Du professeur Abderrahmane Mebtoul expert international
Cette conférence s’est articulée autour de cinq axes directeurs : brève historique de la Chine , quelques indicateurs économiques de la Chine dont clef de la réussite de la Chine, la valorisation du savoir -Cas Algérie, le poids de la Chine au sein de l’économie mondiale , sa stratégie à travers les Brics+ et la route de la soie et les principaux partenaires commerciaux de la Chine : USA-Europe- Russie -Amérique Latine – Moyen Orient et Afrique dont l’Algérie
1.- Brève historique de la Chine
La République populaire de Chine possède une superficie totale d’environ 9,6 millions de km², ce qui en fait le 4e plus grand pays du monde. Elle partage ses frontières terrestres (longues d’environ 22 800 km), bordée à l’est par l’océan Pacifique (notamment par les mers de Chine) et s’étend vers l’ouest jusqu’aux contreforts de l’Himalaya et de l’Asie centrale avec capitale Pékin (Beijing), située dans le nord du pays, la Chine côtoyant 14 pays , au Nord : Mongolie, Russie et Corée du Nor, à l’Ouest et au Nord-Ouest : Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan, Afghanistan et Pakistan et au Sud et au Sud-Ouest : Inde, Népal, Bhoutan, Myanmar (Birmanie), Laos et Vietnam. La Chine possède l’une des plus anciennes civilisations continues au monde, avec une histoire écrite et une culture qui s’étendent sur plus de 4 000 à 5 000 ans. Berceau de la vallée du fleuve Jaune, cette civilisation a traversé les siècles en façonnant l’écriture, la philosophie et les arts, la construction de la Grande Muraille de Chine s’ étant étalée sur plus de 2 000 ans, du IIIe siècle avant J.-C. jusqu’au XVIIe siècle après J.-C L’histoire de la « colonisation » de la Chine n’a pas été une colonisation de peuplement classique, mais plutôt une « semi-colonisation ». Du milieu du XIXe siècle à la Seconde Guerre mondiale, le pays a été dominé, pillé et découpé en zones d’influence par les puissances occidentales et le Japon, un siècle d’humiliation qui a profondément marqué l’histoire moderne. La domination et le morcellement du territoire chinois prennent officiellement fin avec la victoire des communistes de Mao Zedong et la proclamation de la République populaire de Chine le 1er octobre 1949. Cela met fin au « siècle de la honte », bien que Hong Kong ne soit rétrocédée à la Chine qu’en 1997 et Macao en 1999 La question de Taïwan est le point de friction géopolitique le plus explosif entre la République populaire de Chine (RPC) et les États-Unis. Pour nos amis chinois et ils m’ont adressé ce message « pour Taïwan je vous prie d’utiliser l’expression « la partie continentale de la Chine. Pékin considère l’île autonome comme une « province rebelle » faisant partie intégrante de son territoire et exige sa réunification
2..-Quelques indicateurs économiques de la Chine
Globalement, le total cumulé des importations et exportations de la Chine a atteint un niveau historique de 6 360 milliards de dollars américains. En 2025, le commerce extérieur chinois a atteint un record de 6 480 milliards de dollars (45 470 milliards de yuans). Les exportations ont augmenté de 5,5 % pour s’élever à 3 770 milliards de dollars, tandis que les importations ont stagné (+0,5 %) à 2 580 milliards de dollars. La Chine a ainsi enregistré un excédent commercial historique de près de 1 200 milliards de dollars et en tendance, les exportations de produits à haute valeur ajoutée (véhicules électriques, batteries, panneaux solaires) ont supplanté la fabrication à bas coût traditionnelle, la stagnation des importations s’explique principalement par une consommation locale plus faible que prévu. En 2025, le PIB par habitant de la Chine s’est élevé à 13 968 dollars (environ 100 000 yuans). Cette augmentation est soutenue par une croissance économique globale de 5 %, pour atteindre un Produit Intérieur Brut nominal total de 19 626 milliards de dollars. Le PIB nominal converti avec le taux de change classique ne montre que la valeur financière sur les marchés boursiers mondiaux. Le PIB PPA, lui, ajuste les chiffres en fonction du coût de la vie réel dans chaque pays, permettant une comparaison beaucoup plus fidèle du niveau de vie et du bien-être économique des populations. Si en 2026, le produit intérieur brut (PIB) par habitant de la Chine est estimé à environ 14 874 contre les États-Unis à 94 430 dollars (en valeur nominale). Selon les projections du Fonds Monétaire International (FMI) en termes de volume, son Produit Intérieur Brut ajusté en Parité de Pouvoir d’Achat (PPA) dépasse les 41 240 milliards de dollars, ce qui place la Chine au premier rang mondial devant les États-Unis, le PIB PPA par habitant étant de 29 350 dollars USD et en Parité de Pouvoir d’Achat (PPA) la Chine pèse environ 52 % du PIB des BRICS+ équivalant au poids économique des États-Unis au sein du G7. Le taux d’inflation annuel moyen en Chine pour l’année 2025 s’est établi à 0,5 %. Cette hausse est restée très modérée, le taux de chômage urbain recensé s’est maintenu autour de 5,1 % à 5,3 % tout au long de l’année 2025, devant mentionner qu’en 2025 le poids de la sphère informelle en Chine représente environ 20 % du PIB, générant une valeur estimée à 3 600 milliards de dollars. Elle constitue l’économie souterraine la plus importante au monde en valeur absolue, tout en représentant une part du PIB proportionnellement plus faible que dans d’autres pays émergents comme l’Inde.
