Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a présidé hier à Alger, les travaux de la première réunion du Conseil supérieur de la communauté scientifique nationale à l’étranger. Cette rencontre s’est déroulée en présence du coordinateur national du Conseil, le professeur Elias Zerhouni, ainsi que des membres du Conseil venus de différents pays d’Europe, d’Asie et d’Amérique.
Dans le cadre d’une démarche stratégique visant à impliquer les compétences nationales résidant à l’étranger dans le processus de développement global, la création du Conseil supérieur de la communauté scientifique nationale à l’étranger a été annoncée en vertu du décret présidentiel n° 26-293 du 7 septembre 2026.
Dans son allocution prononcée à cette occasion, le ministre de l’Enseignement supérieur, Kamel Baddari, a souligné que la création de cette instance concrétise l’orientation stratégique de l’État algérien et la vision du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, pour l’édification d’une « Nouvelle Algérie » fondée sur l’économie de la connaissance, le partenariat institutionnel et un développement global. Il a également affirmé que ce Conseil marque une transition majeure : on passe de relations conjoncturelles et de contacts isolés avec les compétences à l’étranger à des relations institutionnelles pérennes, permettant une participation effective à l’édification de l’économie nationale. Les chercheurs et scientifiques établis à l’étranger ont ainsi été qualifiés de partie intégrante du capital humain et du potentiel scientifique de la nation. Le ministre Baddari a ajouté que le Conseil sera chargé de plusieurs missions principales, notamment fournir des conseils scientifiques et technologiques pour soutenir et moderniser l’économie nationale, promouvoir l’économie de la connaissance en se concentrant sur les technologies modernes, au premier rang desquelles l’intelligence artificielle et ses applications, soutenir les domaines liés à la sécurité future comme la cybersécurité, la sécurité énergétique, sanitaire, alimentaire et hydrique, ainsi que consolider les liens scientifiques et technologiques tout en dynamisant les partenariats dans les différents secteurs industriels, agricoles et culturels. Le ministre de l’Enseignement supérieur a conclu son discours en insistant sur la lourde responsabilité qui incombe aux membres pour atteindre les nobles objectifs du Conseil. Il convient de signaler que la réunion d’aujourd’hui intervient quelques jours après la publication du décret présidentiel n° 26-293 du 7 septembre 2026, portant création du Conseil supérieur de la communauté scientifique nationale à l’étranger, et fixant ses missions, sa composition et son organisation. Placé auprès du président de la République en tant qu’instance consultative, ce Conseil a pour mission de contribuer au partage de connaissances et d’expertises, d’assurer une veille stratégique sur les technologies de pointe ou en cours de développement, et de renforcer la participation au dialogue scientifique national et international sur les grands enjeux contemporains. Le Conseil se compose d’un président et de trente-neuf (39) membres, répartis entre trente (30) membres choisis parmi les compétences scientifiques nationales à l’étranger sur la base de leur envergure scientifique internationale et de leurs spécialités stratégiques, de la santé et de l’économie de la connaissance, six (6) représentants des ministères chargés respectivement de la Défense nationale, des Affaires étrangères, des Finances, et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et trois (3) dirigeants algériens d’entreprises économiques implantées à l’étranger et contribuant à la recherche appliquée et à l’innovation. Le Conseil peut également faire appel à toute personne ou instance susceptible de l’aider dans l’accomplissement de ses travaux. Le Conseil est chargé d’apporter une expertise scientifique et technologique issue du savoir-faire de la communauté scientifique nationale à l’étranger dans tous les domaines liés aux axes de développement national. À ce titre, il est notamment chargé de contribuer au renforcement de la participation des compétences scientifiques nationales à l’étranger et de proposer des mécanismes durables pour les connecter au système national d’enseignement supérieur, de recherche scientifique et d’innovation afin de développer le capital humain et de réaliser le développement économique, social, scientifique, technique et culturel du pays. Il doit également formuler des visions et des propositions relatives aux projets d’importance nationale initiés par l’État ou proposés par le Conseil, contribuer à l’évaluation de leur faisabilité scientifique et technologique, et participer au développement du système national d’enseignement supérieur et de recherche scientifique conformément aux standards internationaux en vue de réussir la transition vers l’économie de la connaissance.
Sarah Cheriet






