurer un équilibre entre les exigences de contrôle économique et la fluidité de l’activité des opérateurs, particulièrement dans les secteurs tournés vers l’exportation. Par ailleurs, la Confédération algérienne du patronat citoyen poursuit ses échanges avec des investisseurs étrangers afin de mieux faire connaître les réformes engagées en Algérie et de dissiper certaines perceptions erronées liées notamment au transfert des bénéfices et des revenus vers l’étranger. Dans cette même optique, des contacts sont également maintenus avec les hommes d’affaires algériens établis à l’étranger afin de les encourager à participer à la dynamique économique nationale à travers la création de nouveaux projets et de partenariats industriels fondés sur le principe du gagnant-gagnant.
Sonia Stambouli