Mais la clef de la réussite de la Chine : la valorisation de la connaissance dans la mesure où les fondements du développement de toute société sont la bonne gouvernance et le savoir , une société sans son élite étant comme un corps sans ame. IL ya lieu de ne pas confonde le concept de démocratie à l’occidental, et Etat de Droit devant tenir compte comme l’a montré brillamment l’économiste indien Amara Sen prix Nobel des anthropologies culturelles devant éviter e plaquer des schémas ne tenant pas compte de la morphologie historique des sociétés , la bonne gouvernance est définie comme un ensemble de principes et de pratiques visant à gérer les affaires publiques, économiques ou privées de manière transparente, équitable et efficace , qui protège les citoyens contre l’arbitraire du pouvoir et Etat de droit qui est un système institutionnel dans lequel la puissance publique (l’État, les gouvernants et l’administration) est soumise au respect des règles de droit, garantissant que personne n’est au-dessus de la loi, la Chine rentrant dans ce cadre . Attirés par des investissements massifs et des incitations financières (notamment à Shenzhen), de nombreux scientifiques d’origine chinoise formés ou expatriés aux États-Unis retournent travailler en Chine, ce qui a renforcé le statut du pays dans le domaine de la recherche de pointe. La Chine compte plus de 47,6 millions d’étudiants dans l’enseignement supérieur, dont environ 500 000 étudiants internationaux. Si l’on inclut l’ensemble du système éducatif (de la maternelle à l’université), ce chiffre atteint près de 289 millions d’élèves et étudiants à l’échelle nationale. Les universités chinoises occupent désormais les premiers rangs mondiaux, rivalisant directement avec les meilleures institutions américaines et britanniques. L’Université Tsinghua et l’Université de Pékin sont les deux fers de lance de l’enseignement supérieur en Chine, se classant régulièrement dans le Top 20 international toutes disciplines confondues En tant que leader mondial incontesté de l’innovation, la Chine a enregistré près de 1,8 million de demandes de brevets en une année récente, représentant à elle seule près de la moitié du total mondial. Le pays détient le plus grand parc mondial avec plus de 5,7 millions de brevets actifs en vigueur. La Chine compte actuellement plus de 17 millions d’ingénieurs et environ 2,4 millions de chercheurs scientifiques. Ce vivier technologique est en pleine expansion grâce à une politique de formation massive, le pays formant chaque année plus d’un million de nouveaux ingénieurs (représentant environ un tiers des diplômés mondiaux dans le domaine. Le nombre de chercheurs en sciences et technologies s’élève à 2,4 millions, un chiffre qui a presque doublé par rapport à la décennie précédente et l’Institut de recherche australien (ASPI), la Chine dominant désormais la recherche dans près de 90 % des technologies critiques.
