Hydrogène vert et 3 200 MW solaires: Adjal réaffirme les ambitions énergétiques et industrielles de l’Algérie

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L’inauguration de la 14ᵉ édition du Salon et Conférence sur l’Énergie et l’Hydrogène (NAPEC 2026), hier dans la capitale de l’ouest du pays Oran, a été marquée par l’intervention du ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables. Dans son allocution inaugurale, le docteur Mourad Adjal a tracé les grandes lignes de la feuille de route nationale en matière de transition énergétique. S’adressant à un parterre composé de représentants gouvernementaux, de diplomates et de dirigeants de grands groupes énergétiques mondiaux, le ministre a exposé la vision stratégique de l’Algérie face aux mutations majeures du secteur et aux enjeux globaux du changement climatique.

Dès l’entame de son discours, Mourad Adjal a replacé l’action nationale au cœur d’un contexte international particulièrement complexe. Le ministre a souligné le double défi auquel fait face l’industrie énergétique mondiale, affirmant qu’il est désormais indispensable de trouver un équilibre durable entre la garantie de la sécurité d’approvisionnement et le respect des exigences strictes de décarbonation. Selon le ministre, cette transition vers des modèles à faible empreinte carbone doit s’effectuer de manière pragmatique, sans pour autant ralentir la dynamique de développement économique et industriel du pays. Pour concrétiser ces orientations, le représentant du gouvernement a détaillé les axes prioritaires de la feuille de route nationale visant à diversifier le mix énergétique. L’Algérie mène actuellement des efforts soutenus pour moderniser son secteur électrique et adapter la flexibilité de ses infrastructures réseau à l’intégration massive des énergies propres. Dans ce cadre, Mourad Adjal a annoncé la mise en service progressive des premières centrales solaires photovoltaïques d’une capacité cumulée de 3 200 mégawatts, constituant une étape clé dans le déploiement du programme national.

Le ministre a par ailleurs indiqué que l’ambition algérienne s’étend à l’ensemble des filières renouvelables. Des études préparatoires ont été engagées pour évaluer le potentiel éolien et hydraulique national, tout en préparant le lancement de projets pilotes dans les domaines de la géothermie et de la biomasse. Mourad Adjal a également insisté sur l’importance des solutions énergétiques décentralisées et sur la consolidation des interconnexions électriques régionales pour fluidifier les échanges et renforcer la résilience des réseaux transfrontaliers.

Un volet central de l’intervention ministérielle a été dédié au développement stratégique de l’hydrogène vert et de ses dérivés. Mourad Adjal a réaffirmé que l’Algérie possède des atouts naturels et géographiques exceptionnels lui permettant de se positionner comme un acteur majeur à l’échelle continentale et méditerranéenne. L’objectif national repose sur le développement d’une chaîne de valeur industrielle entièrement intégrée, couvrant la fabrication locale d’équipements spécialisés comme les électrolyseurs, jusqu’à la production, le stockage, le transport et la commercialisation de cette énergie d’avenir. S’appuyant sur les progrès récents enregistrés lors de la réunion ministérielle du projet « SoutH2 Corridor » et sur l’avancement du partenariat « ALTEH2A » avec l’Europe, le ministre a confirmé la volonté ferme de l’Algérie de devenir un fournisseur clé d’énergie propre pour le continent européen. En conclusion, le docteur Mourad Adjal a mis en avant la modernisation continue du cadre législatif algérien pour instaurer un climat des affaires attractif, lançant un appel direct aux investisseurs privés, aux institutions financières et aux entreprises internationales pour nouer des partenariats industriels solides et durables.

Sonia Stambouli