En expliquant pourquoi les projets miniers à Annaba et Béjaïa sont très importants pour le développement de l’économie algérienne et sa promotion en dehors du secteur des hydrocarbures, le professeur en sciences économiques, Hakim Bouharb confirme que la réunion présidée par le Président de la République Abdelmadjid Tebboune, consacrée au suivi des projets structurels dans le secteur des mines et de la métallurgie, traduit une forte volonté politique de continuer à impulser ces projets stratégiques et d’en accélérer le rythme de réalisation.
Intervenant, hier, dans l’émission « Invité du matin » sur la Chaîne 1 de la Radio nationale, l’expert en économie a souligné que cette rencontre véhiculait plusieurs signaux forts. En premier lieu, elle démontre une volonté de piloter les grands chantiers nationaux avec fermeté et méthode. Il s’agit également de mesurer l’avancement réel des promesses présidentielles, en mettant un accent particulier sur la tenue des échéanciers, la finalisation des équipements de base ainsi que le déblocage des contraintes financières, administratives ou techniques qui risqueraient de freiner le déploiement de ces initiatives.
Dans ce même contexte, M. Bouharb a ajouté : « Ce suivi présidentiel continu reflète la grande importance que les hautes autorités accordent au secteur minier et métallurgique, considéré comme l’un des moteurs essentiels de la diversification de l’économie nationale et de la réduction progressive de la dépendance à l’économie de rente. C’est un message clair adressé aux acteurs économiques. » Pour l’invité de la Chaîne 1, l’Algérie s’oriente résolument vers un saut qualitatif dans l’investissement minier et le renforcement de la contribution de ce secteur au développement économique du pays. Et de poursuivre « l’État continue d’accorder la priorité au secteur minier dans le cadre de sa stratégie visant à diversifier les sources de revenus, à travers le développement des industries transformatrices et le refus de se contenter d’exporter des matières premières, ce qui permet d’augmenter la valeur ajoutée des richesses minières et de renforcer l’industrie nationale. » Dans ce même sillage, M. Bouharb a précisé que le véritable enjeu de ces projets réside dans le renforcement des exportations hors hydrocarbures, via l’augmentation des exportations de produits miniers et d’engrais, et l’apport de ressources supplémentaires en devises. Il s’agit également de soutenir les industries transformatrices locales et de créer des emplois directs et indirects dans les domaines des mines, de l’industrie, des transports et des services. Il a en outre souligné : « Le développement de l’industrie locale, à travers la fabrication d’engrais, d’acier et de divers produits métalliques en Algérie, est de nature à augmenter la valeur ajoutée des ressources naturelles, tout en améliorant les infrastructures, notamment le réseau ferroviaire et les ports, ce qui profitera à d’autres secteurs économiques. »
Pour conclure, l’enseignant-chercheur en économie Hakim Bouharb a soutenu que si ces chantiers parviennent à entrer en phase d’exploitation industrielle dans les temps prévus, la filière minière a le potentiel de se hisser au deuxième rang des plus importante source de revenus nationaux après les hydrocarbures au cours des prochaines années. Il a néanmoins rappelé que cette ambition dépendra entièrement de la concrétisation sur le terrain des investissements et du maintien d’un rythme d’extraction pérenne.
M.B.