Cette expérience est à méditer pour l’Algérie : pourquoi le peu d’impacts des différentes commissions crées pour attitrer les compétences algériennes de ’étranger durant la période de feu Houari Boumediene, de feu Chadli Bendjedid et feu Abdelaziz Bouteflika . S’il faut se féliciter en ce mois de juin 2026 de la création du Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger pour le développement national , un organe consultatif placé sous l’autorité de la Présidence de la République algérienne, regroupant des scientifiques et chercheurs de renom, dont certains sont en retraite , et il serait intéressant de leur demander pourquoi ils ont fait ou font leur carrière à l’étranger ayant tout donné au pays d’accueil, pouvant seulement apporter leur expérience, d’autres plus nombreux ne pouvant être au niveau de ce comité, travaillant pour des institutions stratégiques donc couvert par le secret pour leur recherche, ne pouvant les livrer à l’Algérie. Aussi, il ne faut pas renouveler les mêmes erreurs du passé, la diaspora scientifique étant très attentive au sort de leurs collègues en Algérie. Car il faut savoir que selon les experts chez les adultes, l’innovation connaît généralement deux pics ,le premier vers 25-35/40 ans (l’innovation conceptuelle, la tranche en Algérie qui connait pour les meilleures compétences l’exode , car le nombre d’algériens envoyés pour formation à l’étranger et qui reviennent est marginal ) et le second vers 55 ans et plus la synthèse et l’expérience). La force de la Chine, comme d’autres pays comme la Corée du Sud a su intégrer sa diaspora au sein de grands laboratoires spécialisées au niveau local.DE ce fait pour sa réussite , le récent comité devra travailler d’une manière permanente et non sporadique en étroite collaboration avec les compétences locales via la création de laboratoires , et surtout éviter cet exode massif de cerveaux de jeunes par des actions concrètes pour retenir ce reste. Cet exode n’est pas propre à l’Algérie car l’exode des cerveaux en Afrique représente une perte majeure de compétences et de capitaux humains, bien plus important que toutes les richesses de matières premières où chaque année, des dizaines de milliers de diplômés qualifiés (médecins, ingénieurs, chercheurs) quittent le continent pour les pays industrialisés à cause du chômage, du manque d’infrastructures, de la mauvaise gouvernance et de rémunérations souvent insuffisantes
3.- Le poids de la Chine au sein de l’économie mondiale
Sans parler des institutions internationales comme le FMI, la BM et d’autres, nous avons trois grande organisations internationales dans le domaine économique
Premièrement le G7 qui est composé des sept puissances économiques suivantes : l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni, l’Union européenne y participant également en tant qu’invité institutionnel représente environ 780 millions d’habitants, ce qui représente moins de 10 % de la population mondiale Ensemble, ces pays pèsent pour plus de 44 % du PIB mondial nominal et environ 28 % du PIB mondial en parité de pouvoir d’achat (PPA) et en matière d’échanges, leur part dans le commerce mondial de marchandises se situe autour de 12 %
Deuxièmement, nous avons le G20 avec 19 pays dont : Afrique du Sud, Allemagne, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, États-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, Turquie l’Union européenne et, depuis 2023, l’Union africaine -l’Espagne n’est pas un membre à part entière du G20, mais elle bénéficie du statut d’invité permanent Collectivement, ses États membres et institutions représentent environ 85 % à 90 % du PIB mondial, plus de 75 % du commerce international et les deux tiers de la population mondiale.
