En accomplissant son devoir électoral, le président de la République affirme: L’ère des quotas est révolue

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En accomplissant son devoir électoral au centre de vote de l’école primaire Ahmed-Aroua à Bouchaoui, dans le cadre des législatives du 2 juillet, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé que l’ère des quotas et de l’atteinte à la volonté du peuple exprimée dans les urnes est révolue.

Il a précisé que « tous les Algériens sont convaincus que l’ère des quotas et de l’atteinte à la volonté du peuple exprimée dans les urnes est révolue ». Au cours de cette échéance électorale, « aucun candidat ni aucun parti ne s’est plaint de fraude ou de détournement des voix », a dit le président de la République, assurant que « la loi est appliquée avec toute la rigueur requise, ce qui est de nature à dissuader quiconque envisagerait d’y contrevenir ». Répondant à une question sur les récentes modifications apportées à l’arsenal juridique régissant l’opération électorale, le président de la République a fait savoir que ces amendements avaient été introduits à la suite de « dysfonctionnements constatés dans l’application des précédents textes de loi », indiquant que l’opération électorale est « en amélioration constante jusqu’à atteindre l’objectif escompté ». Après avoir salué le rôle de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), qui supervise l’ensemble des étapes de l’opération électorale jusqu’à la proclamation des résultats préliminaires, le président de la République a affirmé que l’Algérie a atteint un stade « très avancé » en matière de crédibilité de ses institutions constitutionnelles, lesquelles sont désormais « au-dessus de tout soupçon », a-t-il dit. La prochaine Assemblée populaire nationale (APN) sera « exempte de tout soupçon », a-t-il poursuivi, soulignant que le Parlement, avec ses deux chambres, fait partie des institutions constitutionnelles et républicaines qui « accompagnent la marche de l’Etat dans tous les domaines politiques, économiques et autres ». Le président de la République a tenu à rappeler, à cet égard, que « l’actuel Parlement a, pour la première fois dans l’histoire de l’Algérie indépendante, proposé une loi qui a ensuite été adoptée », en faisant référence à la loi criminalisant la colonisation, initiée par les membres de l’APN, souhaitant voir le prochain Parlement présenter, à son tour, d’autres initiatives. Il a également mis en avant l’importance de ces Législatives dont le bon déroulement incite à l’optimisme, d’autant plus que les citoyens ont assimilé les nouvelles dispositions législatives et la nouvelle orientation du pays et pris conscience que « les pratiques consistant à orienter les suffrages des électeurs, la fraude électorale et les quotas relèvent désormais du passé ». Le chef de l’Etat est revenu, en outre, sur la Constitution algérienne, soulignant qu’elle figure parmi les rares Constitutions qui prévoient deux cas de figure, à savoir « la désignation d’un chef du Gouvernement issu de la majorité parlementaire en cas de victoire de l’opposition ou la nomination d’un Premier ministre lorsque la majorité présidentielle l’emporte », estimant que cette disposition « traduit une vision prospective pour l’avenir du pays ». Il a, par ailleurs, salué « le patriotisme retrouvé de la jeunesse algérienne », qu’il a constaté personnellement, assurant qu' »il n’y a aucune crainte à avoir pour l’Algérie ». Le président de la République a aussi évoqué les acquis réalisés par l’Algérie sur le plan économique, rappelant les analyses et rapports publiés par les principales institutions économiques internationales, qui mettent en avant les indicateurs positifs de l’économie nationale et confirment que l’Algérie est sur la bonne voie. Il a, en outre, réaffirmé son engagement à « poursuivre les efforts visant à servir les intérêts du citoyen, à améliorer son pouvoir d’achat et à renforcer l’indépendance économique du pays ». Le président Tebboune avait, en maintes occasion, rassuré sur la régularité du scrutin, soulignant qu’il doit être « intègre » et « transparent », tout en affirmant que l’ère des quotas « est révolue ». « Quel que soit le taux de participation aux élections, nous exigeons qu’elles soient intègres, transparentes et fassent ressortir celui qui mérite la confiance du peuple ». « Nous espérons que le peuple algérien prenne conscience que nous sommes en passe de bâtir une Algérie nouvelle dont il est le socle de par ses choix », avait soutenu le chef de l’Etat. Cela s’inscrit en droite ligne avec les précédentes déclarations du chef de l’Etat qui avait donné des instructions en vue de prendre toutes les dispositions relatives à l’appui et à l’encouragement de la participation des jeunes aux élections, en vue de consacrer  le véritable changement. Il avait ordonné d’assurer la gratuité des salles, des affiches publicitaires et de leur impression au profit des jeunes candidats et de charger les services des walis de créer un mécanisme administrativement adéquat. Dans ce sens, il avait mis l’accent sur la nécessité de mettre tous les moyens financiers et matériels à la disposition de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) pour lui permettre de s’acquitter de ses missions dans les meilleures conditions. Le Président Tebboune avait précédemment déclaré que les élections législatives émanent d’un programme politique clair, soulignant que « nous avons accordé toutes les facilitations et les garanties permettant aux jeunes de participer à cette échéance ». Il faut dire qu’avec ces nouvelles directives, les jeunes sont face à une véritable aubaine pour contribuer à la stabilité du pays en marquant une présence effective dans les prochaines assemblées élues. De l’avis de nombreux observateurs, les élections offrent une grande opportunité aux jeunes algériens pour faire entendre leur voix à l’avenir en tant que députés au Parlement ou présidents d’APC grâce aux garanties avancées par le Président de la République et consacrées dans la nouvelle Constitution visant le renforcement du front interne. Le véritable changement qui sert les intérêts du pays, notent ces mêmes observateurs, provient de l’intérieur des institutions et non à travers les slogans et les protestations, mettant l’accent sur le rôle pivot des associations qui prennent part dans la démocratie participative.

T. Benslimane

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