Face à la flambée des prix des carburants: L’Italie s’appuie sur le partenariat avec l’Algérie

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Les accords internationaux conclus par l’Italie avec l’Algérie et d’autres partenaires africains constituent le cœur des mesures structurelles adoptées par Rome pour garantir sa sécurité énergétique et contrer la flambée des prix des carburants.

C’est ce qu’a confirmé le ministre italien des Entreprises et du Made in Italy, Adolfo Urso, dans un entretien accordé au quotidien italien « La Repubblica ». À travers cette déclaration, le responsable gouvernemental a mis en lumière la feuille de route stratégique déployée par le cabinet de Giorgia Meloni pour préserver le pouvoir d’achat des ménages et sauvegarder la compétitivité du tissu industriel national face aux tensions inflationnistes mondiales.

Dans les colonnes du journal italien, Adolfo Urso a précisé que les partenariats noués avec Alger s’inscrivent directement dans une démarche globale visant à pérenniser l’approvisionnement énergétique de la péninsule. L’Algérie occupe désormais une position centrale dans l’architecture énergétique italienne. Rome a placé la coopération avec ce voisin nord-africain majeur au même rang que les grands chantiers nationaux, à l’image du développement massif des énergies renouvelables et de la relance contrôlée de l’extraction de gaz et de pétrole à partir des gisements locaux. Les chiffres avancés témoignent de cette dynamique : la production d’énergie propre en Italie a enregistré une hausse spectaculaire de 40 % en l’espace de trois ans, illustrant une volonté d’associer diversification des fournisseurs extérieurs et transition verte. Dans ce schéma, le gaz algérien demeure le pilier central permettant de sécuriser les flux en attente du déploiement complet des alternatives durables.

Cette prise de parole intervient alors que les consommateurs et les entreprises d’Italie subissent de plein fouet la hausse des coûts des carburants. Pour atténuer ces pressions économiques, le gouvernement a déclenché une batterie d’interventions ciblées. Les autorités ont notamment ajusté certains dispositifs fiscaux pour redistribuer aux consommateurs les recettes supplémentaires issues de la taxe sur la valeur ajoutée générées par la hausse des prix. Des mécanismes spécifiques ont été mis en place pour soutenir les transporteurs routiers via des crédits d’impôt, tandis que le ministère de l’Économie et des Finances finalise un ensemble de mesures destinées aux ménages à faibles revenus et aux travailleurs. Par ailleurs, Adolfo Urso s’est félicité de la décision de la compagnie pétrolière ENI de plafonner ses prix à la pompe, invitant les autres acteurs du secteur à emboîter le pas à cette initiative solidaire. L’ambition énergétique de Rome ne se limite pas aux hydrocarbures et au renouvelable. Le ministre a également rappelé l’adoption d’un nouveau cadre législatif régissant le secteur nucléaire, concrétisé par la création de la société Nucleitalia. Cette entité a pour mission de piloter le développement de réacteurs de nouvelle génération, marquant ainsi le retour pragmatique de l’Italie vers l’atome civil pour diversifier son mix énergétique. Sur la scène communautaire, Rome continue de plaider pour une révision du système d’échange de quotas d’émission afin d’établir une réglementation européenne capable de faire baisser durablement les factures énergétiques. L’intervention d’Adolfo Urso dans La Repubblica illustre la diplomatie énergétique offensive menée par l’Italie. En combinant l’intensification de la production nationale, le virage vers le nucléaire futuriste et le renforcement des alliances stratégiques avec des partenaires clés comme l’Algérie, Rome entend bâtir un modèle résilient face aux secousses géopolitiques mondiales. Propose des titres

Mohamed B.

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