Troisièmement, nous avons les BRICS+ qui au départ se compose des cinq membres historiques suivis des cinq pays intégrés lors de l’élargissement majeur dont : Brésil – Russie – Inde – Chine -Afrique du Sud – Égypte – Émirats arabes unis (EAU) – Éthiopie – Indonésie – Iran .Lors du sommet historique de Kazan (Russie) en octobre 2024, les BRICS ont introduit un nouveau statut d’ État partenaire » permettant à 13 pays de s’associer aux travaux du groupe, tout en les positionnant pour une adhésion future dont Afrique : Algérie, Nigeria, Ouganda. -Asie et Eurasie : Biélorussie, Indonésie, Kazakhstan, Malaisie, Ouzbékistan, Thaïlande, Turquie, Vietnam. – Amérique latine : Bolivie, Cuba.. .En comparaison, le groupe élargi des BRICS+ représente environ 24 % des exportations mondiales de marchandises , plus de la moitié de la population mondiale (environ 51 %) et sur le plan économique, la coalition concentre plus de 40 % du PIB mondial calculé en parité de pouvoir d’achat (PPA), et environ 35 % du PIB nominal mondial
La Chine est le moteur économique, démographique et industriel incontesté des BRICS+ représentant à elle seule environ 50 % du PIB total du groupe élargi, un poids prépondérant qui en fait la véritable locomotive du Sud global face au G7 et détenant une part de capital de 18,98 % dans la Nouvelle Banque de Développement (NBD, ou banque des BRICS) dont le but est de s’affranchir des institutions de Bretton Woods mises en place après la Seconde Guerre mondiale (Fonds monétaire international et Banque mondiale) qui a été inaugurée le 15 juillet 2014 à l’occasion du 6e sommet qui s’est tenu à Fortaleza au Brésil, le Bangladesh les Émirats arabes unis devenant membres en 2021, l’Égypte en 2023 et l’Algérie en 2024 . Les avantages de la Nouvelle Banque de développement, serait la promotion de l’usage des monnaies nationales des pays membres, ce qui pourrait promouvoir le commerce intérieur et l’investissement réciproque de ces pays, réduisant ainsi la dépendance au dollar. Pourtant il faut être réaliste
Notons pourtant qu’en 2025, le dollar américain est resté la monnaie dominante dans les échanges internationaux, représentant environ 89 % des transactions sur le marché mondial des devises. L’euro s’est classé deuxième avec une part de 28,9 %, tandis que sur le réseau de paiement Swift, le dollar a concentré 50,5% des flux contre 21,9% pour l’euro.. Pour la part dans les transactions mondiales, le dollar américain représente 89 \% entre 2024/2025 des transactions sur le marché mondial des changes (représentant une des devises dans près de 90 % des opérations Forex) et 50,5 % sur le réseau Swift, l’Euro 28,9 % des échanges globaux et 21,9\% des transactions mondiales Swift Bien que la Chine utilise son propre système de paiement (le SIPS) et le yuan numérique afin de favoriser les règlements directs avec ses partenaires et réduire sa dépendance au dollar, la part du yuan (renminbi) dans les transactions mondiales varie selon l’indicateur financier. En 2025 elle se situe entre 4/6 % des paiements mondiaux selon les données du réseau Swift, tandis qu’elle représente environ 8 % du financement du commerce international et environ 2 % des réserves de change détenues par les banques centrales à l’échelle mondiale.
Mais la stratégie au sein des Brics+ de la Chine s’insère dans le cadre d’une vision stratégique à long terme QUI rentre dans sa stratégie de la route de de la Soie QUI représentE à la fois l’un des plus grands réseaux commerciaux de l’Antiquité et la stratégie géopolitique moderne la plus ambitieuse du pays afin de façonner le futur de l’économie mondiale. Rappelons, que cette route est née sous la dynastie Han (vers le IIe siècle av. J.-C.), la route historique était un réseau complexe de pistes caravanières reliant la Chine à l’Asie centrale, au Moyen-Orient et à l’Europe de Chine était le produit le plus convoité, mais on y échangeait aussi des épices, du thé, de la porcelaine, des pierres précieuses et des métaux] Initiée en 2013 par le président Xi Jinping et appelée Belt and Road Initiative (BRI), cette version moderne est un programme pharaonique de construction d’infrastructures (routes, ports, chemins de fer, gazoducs) visant à relier la Chine à l’Afrique, l’Asie et l’Europe. Ainsi, des centaines de milliards de dollars ont été investis dans plus de 150 pays partenaires depuis le lancement du projet avec pour objectif -de sécuriser ses approvisionnements énergétiques, écouler ses surcapacités industrielles et stimuler le développement de ses régions intérieures, et si les infrastructures physiques terrestres et maritimes restent cruciales pour le commerce chinois, la BRI s’est récemment adaptée au contexte mondial avec de nouveaux pôles dans les investissements qui se concentrent massivement vers l’Afrique et d’autres pays émergents et au delà des ponts et des ports, la Chine étend sa « Route de la Soie » vers le numérique (réseau 5G, data centers), les technologies vertes (panneaux solaires, batteries) et la transition énergétique.
