Selon le Conseil d’administration du FMI: L’Algérie affiche une croissance solide et résiliente

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Selon le communiqué de presse officiel n° 26/290 rendu public, ce lundi, par le Fonds Monétaire International (FMI) à l’issue des consultations menées au titre de l’Article IV avec l’Algérie, l’économie algérienne traverse une période de transformation dynamique et prometteuse. Le rapport met en lumière l’efficacité des stratégies nationales axées sur la modernisation des infrastructures, l’encouragement de l’investissement privé et l’élargissement de la base productive. Grâce à une orientation claire vers la diversification et à un cadre macroéconomique solide, le pays enregistre des avancées majeures qui renforcent sa stabilité financière et ouvrent des perspectives d’avenir extrêmement favorables.

La dynamique de croissance observée à travers l’ensemble du territoire témoigne d’une résilience remarquable et d’une maturité économique croissante. Les données publiées par les institutions financières internationales confirment une expansion solide du produit intérieur brut, tirée en grande partie par la vitalité du secteur non hydrocarbures. Cette performance s’explique par la montée en puissance des projets industriels nationaux, l’essor du secteur agricole modernisé et l’expansion continue des services. L’effort massif consenti dans les investissements publics crée un effet d’entraînement bénéfique sur l’ensemble de l’écosystème entrepreneurial, favorisant ainsi la création d’emplois durables et le développement du capital humain.

L’un des succès les plus emblématiques de cette phase de renouveau réside dans les progrès tangibles accomplis en matière de diversification économique. L’économie nationale réussit progressivement à s’émanciper de sa dépendance historique vis-à-vis des seules ressources fossiles en valorisant de nouveaux moteurs de richesse. Le développement des filières hors hydrocarbures permet d’inscrire la croissance dans la durée en la rendant plus autonome et moins vulnérable aux aléas des marchés mondiaux. Cette mutation structurelle est appuyée par des politiques publiques ambitieuses qui facilitent l’accès au foncier industriel, encouragent l’innovation technologique et soutiennent les jeunes entreprises à fort potentiel.Parallèlement à la diversification industrielle, le secteur de l’énergie continue de jouer un rôle stratégique de catalyseur pour la modernisation du pays. La conjoncture favorable sur les marchés mondiaux des hydrocarbures génère des ressources financières appréciables qui sont directement réinvesties dans le tissu économique national. Ces revenus d’exportation renouvelés offrent aux autorités une marge de manœuvre précieuse pour accélérer le déploiement des grands projets d’aménagement du territoire, moderniser le réseau de transport et renforcer la sécurité énergétique et hydraulique du pays. L’intégration progressive des énergies renouvelables au sein du mix énergétique national illustre la volonté ferme de concilier abondance énergétique et durabilité environnementale.

Une croissance soutenue tirée par l’investissement public mais confrontée à des pressions inflationnistes

L’activité économique globale en Algérie conserve une dynamique robuste. L’expansion du produit intérieur brut réel s’est établie à 3,9 % en 2025, marquant une légère progression par rapport aux 3,7 % enregistrés en 2024. Cette performance s’explique en grande partie par la vitalité de l’investissement public, moteur essentiel de la commande nationale. Dans le secteur hors hydrocarbures, la croissance s’est maintenue à un niveau élevé de 4,3 % en 2025, avant de se stabiliser autour de 4 % attendus pour l’année 2026. Le secteur des hydrocarbures, quant à lui, connaît des évolutions plus volatiles, prévoyant un rebond de 2,7 % en 2026 après plusieurs années de fluctuations.Cependant, ce rythme de croissance soutenu s’accompagne d’une remontée sensible des tensions sur les prix. Après une période de désinflation marquée, l’inflation globale a connu une accélération marquée, passant d’un taux négatif de -2,0 % à la fin du troisième trimestre 2025 à 5,2 % au début du deuxième trimestre 2026. Cette poussée s’explique par la fin du cycle de baisse des prix des produits alimentaires de base et par une hausse rapide du coût des bijoux, directement alignée sur la flambée des cours mondiaux de l’or. Les projections tablent sur une moyenne annuelle de l’inflation à 5,5 % pour l’exercice 2026, avant une stabilisation progressive autour de 3,8 % à moyen terme.

