Ce matin, partout à travers le pays, les établissements scolaires s’apprêtent à faire sonner leurs cloches pour rouvrir leurs portes et accueillir près de 12 millions d’élèves des trois cycles d’enseignement (primaire, moyen et secondaire) à l’occasion de la rentrée des classes.
Cette rentrée scolaire intervient dans le sillage des directives du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, données lors de la dernière réunion du Conseil des ministres, à travers lesquelles il a souligné la nécessité d’une exploitation optimale des acquis et privilèges réalisés récemment au profit du secteur de l’éducation, de manière à garantir une rentrée scolaire réussie et distinguée. Le Président de la République a instruit le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saaoui, sur l’impératif d’exploiter ces acquis dans le cadre d’une gestion méthodique et étudiée garantissant la qualité et la performance, tout en insistant sur l’importance de bien investir dans les ressources humaines considérables dont dispose désormais le secteur et qui ont acquis une grande expérience depuis l’indépendance.
La nouvelle année scolaire 2026-2027, s’inscrit dans un cadre dynamique où le ministère de l’Éducation nationale déploie une série de mesures ambitieuses visant à consolider l’encadrement pédagogique, élargir le réseau des infrastructures d’enseignement et moderniser en profondeur les contenus ainsi que les méthodes pédagogiques. L’un des axes majeurs de cette rentrée repose sur un renforcement inédit des ressources humaines. Le secteur éducatif enregistre l’arrivée de près de 64 000 nouveaux enseignants, lauréats du récent concours de recrutement organisé pour les trois cycles d’enseignement. Affectés selon un classement rigoureux basé sur le mérite, ces nouveaux acteurs de l’éducation rejoignent dès à présent les établissements dans lesquels ils ont été nommés. Les procédures d’installation ont déjà débuté avec le dépôt des dossiers administratifs et la signature officielle des procès-verbaux de prise de fonction. Ces enseignants intègrent le secteur en qualité d’enseignants stagiaires et suivront un programme de formation spécifique et obligatoire avant leur titularisation définitive à leurs postes respectifs. Cet apport massif d’effectifs intervient à un moment stratégique où le nombre total d’enseignants en activité dans les trois cycles dépasse désormais la barre des 630 000 professionnels. Ceux-ci sont répartis à travers un réseau national qui compte environ 30 000 établissements scolaires, selon les données récentes de la tutelle. Toutefois, pour garantir une couverture totale du territoire et combler les postes restés vacants à la suite des départs à la retraite ou des mutations, le ministère fera de nouveau appel au recrutement sous contrat. À cet effet, la plateforme numérique dédiée au recrutement des enseignants contractuels sera ouverte en parallèle avec le coup d’envoi de la rentrée. La sélection et l’affectation s’effectueront de manière progressive en fonction des besoins réels exprimés par les différentes directions de l’éducation, sur la base d’un recensement sur le terrain afin d’assurer une gestion rationnelle des ressources humaines. Parallèlement à la gestion des effectifs, le volet des infrastructures connaît une avancée significative. Le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville a annoncé la livraison de 289 nouveaux équipements publics éducatifs spécialement conçus pour cette rentrée 2026-2027. Cette nouvelle offre infrastructurelle comprend 151 écoles primaires, 90 collèges d’enseignement moyen et 48 lycées. Ces réalisations visent directement à réduire la surcharge des classes, à rapprocher l’école des lieux de résidence des élèves et à offrir des conditions d’apprentissage optimales. De surcroît, le programme de livraison se poursuivra tout au long des prochains mois afin d’atteindre un total de 385 établissements réceptions d’ici la fin de l’année 2026, portant le nombre total d’infrastructures neuves à 207 écoles primaires, 122 collèges et 56 lycées. Sur le plan pédagogique, l’année scolaire 2026-2027 marque une étape décisive dans la restructuration du parcours éducatif. La mesure phare réside dans l’introduction de la langue anglaise comme unique langue étrangère enseignée dès la troisième année du cycle primaire. Dans le même temps, l’enseignement de la langue française se trouve désormais décalé à la quatrième année du primaire. Ce réaménagement profond des programmes et de l’organisation pédagogique découle d’une volonté d’adapter l’école algérienne aux évolutions scientifiques, technologiques et linguistiques globales. En somme, le secteur de l’éducation aborde cette nouvelle année avec des atouts considérables, caractérisés par l’injection de milliers de nouveaux enseignants, le renforcement du parc immobilier scolaire et une révision ciblée des programmes. L’ensemble de ces efforts conjugués témoigne de la volonté des autorités de garantir un enseignement de qualité et de répondre efficacement aux attentes des élèves et de leurs familles à travers toutes les régions du pays.
Rym Hamzaoui