4.- -Principaux partenaires commerciaux de la Chine
USA-Europe- dont Russie – Amérique Latine Asie :
– Pour les échanges commerciaux, malgré la guerre commerciale à travers les tarifs douaniers US le volume total des échanges de marchandises de la Chine et des États-Unis a atteint des niveaux records en 2025, bien qu’orienté par des dynamiques d’import-export contrastées. Ainsi , le commerce extérieur de la Chine a atteint un record de 6 360 milliards de dollars, avec 3 770 milliards de dollars d’exportations (en hausse de 5,5 %) et 2 580 milliards de dollars d’importations avec un déficit commercial record, des exportations de 2 197 milliards de dollars face à des importations atteignant 3 438 milliards de dollars
-Quant à l’Union Européenne les échanges Deuxième fournisseur en 2025, les échanges commerciaux entre la Chine et l’Union européenne ont atteint des niveaux historiques, creusant un immense déséquilibre en faveur de Pékin Les exportations chinoises vers l’UE sont estimées à environ 560 à 580 milliards de dollars (en hausse de plus de 5 %) et les importations chinoises depuis l’UE à près de 200 milliards de dollars avec un déficit commercial européen de près de 380 milliards de dollars .
– les échanges commerciaux entre la Chine et la Russie ont atteint 228,1 milliards de dollars US en 2025, soit une baisse de 6,9% par rapport à 2024 soit environ 1 630 milliards de yuans) dont les exportations chinoises vers la Russie 103,3 milliards USD (en baisse d’environ 10 %) et les importations chinoises depuis la Russie : 124, milliards USD en baisse d’environ 4 %.
-Les investissements directs étrangers (IDE) de la Chine en Amérique latine se sont stabilisés à un niveau modeste ces dernières années, totalisant un montant cumulé estimé selon des données contradictoires entre 167 milliards à 213 milliards de dollars sur les deux dernières décennies. Et quatre pays concentrent environ 76 % du commerce total et de l’essentiel des investissements directs étrangers (IDE) chinois en Amérique latine : le Brésil, le Chili, le Pérou et le Mexique.
Les échanges commerciaux entre la Chine et l’Amérique latine ont atteint environ 550 milliards de dollars en 2025. Quant aux alliés historiques, dans la pratique des relations internationales et des affaires n’existant pas de sentiments, les échanges sont marginaux sont estimées pour le Venezuela entre 4,5 à 5 milliards de dollars, tandis que les échanges avec Cuba se sont contractés pour avoisiner 1 à 1,5 milliard de dollars,
– concernant les relations commerciales Inde Chine pour l’exercice annuel 2025-2026, ils ont atteint un record de 151,1 milliards de dollars, faisant de Pékin le premier partenaire commercial de l’Inde, dont les exportations de l’Inde vers la Chine , 19,47 milliards USD et les importations indiennes depuis la Chine 131,63 milliards USD avec un déficit commercial (en faveur de la Chine) de 112,16 milliards.
Les échanges commerciaux bilatéraux entre la Chine et le Japon totalisent environ 290 à 300 milliards de dollars annuellement, la Chine étant le premier partenaire commercial du Japon et le Japon le troisième partenaire de la Chine. Exportations chinoises entre 150/160 milliards de dollars et importations chinoises entre 120/8130 milliards de dollars.
Le volume total des échanges commerciaux entre la Chine et la Corée du Sud a atteint environ 300 milliards de dollars en 2025. Les exportations de la Chine vers la Corée du Sud sont estimées entre 115 à 120 milliards de dollars et les exportations de la Corée du Sud vers la Chine entre 130 à 135 milliards de dollars.
Le volume total des échanges commerciaux entre la Chine et le Vietnam a atteint un niveau record de 251,94 milliards de dollars en 2025 dont du Vietnam vers la Chine : 69,36 milliards de dollars et les importations du Vietnam depuis la Chine, 182,58 milliards de dollars. Les échanges commerciaux Chine-Indonésie ont atteint un volume total d’environ 167,4 milliards de dollars en 2025, dont les importations indonésiennes se sont élevées à près de 94 milliards de dollars et les exportations indonésiennes ont représenté environ 73 à 74 milliards de dollars. En 2025, le volume total des échanges commerciaux entre la Chine et la Malaisie s’est élevé à 191,66 milliards de dollars, la Chine et les exportations de la Malaisie vers la Chine étant d’ environ 44 milliards de dollars et les importations de la Malaisie depuis la Chine environ 82,4 milliards de dollars. Les échanges commerciaux bilatéraux entre la partie continentale de la Chine et Taïwan en 2025 ont totalisé environ 123 milliards de dollars américains USD, les exportations de la Chine vers Taïwan se sont élevées à près de 32 milliards de dollars et les importations chinoises en provenance de Taïwan ont représenté environ 91 milliards de dollars.
