Le FMI suit les mutations du secteur énergétique: Les hydrocarbures misent sur un nouveau souffle d’investissement

0
61

Le secteur algérien des hydrocarbures poursuit sa transformation avec l’ambition de renforcer son attractivité, d’accroître ses capacités de production et de consolider sa position sur les marchés énergétiques internationaux. Cette dynamique a été au centre des discussions entre le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, et une délégation du Fonds monétaire international (FMI), conduite par le chef de mission de l’institution en Algérie, Charalambos Tsangarides.

La rencontre, tenue dans le cadre des consultations périodiques menées par le FMI au titre de l’article IV de ses statuts, a permis de faire le point sur l’évolution du secteur et sur les réformes engagées pour accompagner son développement. En présence du président de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), Samir Bekhti, ainsi que de représentants du ministère et de la Banque d’Algérie, Mohamed Arkab a présenté les principaux indicateurs liés aux activités d’exploration et de production, aux programmes de développement des gisements pétroliers et gaziers ainsi qu’aux projets visant à renforcer les capacités nationales de transformation et de raffinage. Le ministre a souligné que les réformes en cours visent à attirer davantage d’investissements, à favoriser les partenariats internationaux et à mieux valoriser les ressources nationales, tout en soutenant la croissance économique et la sécurité énergétique du pays. Dans ce contexte, il a mis en avant l’importance de l’appel d’offres international « Algeria Bid Round 2026 », présenté comme une étape stratégique pour attirer de nouveaux capitaux et des technologies de pointe dans le domaine des hydrocarbures. Les échanges ont également porté sur les investissements engagés par Sonatrach avec plusieurs compagnies internationales, ainsi que sur les perspectives de développement des industries pétrolières et gazières à forte valeur ajoutée destinées à répondre à la demande nationale tout en préservant la place de l’Algérie parmi les fournisseurs énergétiques de référence. Au-delà des performances économiques, la transition énergétique a occupé une place importante dans les discussions. Mohamed Arkab a détaillé les efforts engagés pour réduire l’empreinte carbone de l’industrie pétrolière et gazière, notamment à travers la réduction des émissions de méthane, la limitation du torchage du gaz et le développement de projets de captage et de stockage du carbone. Le ministre a également présenté les projets liés à l’hydrogène à faible teneur en carbone, aux énergies renouvelables associées aux activités pétrolières et gazières ainsi qu’aux programmes d’amélioration de l’efficacité énergétique, dans le cadre de la construction d’un modèle énergétique plus durable. La question de la sécurité hydrique a également été abordée à travers le programme national de dessalement de l’eau de mer, considéré comme l’un des grands projets stratégiques du pays pour répondre aux besoins des populations et soutenir l’activité économique. Les deux parties ont, par ailleurs, examiné les possibilités de renforcer la coopération technique dans plusieurs domaines, notamment la numérisation, l’innovation, l’intégration industrielle locale, le développement des technologies avancées ainsi que la formation des ressources humaines. À l’issue de la rencontre, le chef de mission du FMI a salué les réformes engagées par l’Algérie pour développer son industrie des hydrocarbures, renforcer son attractivité pour les investisseurs et concilier croissance économique et engagements environnementaux. Il a également réaffirmé l’intérêt de l’institution financière internationale pour l’accompagnement des efforts visant à soutenir la stabilité économique et le développement durable.

Rym Hamzaoui

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici