Nous y voilà ! La Coupe du monde 2026 arrive à son point culminant avant le baisser de rideau prévu ce soir à l’issue de la finale opposant l’Argentine à l’Espagne au MetLife Stadium de New York, à partir de 20h.
Une finale inédite, 100% hispanophone, qui s’annonce palpitante et indécise entre deux sélections occupant le haut du panier. Elles faisaient partie des prétendantes au titre, du coup leur présence à l’ultime stade de la compétition n’est pas du tout une surprise, même si leur parcours jusqu’à la finale n’a pas été un long fleuve tranquille, particulièrement pour les Argentins ayant passé par toutes les émotions durant ce Mondial. Ils ont parfois frôlé la correctionnelle, mais les camarades de Messi ont su chaque fois renverser la vapeur grâce à une force de caractère à toutes épreuves, une culture de la gagne ancrée dans leurs gênes et une foi inébranlable en leurs possibilités. Ce qui constitue un cocktail étonnant et détonnant contre lequel des équipes comme l’Egypte, la Suisse et surtout l’Angleterre se sont cassé les dents. Les poulains de Scaloni ont cette capacité à faire basculer les rencontres dans les moments décisifs, même si on leur reproche souvent leur agressivité excessive.
Lors de la finale, leur motivation sera décuplée, ils voudront conserver le titre remporté il y a quatre ans au Qatar face à la France. « J’espère que nous gagnerons, mais si nous ne gagnons pas je pense que ce parcours a été incroyable et un exemple pour tout le monde, j’espère que cela aidera notre peuple, notre pays », a déclaré Scaloni à la veille de la rencontre, tout en insistant sur l’unité du pays grâce aux exploits de l’Albiceleste. « Nous avons retrouvé quelque chose d’extrêmement précieux, à savoir le fait que les gens regardent nos matches à la télévision, en portant le maillot de l’Argentine et en s’enlaçant », a-t-il souligné.
Côté espagnol, on mise surtout sur un collectif homogène et redoutable d’efficacité ayant débuté la compétition timidement pour monter en puissance au fil des rencontres. La leçon technico-tactique administrée, lors de la demi-finale, à l’équipe de France, pourtant impressionnante depuis l’entame du Mondial, a été un modèle du genre. Quand la Roja évolue à ce niveau, elle est tout simplement irrésistible. Elle représente la force tranquille lors de cette finale face au volcan argentin. « La recette, c’est le travail, encore le travail et toujours le travail. Même ainsi, tout ne se passe pas toujours comme prévu. Alors, quand ça coince, il faut continuer à bosser et s’entourer de bonnes personnes : des joueurs exceptionnels et un staff technique compétent », a expliqué le discret coach espagnol, Luis de la Fuente, qui ira chercher, ce soir, le deuxième titre mondial de l’Espagne avec les mêmes ingrédients, mais une nouvelle génération, après celle de 2010 emmenée par les Iniesta, Xavi, Ramos et autres Casillas. « Ce qui compte, c’est la ruche, pas l’abeille seule, car l’essentiel, c’est toujours l’équipe dans son ensemble. C’est une leçon que nous ne devons jamais oublier », insiste Luis de la Fuente. Il peut néanmoins compter sur son jeune prodige Lamine Yamal, le successeur naturel de Lionel Messi à Barcelone. « Lamine est en forme, tout le groupe a bien travaillé et nous espérons éviter toute mauvaise surprise demain. Lamine est Lamine, et Messi est un joueur unique, un véritable modèle par son attitude et son comportement, d’autant plus impressionnant à son jeune âge et dans cette Coupe du monde exceptionnelle. ». Un match dans le match au grand plaisir des puristes. Est-ce qu’on assistera à un passage de témoin ou bien le règne de l’astre argentin se terminera-t-il par un nouveau sacre ?
Ali Nezlioui