5.-La coopération Chine avec les pays du Moyen Orient/Afrique dont l’Algérie
Le cumul des investissements et des contrats de construction chinois au Moyen-Orient avoisine les 240 milliards de dollars. Cela représente environ 20 % des engagements chinois dans le cadre des Nouvelles Routes de la Soie. . La Chine étant devenue le premier partenaire commercial des monarchies du Golfe, dépassant les États-Unis, le Royaume-Uni et la zone euro réunis. Près de 49,4\% des importations chinoises en pétrole brut, GNL et autres combustibles viennent du Moyen-Orient, étant le premier partenaire commercial des pays du Golfe et exporte en retour des produits manufacturés, des technologies et des véhicules où environ 50\% du commerce sino-moyen-oriental est concentré avec les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite. La Chine est le premier partenaire commercial de l’Iran et absorbe, avec plus de 80 % à 90 % des exportations pétrolières iraniennes. Au niveau des exportations globales la part de la Chine représente plus d’un quart (25 % du total des exportations de l’Iran ce qui nous renvoie au dossier du détroit d’Ormuz contrôlé par l’Iran qui ou passe selon les périodes 20 à 30% % des produits hydrocarbures où pour ce dossier la Chine est un acteur incontournable, les cours après les négociations de paix Iran USA ayant comme impact un cours de pétrole qui est passé de plus de 100 dollars étant coté depuis le début juillet 2026 entre 71/72 dollars le Brent et 68/69 dollar le WIT et pour le mégawatt heure de gaz qui avait dépassé les 70 dollars étant coté actuellement entre 48/52 dollars Avec l’Afrique, les principaux pays bénéficiaires des relations avec l’Afrique sont le Nigeria ; l’Afrique du Sud l’Angola, la Tanzanie , le Zimbabwe et Zambie Et sans oublier d’autres pays, la Côte d’Ivoire, le Niger, le Ghana le Cameroun, le Kenya, le Sénégal, et l’Éthiopie , la Chine est le premier partenaire commercial et l’un des plus grands investisseurs du pays., la Chine ayant joué un rôle crucial dans le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne (GERD), inauguré en septembre 2025.De e fait la Chine a investi massivement avec des engagements financiers particulièrement concentrés dans les pays riches en ressources naturelles et en infrastructures L’Afrique est un partenaire économique et commercial majeur de la Chine, qui demeure son premier partenaire commercial depuis seize années consécutives .Les investissements et engagements chinois en Afrique ont atteint un montant record de 39 milliards de dollars en 2025, marquant une hausse d’environ 20 % par rapport à l’année précédente. Selon certaines analyses, en intégrant plus largement les contrats de construction des Nouvelles routes de la soie (BRI), ces engagements étant estimés à 61,2 milliards de dollars. Selon les données fournies par les autorités chinoises, les échanges commerciaux entre la Chine et le continent africain ont atteint un volume record de 348,05 milliards de dollars en 2025, après s’être établis à 295,56 milliards de dollars en 2024. Ce partenariat fait de la Chine le premier partenaire commercial de l’Afrique pour la seizième année consécutive, les exportations chinoises vers l’Afrique ont été de 225,03 milliards de dollars et les importations d’Afrique de 123,02 milliards de dollars , soit un déficit de 102,1 milliard de dollars La croissance des exportations chinoises vers le continent (+25,8 %) a largement dépassé celle des importations africaines vers la Chine (+5,4 %).
Pour certaines pays de l’Afrique du Nord , en prenant l’année 2024 :
-les exportations du Maroc vers la Chine ont atteint une valeur de 1,3 milliard de dollars et les importations marocaines depuis la Chine entre 6 à 7 milliards de dollars en 2024; Les investissements chinois dans le secteur des batteries électriques au Maroc pour les marchés européens et africains ,contrat signé par Gigafactory Gotion High-Tech Le spécialiste des batteries à près de 6 milliards à Kenitra de dollars rentrant dans le cadre d’une large stratégie du fait que la Chine contrôle 75% des batteries pour les voitures électriques dont le géant chinois CATL plus de 40%
-le volume total des échanges commerciaux entre la Chine et l’Égypte pour l’année 2024 s’est élevé à 17,37 milliards de dollars, les importations égyptiennes de 16,8 milliards de dollars et les exportations égyptiennes vers la Chine ont été environ 578 millions de dollars ;
-le volume global des échanges commerciaux entre la Chine et la Mauritanie a atteint 2,4 milliards de dollars , les exportations de 1,1 à 1,3 et les importations de 1,1 à 1,4 milliards de dollars ;
-les échanges commerciaux entre la Tunisie et la Chine ont totalisé 3 milliards de dollars : la Tunisie ayant importé pour près de 2,9 milliards de dollars, et exporter près de 100 millions de dollars;
– les exportations de la Chine vers la Libye ont atteint environ 3,59 milliards de dollars et les ventes libyennes plus de 90\% de pétrole brut),
– les échanges commerciaux entre la Chine et le Soudan s’élevait à environ 1,39 milliard de dollars et les exportations de la Chine vers le Soudan ont atteint 830 millions de dollars, tandis que les importations chinoises depuis le Soudan se sont établies à environ 560 millions de dollars.
