Le Ministère de l’Hydraulique se dirige droit vers la concrétisation du plan national d’aménagement et de sécurité hydrique. Sous la présidence du ministre Lounas Bouzegza, une réunion stratégique s’est tenue, ce jeudi, pour faire le point sur la finalisation des études techniques de plusieurs méga-projets de transfert d’eau à travers le pays. Ces infrastructures nationale visent à garantir un approvisionnement durable en eau potable tout en soutenant l’essor économique et agricole des régions du Sud et des Hauts Plateaux.
Le premier grand axe concerne le transfert stratégique Sud-Sud conçu par l’Agence Nationale des Ressources Hydrauliques. Ce projet titanesque prévoit l’acheminement quotidien de 160 000 mètres cubes d’eaux souterraines via une conduite principale d’une longueur de près de 1 300 km, appuyée par un réseau de collecte secondaire s’étendant sur environ 600 km. Ce transfert s’effectuera à partir du champ captant d’Ougrout dans la wilaya de Timimoun, en passant par les wilayas de Beni Abbes et Béchar, jusqu’à la wilaya de Tindouf, plus particulièrement la région de Gara Djebilet. Cette infrastructure intégrera 6 stations de pompage et 7 grands réservoirs dotés de systèmes de télégestion avancés. Au-delà de l’approvisionnement des populations, l’ouvrage constituera le moteur industriel du gisement de fer de Gara Djebilet et dynamisera l’agriculture saharienne.
Le second volet structurant englobe trois corridors majeurs destinés à relier le Sud aux Hauts Plateaux. Le corridor Ouest permettra d’alimenter les wilayas de Béchar, Naâma et Saïda depuis Beni Ounif sur quatre cent trente kilomètres. En parallèle, le corridor Est reliera Zelfana à M’Sila, Biskra et Batna grâce à une conduite de huit cent cinquante kilomètres appuyée par une trentaine de stations de pompage et de refoulement. Enfin, l’axe Sud-Nord supervisé par l’Office National d’Irrigation et du Drainage sécurisera l’eau potable de Djelfa, Tiaret et M’Sila avec un débit de près de quatre mètres cubes par seconde issus de Oued Djedi. Face à l’aboutissement de ces études cruciales, le ministre a exhorté l’ensemble des acteurs concernés à parachever rapidement les démarches administratives et techniques. La mise en chantier imminente de ces réseaux interconnectés concrétise la volonté de l’État d’assurer un équilibre territorial harmonieux et de prémunir durablement le pays contre le stress hydrique.
Maria T.






