Clôture de la 153e Assemblée de l’UIP: Adoption de la Déclaration d’Arusha pour la bonne gouvernance

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L’Union interparlementaire (UIP) a clôturé les travaux de sa 153e Assemblée générale par l’adoption solennelle de la Déclaration d’Arusha. Intitulé « Promouvoir la bonne gouvernance et autonomiser les communautés locales par l’inclusivité, la confiance et l’égalité des chances pour tous », ce document final fixe les grandes orientations législatives et politiques destinées à renforcer les institutions démocratiques à l’échelle mondiale.

À travers ce texte fondateur, les parlementaires venus des quatre coins du globe ont lancé un appel pressant au renforcement de la confiance citoyenne envers les institutions publiques. L’accent a été mis sur la nécessité d’associer directement les citoyens aux processus décisionnels, de garantir une transparence rigoureuse, d’accroître la redevabilité et de lutter sans concession contre la corruption. La Déclaration d’Arusha insiste particulièrement sur la démocratisation de l’espace politique via l’élargissement de la participation des femmes, des jeunes et des groupes marginalisés. Les représentants du peuple ont également souligné l’importance d’un usage éthique et responsable des technologies numériques afin de faciliter la communication, de fluidifier le dialogue citoyen et d’ancrer les aspirations des communautés locales au cœur du travail législatif et de contrôle parlementaire, tout en préservant les intérêts des générations futures.

Outre cette déclaration finale, la session de clôture a été marquée par l’adoption de résolutions majeures portées par les commissions permanentes. La Commission permanente de la démocratie et des droits de l’homme a fait valider son rapport axé sur le développement social inclusif, préconisant des stratégies parlementaires concrètes pour promouvoir les droits des personnes en situation de handicap et favoriser leur autonomisation. De son côté, la résolution portant sur le point d’urgence s’est penchée sur la crise environnementale en appelant à des actions parlementaires immédiates pour faire face aux catastrophes climatiques et renforcer la résilience des populations, tout particulièrement dans la région de l’Himalaya et les zones vulnérables à travers le monde.

La cérémonie de clôture a également été l’occasion d’honorer l’engagement parlementaire à travers la remise du Prix de l’UIP de cette année à la députée paraguayenne Rocío Abed de Zacarías. Cette distinction vient saluer ses efforts soutenus en faveur de la promotion des droits humains, ainsi que ses contributions législatives remarquées dans les domaines de la santé publique et de la défense des droits des femmes.L’Algérie a marqué sa présence lors de ce rendez-vous international, qui s’est déroulé du 4 au 9 octobre 2026, à travers la participation d’une délégation conjointe des deux chambres du Parlement. Conduite par M. Mohamed El Arbi Slimani, vice-président du Conseil de la Nation, la délégation algérienne regroupait des figures éminentes de l’institution législative, notamment M. Mondher Bouden, vice-président de l’Assemblée populaire nationale, ainsi que MM. Abderrahmane Guenchouba, président du groupe parlementaire du Rassemblement national démocratique, et Rachid Othmane, président du groupe parlementaire du Parti du Front de libération nationale. La délégation comptait également dans ses rangs Mme Farida Abri, députée à l’Assemblée populaire nationale, et M. Salim Djellal, secrétaire général de l’Assemblée populaire nationale. À travers cette présence active, la représentation parlementaire algérienne a réaffirmé son attachement à la diplomatie parlementaire multilatérale et son soutien aux initiatives visant la stabilité, la gouvernance démocratique et le développement durable.

Amel Driss