-Pour la coopération Algérie Chine les exportations chinoises vers l’Algérie ont atteint respectivement 9,46 milliards de dollars, 11,68 milliards de dollars et 13,91 milliards de dollars, affichant une croissance continue. Sur la même période, les exportations algériennes vers la Chine se sont élevées respectivement à 849 millions de dollars, 800 millions de dollars et 1,34 milliard de dollars. Les axes coopération Chine Algérie se concentrent essentiellement au niveau des secteurs suivants :-mines et sidérurgie dont l’exploitation du giga-projet de minerai de fer de Gara Djebilet avec la construction de la ligne ferroviaire associée pour relier le site à Béchar, à M’sila, l’entreprise Jingdong Steel investit 500 millions de dollars dans une usine sidérurgique et dans bon nombre d’autres projets au niveau du secteur hydrocarbures, et le renouvelable dont des contrats majeurs portent sur le développement de l’énergie solaire, incluant l’installation de panneaux solaires et la fabrication d’équipements pour les énergies nouvelles, dans l’industrie manufacturière , l’agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) ayant enregistré plus de 40 grands projets chinois ciblant l’industrie manufacturière, récemment voitures-camions- le secteur agricole et la fabrication d’appareils électroménagers et enfin sans être exhaustif, dans les infrastructures , les entreprises chinoises accompagnant la modernisation du pays dans le BTPH, avec la construction de nouvelles lignes ferroviaires minières et le développement d’autres infrastructures logistiques majeures, ces initiatives s’inscrivant dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route pour renforcer l’intégration commerciale et industrielle.
Quelle conclusion tirer sur l’avenir de l’économie chinoise qui est devenue également une grande puissance militaire où ce grand pays est appelé à jouer un rôle stratégique dans le façonnement géostratégique et économique du monde et notamment en Afrique continent de tous les enjeux et qui seral le partenaire majeur de l’Afrique pourrait devenir la première puissance économique mondiale, les rivalités USA bien que réoccupé maintenant de l’espace Asie, avec ses alliés européens , avec la Chine seront entre 2030/2040 en Afrique .Ainsi la Chine est confrontée à des contraintes majeures que le le gouvernement chinois entend lever progressivement
– Premièrement, la Chine vieillit rapidement, un phénomène accentué par les décennies de la politique de l’enfant unique, entraînant un manque de main-d’œuvre et une pression croissante sur le système de retraite ,
-Deuxièmement, le secteur immobilier, qui a longtemps été un pilier de la croissance et une valeur refuge pour l’épargne des ménages, souffre d’une crise de surproduction avec la faillite de géants du secteur qui a fragilisé les finances des collectivités locales et ralenti les investissements ;
-Troisièmement, le modèle chinois repose traditionnellement sur les investissements publics et les exportations. La consommation des ménages reste atone, poussant les ménages à thésauriser plutôt qu’à dépenser ;
-Quatrièmement, les investissements massifs de l’État dans les nouvelles technologies ont créé des surcapacités, couplées à une demande intérieure faible, a engendré une pression déflationniste.
Pour terminer dans les relations internationales n’existant pas de sentiments, mais que des intérêts, je tiens à remercier vivement Mr l’Ambassadeur de Chine à Alger et ses proches collaborateurs de m’avoir aidé à élaborer cette présente contribution et puissent les relations Afrique via Algérie -Chine connaitre un grand essor sur la base d’un partenariat gagnant-gagnant
A.M






