La Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption (HATPLC) poursuit ses efforts pour consolider les partenariats internationaux dans le domaine de la gouvernance et de la transparence. En marge des travaux de la 17ᵉ session du Groupe d’examen de l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption, organisée à Vienne (Autriche), une délégation de la HATPLC, conduite par sa présidente Salima Mousserati, a tenu une séance de travail avec une délégation de l’Autorité de contrôle administratif et de transparence de l’État du Qatar, présidée par Hamad Bin Nasser Al-Misnad.
Selon un communiqué de la Haute autorité, cette rencontre a permis d’examiner les perspectives de coopération bilatérale dans les domaines de la transparence, de la prévention et de la lutte contre la corruption, ainsi que les moyens de renforcer l’échange d’expertises entre les deux institutions. À cette occasion, Salima Mousserati a félicité son homologue qatari, également président de la Conférence des États parties à la Convention des Nations unies contre la corruption, pour la réussite de la conduite des travaux de cette session. Elle a salué les efforts consentis en faveur du renforcement de la coopération arabe et internationale dans le domaine de la prévention et de la lutte contre la corruption. La présidente de la HATPLC a également plaidé pour un approfondissement de la coopération entre les deux parties à travers l’échange de bonnes pratiques et d’expériences, notamment dans les domaines liés à la protection des lanceurs d’alerte, à la gestion des conflits d’intérêts ainsi qu’au développement de programmes de formation et d’encadrement destinés aux étudiants et aux milieux universitaires.
De son côté, Hamad Bin Nasser Al-Misnad a exprimé son soutien à l’initiative visant à conclure un accord de coopération entre les deux institutions. Un tel accord constituerait, selon lui, un cadre de référence pour structurer les futures actions conjointes et ouvrir de nouvelles perspectives de partenariat. Il a également souligné la qualité des relations qui unissent l’Algérie et le Qatar. Les échanges ont également porté sur le processus d’examen et d’évaluation de l’Algérie dans le cadre de la Convention arabe contre la corruption. Les discussions ont notamment concerné les mécanismes d’évaluation actuellement supervisés par le Royaume d’Arabie saoudite et l’État de Palestine. Les deux délégations ont convenu de l’importance d’organiser des ateliers et des sessions de formation conjointes afin de promouvoir le partage des expériences et l’appropriation des meilleures pratiques internationales.
Elles ont également affiché leur volonté de coopérer dans plusieurs domaines stratégiques, notamment les codes de conduite dans le secteur public, le droit d’accès à l’information ainsi que l’utilisation des technologies de l’intelligence artificielle au service de la prévention et de la lutte contre la corruption. Par ailleurs, la délégation algérienne a pris part, jeudi, à plusieurs sessions thématiques organisées dans le cadre de cette rencontre internationale. La première a été consacrée au renforcement de la culture du rejet de la corruption chez les jeunes et les enfants, tandis que la seconde a porté sur la protection du sport contre la corruption. Les débats relatifs au secteur sportif ont notamment abordé les questions liées à la manipulation des compétitions, aux paris illégaux, aux opérations de blanchiment d’argent associées aux activités sportives ainsi qu’aux mécanismes permettant de renforcer l’intégrité, la transparence et la bonne gouvernance dans ce domaine. Intervenant lors de ces travaux, Salima Mousserati a rappelé l’importance accordée par l’Algérie à la promotion des valeurs d’intégrité et de transparence au sein de la société.
Elle a souligné que cette orientation s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption, qui accorde une place centrale à la diffusion de la culture du rejet de la corruption auprès des différentes catégories de la population. La responsable a également réaffirmé l’engagement de l’Algérie à appliquer les dispositions de la Convention des Nations unies contre la corruption et à poursuivre ses efforts pour renforcer les mécanismes de prévention et de sensibilisation. Dans ce contexte, elle a mis en avant plusieurs initiatives menées par la HATPLC en partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Parmi celles-ci figurent la création d’un master académique spécialisé dans la lutte contre la corruption ainsi que la mise en place d’un laboratoire de recherche scientifique mixte dédié à l’étude du phénomène de la corruption selon une approche académique et scientifique. Ces actions sont complétées par des campagnes de sensibilisation et des programmes de formation destinés aux étudiants et aux enseignants universitaires afin de renforcer la culture de l’intégrité au sein des établissements d’enseignement supérieur.
Nra Mohammdi






