Sécurité alimentaire: L’Algérie s’apprête à signer une récolte record, selon la FAO

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Il semble que l’agriculture algérienne se porte bien, et tous les indices sont désormais en vert. D’après les dernières évaluations publiées par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Algérie enregistre une progression spectaculaire de sa production céréalière pour le mois d’août.

Les prévisions de l’organisme onusien confirment que la campagne agricole en cours s’impose comme la plus importante enregistrée dans le pays depuis 2019, concrétisant ainsi les efforts nationaux pour atteindre l’autosuffisance. Selon les données détaillées par la FAO, le volume global de la récolte devrait atteindre le seuil symbolique des 5 millions de tonnes. Dans le détail, la production nationale de blé devrait s’élever à 3,5 millions de tonnes, tandis que celle de l’orge avoisinerait 1,3 million de tonnes, complétée par 88 000 tonnes d’avoine. Ces chiffres traduisent une hausse remarquable de plus de 15 % par rapport à la saison précédente, et dépassent de près de 30 % la moyenne générale des dernières années.

Sur le plan économique, cette performance agricole exceptionnelle génère des retombées directes et massives pour les finances publiques. L’augmentation des rendements locaux permet une réduction significative de la facture d’importation de céréales, générant une économie directe estimée à 1,5 milliard de dollars américains. Ce soulagement financier renforce les réserves de change du pays tout en réduisant la pression exercée sur le budget de l’État dans un contexte économique mondial incertain. La dynamique observée repose sur la conjugaison de facteurs climatiques favorables et de politiques publiques ciblées.

La FAO souligne notamment l’impact positif des précipitations enregistrées lors des phases cruciales du développement des cultures, particulièrement dans les régions du Nord-Est, couplé à une nette amélioration des réserves des barrages. À ces éléments naturels s’ajoute l’efficacité des stratégies d’extension de l’irrigation d’appoint et le développement intensif de la céréaliculture dans les wilayas du Sud. En effet, la hausse des taux de couverture des besoins nationaux en blé dur et tendre consolide la souveraineté alimentaire de l’Algérie. Elle met le marché national à l’abri des fluctuations brutales des cours mondiaux et des perturbations des chaînes d’approvisionnement internationales.

Toutefois, la FAO rappelle que des défis structurels subsistent pour parfaire cette autonomie. Si la filière blé enregistre une avancée décisive, les importations de cultures fourragères, à l’instar du maïs, continuent de peser sur la balance commerciale. Pour affranchir totalement le secteur agricole de la dépendance extérieure, le développement à grande échelle des cultures oléagineuses et des fourrages dans les régions sahariennes demeure l’axe prioritaire de la prochaine étape.

Nora Mohammedi

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