Selon des publications de médias égyptiens spécialisés et des communiqués relayés par le journal « Youm7 » et la plateforme « Al-Shorouk », les autorités égyptiennes ont officialisé les préparatifs de la première édition du Forum « Alamein Afrique ».
Ce rassemblement d’envergure est organisé conjointement par le gouvernement égyptien, la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD) et la Commission de l’Union africaine. L’événement se tiendra du 2 au 4 octobre dans la ville nouvelle d’El-Alamein. Sur la plateforme officielle de la manifestation, le président de la République algérienne, Abdelmadjid Tebboune, est formellement inscrit dans la liste des chefs d’État participants ainsi que parmi les intervenants d’honneur.
L’apparition du chef de l’État algérien sur les canaux officiels du forum s’inscrit au cœur d’une participation continentale de premier plan. Le président Abdelmadjid Tebboune y côtoie plusieurs de ses homologues africains, notamment les dirigeants d’Égypte, d’Afrique du Sud, du Nigeria, d’Angola, du Sénégal, du Ghana et du Kenya. En qualité de conférencier confirmé, le chef de l’État algérien figure aux côtés de hauts responsables diplomatiques et économiques. On y retrouve le secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine, les dirigeants de l’Afreximbank, les cadres dirigeants de l’AUDA-NEPAD ainsi que plusieurs représentants de la Commission de l’Union africaine.
La tribune du forum accueillera également de grandes figures du secteur privé africain et international. Parmi les personnalités économiques annoncées figurent AlikoDangote, président du groupe Dangote, Ralph Mupita, PDG du groupe de télécommunications MTN, et AdmassuTadesse, président de la Trade and Development Bank. La présence combinée de ces décideurs publics et privés illustre la volonté des organisateurs de créer un espace d’échange direct entre le pouvoir politique et le monde de la finance.
Cette première édition ambitionne de réunir plus de vingt chefs d’État et de gouvernement, des délégations ministérielles, des investisseurs institutionnels et des capitaines d’industrie. La mission centrale du Forum Alamein Afrique consiste à rapprocher les priorités politiques du continent des cercles de financement mondiaux. Les discussions s’articuleront autour de plusieurs axes stratégiques majeurs pour le développement économique régional.
Le premier axe concerne le développement des infrastructures et de l’énergie. Les participants aborderont la modernisation des réseaux de transport, la connectivité transfrontalière et l’accélération de la transition énergétique. Le deuxième volet portera sur le commerce intra-africain et la mise en œuvre opérationnelle des accords de la Zone de libre-échange continentale africaine. Un accent particulier sera également mis sur la transformation locale des minéraux critiques, la numérisation des services financiers et la consolidation du tissu industriel continental. Pour concrétiser ces ambitions, le programme prévoit des rencontres directes entre institutions publiques, entreprises privées et bailleurs de fonds. L’organisation de ce forum coïncide avec la réunion semestrielle de coordination de l’Union africaine, prévue le 4 octobre dans la même ville. Cette convergence calendaire permet d’harmoniser les discussions économiques avec les orientations diplomatiques de l’organisation continentale, dans l’esprit des objectifs de l’Agenda 2063. À la date du 25 septembre, l’inscription du président Abdelmadjid Tebboune sur le portail officiel du forum atteste de l’invitation adressée par les autorités égyptiennes et du rôle central attribué à l’Algérie lors de ce sommet. Toutefois, du côté algérien, aucun communiqué officiel émanant de la présidence ou du ministère des Affaires étrangères n’a encore détaillé le programme exact de la délégation ou les modalités de cette participation. Cette présence annoncée confirme néanmoins l’engagement continu de l’Algérie dans les initiatives de coopération sud-sud et d’intégration économique à l’échelle du continent.
Meryam M.






