EN: Les points à corriger avant le rendez-vous suisse

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Les Verts ont répondu présents là où on les attendait. Il faut dire qu’une élimination précoce dès le premier tour aurait fait tâche et aurait remis tout en cause. La logique a été finalement respectée, même si la qualification n’a pas été obtenue facilement dans un groupe plus ou moins équilibré, si l’on excepte évidemment l’Argentine dont la supériorité n’est plus à démontrer.

Il a fallu néanmoins attendre le dernier match contre l’Autriche pour valider son passage grâce au point du nul arraché dans une rencontre à l’issue indécise jusqu’au bout. Les coéquipiers de Mahrez ont eu le mérite de revenir deux fois au score ne cédant nullement à la panique, malgré la pression et les erreurs récurrentes commises en défense. Tout le monde s’accorde à dire que l’équipe d’Algérie a énormément de ressources notamment sur le plan technique. Des individualités capables de faire la différence à tout moment, à l’image de Riyad Mahrez que certains pseudos consultants sur les plateaux de télévision ont enterré trop vite. Il est clair que la capitaine des Verts reste une valeur sûre, craint et respecté par l’adversaire et sur lequel le coach peut compter. Car maintenant que l’équipe a franchi victorieusement le premier tour, il va falloir bonifier cette qualification en allant le plus loin possible dans la compétition. Certes, pas une mince affaire, mais c’est jouable. Affronter la Suisse en 1/16e de finale est un grand défi pour les poulains de Petkovic, ils auront néanmoins leur chance de passer au prochain tour. Un avis partagé par de nombreux observateurs, même si certains mettent plutôt l’accent sur les faiblesses et les carences de l’équipe, notamment en défense. Il semble que jusqu’à présent, le coach manque de certitudes à certains postes, ce qui explique les changements fréquents dans l’équipe-type. Mais le problème numéro un de l’équipe nationale demeure le poste sensible et ô combien important de gardien de but, dans la mesure où ni Zidane, ni Benbot n’ont convaincu dans les buts. C’est incontestablement le maillon faible du onze national. Du coup, peut-on fonder des grands espoirs dans le tournoi avec un dernier rempart aussi peu rassurant pour ne pas dire faible ? La pénurie des grands gardiens en Algérie est une réalité palpable, surtout depuis la retraite de Raïs M’Bolhi auquel on n’a pas trouvé de remplaçant à son niveau. L’entraîneur est contraint par conséquent de composer avec ce qu’il a sous la main. Mais n’est-il pas plus sage d’accorder sa totale confiance à un gardien pour ne pas perturber la sérénité du groupe, tout en souhaitant qu’il progresse au fil des matchs. Les changements à ce poste crucial dans une compétition aussi relevée que la Coupe du monde n’est pas très judicieux. On en a eu la preuve avec Benbot qui n’a pas pu supporter la pression contre l’Autriche au point de perdre tous ses repères, lui qui d’habitude est souvent impeccable avec l’USMA. Un poste rendu encore plus vulnérable, car derrière ce n’est pas l’assurance tous risques, non plus. La défense bat de l’aile et n’apporte pas toutes les garanties, malgré la riche expérience de sa paire centrale composée de Mandi et de Bensebaini. Il va falloir serrer les boulons et faire preuve de plus de concentration et de rigueur pour se mettre au diapason de l’équipe. Ce sont les points à travailler durant les prochains jours pour se présenter face à la Suisse, vendredi, avec plus d’arguments à faire valoir. On espère que le niveau de l’équipe nationale va aller crescendo et que tout se mette en place pour un meilleur rendement individuel et collectif. Parfois, il suffit d’un déclic. Peut-être que les Verts l’ont déclenché contre l’Autriche.

Ali Nezlioui   

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