L’érosion des marges de sécurité et la question de la dette publique

Le principal défi macroéconomique auquel fait face l’Algérie réside dans l’ampleur de son déficit budgétaire. Malgré une réduction temporaire en 2025 grâce à des transferts exceptionnels d’intérêts et de bénéfices en provenance des entreprises publiques et de la Banque d’Algérie, le solde financier de l’État reste lourdement déficitaire. Le déficit budgétaire global a atteint 10,5 % du produit intérieur brut en 2025 et devrait se maintenir à un niveau élevé de 9,6 % en 2026. Sans ajustement budgétaire majeur, la trajectoire des finances publiques prévoit le maintien de déficits proches de 10 % au cours des années suivantes.

Pour financer ces besoins considérables, le Trésor public a de plus en plus recours à la création monétaire et aux concours financiers directs de la banque centrale. Cette pratique de financement monétaire alimente la liquidité globale de l’économie mais accroît la masse monétaire en circulation, créant ainsi des risques de dépréciation monétaire et de persistance de l’inflation. Parallèlement, l’encours de la dette publique totale, hors garanties accordées par l’État, s’est inscrit sur une courbe ascendante préoccupante. Évalué à 47,7 % du produit intérieur brut en 2023, l’endettement public s’est détérioré pour atteindre 52,1 % en 2025 et 53,2 % en 2026. Selon les trajectoires prospectives, ce ratio pourrait dépasser le seuil de 70 % d’ici la fin de la décennie, accentuant la dépendance du secteur souverain vis-à-vis du système bancaire domestique.Sur le plan extérieur, les comptes de la nation ont également subi d’importantes tensions. Le compte courant de la balance des paiements a enregistré un creusement significatif en 2025, atteignant un déficit équivalent à 8,9 % du produit intérieur brut. Cette dégradation s’explique par une forte expansion des importations conjuguée à une contraction des recettes tirées de l’exportation d’hydrocarbures. Ce déséquilibre s’est traduit par un prélèvement direct sur les réserves de change officielles du pays, lesquelles sont passées de 70,6 milliards de dollars à la fin de l’année 2023 à 51,0 milliards de dollars à la fin de l’année 2025.

Le répit temporaire offert par les marchés énergétiques et les perspectives à moyen terme

Les perspectives économiques à court terme bénéficient d’une amélioration temporaire en raison du redressement des cours pétroliers. Avec un prix moyen du pétrole brut anticipé à environ 92,6 dollars le baril pour l’année 2026, l’Algérie devrait enregistrer un rebond sensible de ses recettes d’exportation et de ses rentrées fiscales pétrolières. Cette conjoncture favorable devrait permettre de ramener le déficit du compte courant à un niveau plus modéré de 1,9 % du PIB en 2026 et d’amortir provisoirement l’érosion des avoirs extérieurs.Toutefois, cette embellie liée à la conjoncture internationale ne masque pas les tendances plus lourdes anticipées pour le moyen terme. À mesure que les cours des matières premières s’orienteraient vers une normalisation — prévus autour de 71,8 dollars le baril à l’horizon 2031 —, la croissance du PIB réel devrait progressivement ralentir pour s’établir autour de 2,9 % par an. Dans ce contexte, la persistance des déficits jumeaux (budgétaire et extérieur) entraînerait un épuisement continu des réserves de change, qui pourraient s’abaisser sous le seuil des 20 milliards de dollars à l’horizon 2031, représentant à cette échéance environ trois mois d’importations de biens et services.Les risques pesant sur ce scénario de référence demeurent principalement orientés à la baisse. Une chute brutale et durable des prix mondiaux de l’énergie constituerait le risque externe le plus immédiat pour la trajectoire macroéconomique. Sur le plan interne, un dérapage budgétaire accru accentuerait les menaces sur la viabilité de la dette et renforcerait l’interdépendance financière entre les entités publiques et les banques nationales. De plus, l’utilisation prolongée de la planche à billets risquerait de déstabiliser l’ancrage des anticipations d’inflation et de compromettre la crédibilité des institutions monétaires.

