Avec 53 médailles, dont 20 en or, 17 en argent et 16 en bronze obtenues à Oran en 2022, la délégation algérienne pourra-t-elle égaler ou améliorer son record lors de la 20e édition des Jeux méditerranéens, prévue du 21 août au 3 septembre à Tarente (Italie) ? Ce sera difficile, voire impossible au vu des forces en présence. Les responsables sportifs du pays revoient logiquement leurs ambitions à la baisse, comme l’a laissé entendre, il y a quelques jours, le président du Comité olympique algérien, Abderrahmane Hammad. « La mission ne sera pas facile », a-t-il reconnu tout en soulignant que « pour les athlètes prenant part pour la première fois à ce rendez-vous, ces Jeux constitueront également une occasion d’acquérir de l’expérience et de se mesurer à des sportifs de haut niveau. »
Il est à noter que l’Algérie participe aux JM de Tarente, qui débutent ce vendredi, avec une forte délégation composée de 248 athlètes, dont 151 messieurs et 97 dames, engagés dans 27 disciplines. Comme c’est souvent le cas, la délégation algérienne misera sur les disciplines traditionnelles comme l’athlétisme, la boxe ou encore le judo pour engranger des médailles, mais il faudra aussi compter avec la gymnastique emmenée par Kaylia Nemour. La championne olympique algérienne ne sera pas la seule star présente en Italie, le coureur du 800 m Djamel Sedjati et le spécialiste du triple saut, Mohamed Yasser Triki, seront également de la partie. En revanche, Imane Khelif sera la grande absente de ces Jeux. L’entraîneur de l’équipe de boxe n’a pas voulu s’attarder sur les raisons de sa non-participation, il a juste préciser que « son nom ne figure pas dans la liste des boxeurs et boxeuses retenus par la Fédération algérienne de boxe (FABB) pour cette échéance ». Il est clair qu’il y a un problème Imane Khelif que les instances sportives n’arrivent toujours pas à résoudre. Il va falloir être fixé sur son cas avant la grande échéance des JO de 2028 à Los Angeles.
Il faut dire que les Jeux méditerranéens est une compétition intermédiaire. Les pays de la rive nord de la Méditerranée n’envoient pas leurs meilleurs athlètes, ils se contentent souvent d’une participation avec des jeunes espoirs et des athlètes de deuxième, voire de troisième choix dans pratiquement toutes les disciplines. Mais ça reste un beau challenge pour nos représentants surtout si on prend en considération le gouffre qui sépare les deux rives en termes de niveau. À quelques exceptions près, il n’y a pas photo, notamment en natation. Les Algériens tenteront néanmoins de tirer leur épingle du jeu en raflant un maximum de médailles. Ils pourront prolonger la dynamique de 2022 où ils ont terminé à la 4e place du classement général, le meilleur classement jamais obtenu. Ce sera dur de rééditer cet exploit, d’autant qu’en 2022 les Jeux se sont déroulés chez nous, mais on peut aspirer à une représentation digne et à la hauteur de nos espérances.
Ali Nezlioui






