Les Algériens ont commémoré, lundi, le 49e anniversaire de la disparition de Moufdi Zakaria, poète de la Révolution et auteur de « Kassaman », l’hymne national. Cette date a été l’occasion de revenir sur son parcours militant, littéraire et médiatique ainsi que sur la richesse de son héritage.
Dans le cadre de la manifestation « Rencontre de la poésie », l’Association El Kalima pour la culture et l’information a organisé une conférence intitulée « Moufdi Zakaria : le parcours militant, médiatique et littéraire ». La rencontre a permis de mettre en lumière les différentes facettes de son œuvre, au-delà de son statut d’auteur de l’hymne national. Les intervenants ont souligné le rôle majeur joué par Moufdi Zakaria dans la formation de la conscience nationale. À travers ses poèmes et ses écrits, il a accompagné le combat du peuple algérien contre le colonialisme et contribué à inscrire l’épopée de la Révolution dans la mémoire collective.
Né le 12 juin 1908 à Beni Isguen, dans la wilaya de Ghardaïa, Moufdi Zakaria s’est engagé dès les années 1930 dans le Mouvement national. Arrêté et emprisonné à plusieurs reprises par l’administration coloniale, il a composé « Kassaman » à la prison de Barberousse en 1955 avant de contribuer, après son évasion, à la création du journal El Moudjahid. Son œuvre comprend plusieurs recueils majeurs, dont « La Flamme sacrée », « À l’ombre des oliviers » et « Inspiré de l’Atlas ». Il a également immortalisé l’histoire de l’Algérie dans « L’Iliade algérienne », une œuvre de mille vers retraçant les grandes étapes du pays. Les participants ont également évoqué ses lettres familiales, ses manuscrits et ses enregistrements sonores, que la Fondation Moufdi Zakaria œuvre à rassembler et à préserver. Cet héritage constitue une composante essentielle de la mémoire historique et culturelle nationale, appelée à être transmise aux générations futures.
R.B






