APN: La communauté algérienne à l’étranger prend de la hauteur au Parlement

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Enjeux politiques, économiques et sociaux : c’est ainsi que les députés de la nouvelle législature résument l’ampleur de la responsabilité qui incombe à l’Assemblée populaire nationale (APN).

​Une législature qui s’inscrit dans une phase nécessitant, selon eux, d’épouser les mutations mondiales tout en défendant les préoccupations des Algériens, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

​Le député du Front de Libération Nationale (FLN), Aboubaker Merzouk, a fermement martelé l’urgence d’investir pleinement dans plusieurs chantiers hautement stratégiques : la souveraineté agricole, la modernisation des travaux publics, la refonte du système de santé et la transformation du secteur public. Évoquant le rayonnement diplomatique du pays, il a souligné que l’Algérie s’impose désormais comme un acteur international incontournable. Face à ces avancées majeures, il a appelé l’ensemble des acteurs à s’aligner résolument derrière les orientations de l’État pour concrétiser les objectifs nationaux.

​Par ailleurs, la communauté algérienne à l’étranger n’est plus un simple dossier réduit aux services consulaires ou aux facilitations de voyage vers la patrie : elle est devenue un véritable partenaire politique bénéficiant d’une représentation renforcée au sein du Parlement. La nouvelle loi électorale a en effet porté le nombre de sièges réservés à la diaspora de 8 à 12, dans une démarche qui traduit la volonté d’impliquer davantage les Algériens résidant à l’étranger dans le travail législatif et de leur permettre de faire entendre leurs préoccupations par la voix de leurs élus.

​« En tant que députés représentant la communauté et l’ensemble des citoyens, à l’intérieur comme à l’extérieur, nous transmettons leurs préoccupations et nous nous efforçons de trouver des solutions. Lors de la précédente législature, des directives strictes avaient été données par Monsieur le Président de la République aux ministres afin qu’ils reçoivent les députés. Nous continuons de remonter ces préoccupations ; certes, cela prend parfois du temps, mais les réponses finissent par arriver », a déclaré FaresRahmani, député de la communauté algérienne établie à l’étranger (zone Europe du Nord).

​Les aspirations dépassent la simple gestion des dossiers quotidiens et visent désormais à structurer la diaspora pour renforcer sa contribution au développement national par des canaux institutionnels plus efficaces.

​Le représentant de la communauté en France, NouarBoukhars, a quant à lui précisé : « Nous portons de nombreux projets qui concernent la communauté algérienne, tant sur le plan territorial que sur celui de son organisation. Nous nous inscrivons dans la dynamique de la récente rencontre avec Monsieur le Président de la République, où il a appelé à structurer notre communauté. Cette organisation doit s’appuyer sur des associations unies et fortes, et c’est là le rôle fondamental du législateur algérien. »

​Entre une représentation parlementaire élargie et le déploiement de nouveaux mécanismes institutionnels, les espoirs reposent désormais sur la capacité des députés de la diaspora à transformer ces acquis en résultats tangibles, ressentis par les millions d’Algériens vivant hors du territoire national.M.B.

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