Le ministre des Ressources naturelles et de l’Écologie de la Fédération de Russie, Alexandre Kozlov, a officialisé le lancement d’un programme de travail à moyen terme visant à structurer et intensifier la collaboration bilatérale dans la cartographie géologique, l’étude des sciences de la Terre et l’inventaire des ressources minières.
Cette annonce, portée par l’agence de presse Sputnik, marque un tournant décisif dans les relations diplomatiques et économiques entre Alger et Moscou. En jetant les bases de ce partenariat d’envergure, les deux nations réaffirment leur volonté commune d’inscrire leur coopération technique et industrielle dans une vision prospective partagée, transformant ainsi une alliance historique en un levier d’action concret sur le terrain. Cette initiative majeure fait suite aux résolutions adoptées à la fin du mois de juin lors d’une réunion du groupe de travail conjoint.
À cette occasion, les représentants des deux nations se sont accordés sur la nécessité de structurer leurs interventions futures pour rationaliser et moderniser la gestion des ressources naturelles algériennes. Selon les déclarations transmises par les canaux officiels russes, la feuille de route ne se cantonne pas à l’inventaire géologique traditionnel, mais ambitionne de transformer la base minière nationale à travers des investissements structurels et un transfert de technologies. Moscou manifeste un intérêt particulier pour la richesse du sous-sol algérien, qualifié de réservoir stratégique de matières premières critiques. Les autorités russes ont spécifiquement identifié des gisements d’uranium, de cuivre et de manganèse comme des axes prioritaires de développement. L’expertise russe, portée par des consortiums d’État et des entreprises spécialisées, propose un accompagnement intégral. Ce soutien couvre l’ensemble de la chaîne de valeur géologique, de la télédétection spatiale et du cartographie régional jusqu’à l’évaluation quantitative et qualitative précise des réserves minérales exploitables. Cette démarche vise directement à moderniser le potentiel minier de l’Algérie tout en ouvrant des perspectives industrielles durables aux opérateurs russes. Cet accord met l’accent sur la dimension humaine et le développement des compétences locales. Alexandre Kozlov a insisté sur l’intégration de volets éducatifs et scientifiques conjoints visant la formation continue d’ingénieurs, de géologues et de spécialistes algériens de la Terre. Ces programmes universitaires et techniques assureront une autonomie progressive dans la gestion des données géospatiales et minières. Cette dynamique s’inscrit pleinement dans le cadre préparatoire du Forum économique oriental, organisé à Vladivostok. Cet événement offre une tribune diplomatique et économique de premier ordre pour concrétiser ces engagements mutuels devant la communauté d’affaires internationale. Ce rapprochement minier marque le prolongement direct du sommet bilatéral issu de la visite d’État du président Abdelmadjid Tebboune à Moscou, qui avait posé les jalons d’un partenariat stratégique approfondi. En diversifiant son économie au-delà des hydrocarbures traditionnels grâce à la valorisation de ses métaux précieux et industriels, l’Algérie sécurise ses infrastructures d’extraction, tandis que la Russie renforce sa présence économique au Maghreb et en Afrique.
Maria T.






