Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaa, en compagnie du Commandant de la Gendarmerie nationale, a présidé, hier, l’ouverture d’un colloque national consacré aux répercussions de la consommation de drogues et de substances psychotropes sur la sécurité routière, ainsi qu’à leurs dimensions sanitaires et juridiques à la lumière des dispositions de la nouvelle loi sur la circulation routière.
Organisé par l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLDT) en collaboration avec le commandement de la Gendarmerie nationale, cet événement se tient au Cercle national de l’Armée à Beni Messous. Il est placé sous le slogan évocateur : « La sécurité routière est la responsabilité de tous… Non à la drogue, ensemble pour protéger la vie des usagers de la route ».
Ce colloque s’articule autour du thème central : « Consommation de drogues et de substances psychotropes : dimensions sanitaires et juridiques à la lumière des dispositions de la loi n° 26-09 portant code de la route ». L’objectif principal est de jeter la lumière sur les dangers croissants que représentent les stupéfiants sur les routes algériennes, un facteur aggravant majeur dans les accidents de la circulation qui endeuillent quotidiennement de nombreuses familles. Les travaux de cette rencontre réunissent un panel d’experts, comprenant des représentants de divers départements ministériels, des instances nationales, des corps de sécurité, ainsi que des acteurs de la société civile et des spécialistes de la santé et du droit. Cette synergie multisectorielle témoigne de la volonté des autorités de traiter ce fléau de manière globale, combinant prévention, prise en charge sanitaire des addictions et répression sévère des infractions liées à la conduite sous l’emprise de substances toxiques. La cérémonie d’ouverture a été marquée par la présence de figures de premier plan de l’État et des institutions de la République. Ont notamment assisté à cet événement le Secrétaire général du ministère de la Défense nationale, le Premier président de la Cour suprême, ainsi que le Procureur général près la Cour suprême, aux côtés de nombreux hauts responsables civils et militaires et de représentants des institutions partenaires. Cette forte représentation institutionnelle souligne l’importance stratégique accordée par les pouvoirs publics à la lutte contre les stupéfiants et à la préservation de la sécurité des citoyens sur le réseau routier. L’adoption de la loi n° 26-09 relative à la circulation routière marque un tournant décisif dans l’arsenal juridique algérien. Ce texte introduit des dispositions plus strictes et des sanctions rigoureuses à l’encontre des conducteurs testés positifs aux drogues ou aux substances psychotropes. Le colloque sert ainsi de plateforme d’échange pour évaluer l’impact escompté de cette législation et pour renforcer la coordination entre les acteurs de la justice, de la sécurité et de la santé. En somme, ce rendez-vous national rappelle que la sécurité routière ne relève pas uniquement du respect des panneaux de signalisation, mais constitue un combat sociétal et sanitaire. En unissant leurs efforts, l’État et la société civile aspirent à enrayer la tragédie routière et à instaurer une culture de prévention durable, plaçant la protection de la vie humaine au sommet des priorités nationales.
Saraha Cheriet