Le retrait du GAFI valide la mutation du système financier algérien

Sur le plan de la gouvernance et de la régulation financière, l’Algérie a franchi une étape historique saluée par l’ensemble de la communauté internationale. Le retrait du pays de la liste de la Groupe d’action financière (GAFI) des juridictions sous surveillance renforcée constitue une reconnaissance éclatante de l’efficacité des réformes engagées pour moderniser le système bancaire et financier. Cette réalisation majeure renforce la crédibilité des institutions financières nationales, accroît la transparence des flux de capitaux et rehausse l’attractivité du pays auprès des bailleurs de fonds et des investisseurs internationaux. Elle facilite également les transactions commerciales transfrontalières, offrant ainsi aux entreprises algériennes un accès plus fluide aux marchés financiers mondiaux.La consolidation du secteur bancaire public et privé représente un autre pilier fondamental de cette trajectoire vertueuse. Les établissements financiers nationaux affichent des niveaux de liquidité et de rentabilité très satisfaisants, leur permettant de jouer pleinement leur rôle de financeurs de l’économie réelle. La digitalisation des services financiers, l’extension de l’inclusion financière et le développement de produits bancaires innovants participent activement à la modernisation du commerce et à l’intégration progressive du secteur informel au sein du circuit économique officiel. Ces avancées contribuent à bâtir un système financier moderne, résilient et capable de soutenir les projets de grande envergure.Les perspectives d’avenir pour le secteur privé n’ont jamais été aussi prometteuses. La mise en œuvre continue de réformes visant à simplifier le cadre réglementaire, à alléger les démarches administratives et à garantir l’égalité des chances entre les opérateurs économiques crée un climat de confiance inédit. L’instauration d’un environnement des affaires plus prévisible et attractif encourage le partenariat public-privé et stimule les investissements directs, tant nationaux qu’étrangers. Cette dynamisation du secteur privé favorise la montée en gamme de la production nationale, améliore la compétitivité des produits algériens à l’exportation et transforme l’Algérie en un pôle industriel régional compétitif.

L’Algérie s’affirme comme un acteur clé en Afrique

Sur le plan international et régional, l’Algérie affirme de plus en plus sa position de carrefour stratégique entre l’Europe, le bassin méditerranéen et le continent africain. L’intensification des échanges commerciaux, la concrétisation d’infrastructures d’interconnexion transsahariennes et la conclusion d’accords de partenariat stratégique dans les domaines de l’énergie et de l’industrie ouvrent d’immenses débouchés pour les entreprises locales. L’intégration accrue dans la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) offre un levier puissant pour diversifier les partenaires commerciaux, stimuler les exportations non hydrocarbures et positionner le pays comme un acteur économique central sur le continent.L’engagement des autorités en faveur du progrès social accompagne harmonieusement ces succès économiques. Les retombées positives de la croissance sont canalisées vers l’amélioration du niveau de vie des citoyens, la valorisation des compétences et la protection des franges les plus vulnérables de la population. Les investissements massifs dans les secteurs de l’éducation, de la santé, du logement et de la formation professionnelle garantissent une répartition équitable des fruits du développement. En conciliant rigueur macroéconomique, modernisation structurelle et justice sociale, l’Algérie construit avec assurance un modèle économique équilibré, souverain et résolument tourné vers une prospérité durable pour les générations futures.

Mohamed B.

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