Algérie – Mauritanie: Le fret aérien comme nouveau levier d’exportation

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La consolidation des lignes de fret aérien entre l’Algérie et la Mauritanie représentent un levier stratégique majeur pour l’expansion des exportations algériennes. En reliant directement les aéroports algériens à l’aéroport international de Nouakchott-Oumtounsy via la division Cargo d’Air Algérie, les opérateurs économiques disposent désormais d’une alternative logistique performante, venant compléter les voies terrestres et maritimes.

Cette connexion aérienne s’effectue aussi bien par des appareils entièrement dédiés au transport de marchandises que par la capacité d’emport disponible dans les soutes des vols commerciaux de passagers. Sur le plan technique, la flotte de cargos dédiés, comme le Boeing 737-800BCF, offre une capacité d’emport utile pouvant atteindre près de 19,2 tonnes pour un volume disponible d’environ 156 mètres cubes. En parallèle, les vols réguliers de passagers fournissent une souplesse complémentaire dont le volume utile varie en fonction de la configuration de l’appareil, du nombre de passagers et de la ligne. Cette infrastructure permet aux exportateurs d’adapter précisément leurs envois, qu’il s’agisse de petites cargaisons de quelques dizaines de kilogrammes ou de lots plus volumineux de plusieurs tonnes, sans devoir attendre la consolidation d’un conteneur maritime complet ou le chargement intégral d’un camion semi-remorque. Le recours à la voie aérienne s’avère particulièrement pertinent pour des catégories spécifiques de marchandises.

Il s’agit notamment des pièces de rechange critiques, des composants industriels, des équipements professionnels, du matériel électrique et électronique, ainsi que des produits à haute valeur ajoutée. De plus, ce mode de transport est idéal pour les commandes urgentes ou les denrées agricoles et alimentaires hautement périssables exigeant des délais d’acheminement extrêmement réduits. Il demeure toutefois essentiel pour les entreprises de bien maîtriser les mécanismes de tarification du fret aérien. La facturation ne repose pas uniquement sur le poids réel de la marchandise, mais sur le poids taxable, qui correspond à la valeur la plus élevée entre le poids réel et le poids volumétrique. Ce dernier est calculé selon la formule standard appliquant la longueur multipliée par la largeur et la hauteur en centimètres, le tout divisé par 6000. Ainsi, un colis pesant réellement 45 kilogrammes peut se voir facturer sur la base de 80 kilogrammes si ses dimensions géométriques sont imposantes. C’est pourquoi les produits denses, de faible encombrement et de valeur élevée présentent une rentabilité optimale pour ce type de transport.

Maria T.

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