Avec 181 millions d’euros d’impôts enregistrés: Moeve prévoit de céder ses actifs pétroliers en Algérie d’ici 2030

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Selon des informations et analyses publiées par les médias économiques espagnols « El País », «Cinco Días », « El Economista » et l’agence « Europa Press », ou encore « Reuters », le groupe énergétique espagnol Moeve (ex-Cepsa), présent en Algérie depuis 35 ans,   anticipe la cession de l’ensemble de ses actifs pétroliers et gaziers en Algérie d’ici 2030.

Cette décision s’inscrit dans le cadre de sa stratégie globale de transition énergétique baptisée « Positive Motion », visant à réorienter les investissements vers les énergies à faible empreinte carbone. Les écrits comptables et financiers du groupe mettent en lumière une présence active dans quatre gisements majeurs du Sahara algérien, assortie d’une contribution significative aux résultats opérationnels de la compagnie. Le directeur général de la multinationale espagnole, Maarten Wetselaar, a confirmé qu’il serait surpris de voir ces concessions figurer encore dans le portefeuille de la société à l’horizon 2030. Cette annonce prolonge la dynamique de désengagement amorcée depuis 2022 sur la plupart de ses participations dans la production brute de pétrole, notamment en Asie et en Amérique du Sud, sans toutefois formaliser de transaction définitive ni d’interruption immédiate de l’exploitation sur le sol algérien. Les états financiers audités de l’exercice 2025 précisent la répartition des participations de Moeve au sein des opérations conjointes régies par le cadre contractuel local. La société détient 75 % dans le gisement de Bir El Msana, 49 % dans celui de Rhour de El Khrouf, 37,13 % au niveau du champ d’Ourhoud et 11,25 % dans le projet gazier de Timimoun. Sur le plan de la rentabilité opérationnelle pour 2025, le gisement d’Ourhoud s’impose largement comme le principal levier financier de l’entreprise dans le pays, affichant un chiffre d’affaires consolidé de 223 millions d’euros pour un bénéfice net de 98 millions d’euros. De son côté, le périmètre de Rhour de El Khrouf a généré 92 millions d’euros de revenus malgré une perte nette de 12 millions d’euros. Aussi, Bir El Msana et Timimoun ont rapporté respectivement 53 millions et 25 millions d’euros de revenus, dégageant des profits nets de 20 millions et 8 millions d’euros. L’empreinte budgétaire du groupe en Algérie se traduit par une hausse très sensible de sa fiscalité locale. Le rapport de gestion fait état de 181 millions d’euros versés au titre de l’impôt sur les sociétés pour l’année 2025, contre 103 millions d’euros en 2024, soit une progression nette de 75,7 % sur un an. Par ailleurs, le volume des activités algériennes a généré un impact positif de 52 millions d’euros sur la variation de l’EBITDA ajusté de la division Exploration et Production, laquelle a atteint 259 millions d’euros sur la période. Les indicateurs opérationnels du premier semestre 2026 confirment la continuité des flux de production. La montée en puissance du gisement d’Ourhoud, soutenue par le forage de puits additionnels au cours du deuxième trimestre, a permis de compenser le déclin naturel des champs de Timimoun et de Bir El Msana. Parallèlement, la coopération institutionnelle avec la compagnie nationale Sonatrach s’oriente résolument vers la décarbonation. En octobre 2024, les deux entités ont signé à Oran un protocole d’accord portant sur une étude de faisabilité dédiée à la production et à l’exportation d’hydrogène vert et de ses dérivés vers l’Europe. Ce repositionnement répond directement aux objectifs de Moeve, qui prévoit un plan d’investissement de 8 milliards d’euros visant à générer plus de la moitié de ses bénéfices à partir d’énergies durables d’ici la fin de la décennie.

Mohamed B.

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