Elle a décroché plusieurs postes importants au sein des structures de l’Union africaine: Une nouvelle victoire pour la diplomatie algérienne

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L’Algérie a obtenu plusieurs importants postes et adhésions au sein des structures et mécanismes de l’Union africaine (UA), ce qui témoigne une nouvelle fois de la place privilégiée qu’elle occupe au sein de l’organisation continentale, ainsi que de la confiance dont jouit sa diplomatie à l’échelle africaine.

Dans ce cadre, Mohamed Khaled, ambassadeur d’Algérie et représentant permanent auprès de l’UA, présidera le Comité des représentants permanents (COREP), chargé des droits de l’homme, de la démocratie et de la gouvernance. Outre son élection à cette présidence, l’Algérie a également été élue membre du Comité ministériel sur les candidatures africaines dans le système international, du Comité ministériel de suivi sur la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’UA, du Comité des représentants permanents chargé des questions environnementales, du Comité technique spécialisé (CTS) sur la culture, la jeunesse et les sports, du Comité technique spécialisé sur les communications et les transports, ainsi que du Centre opérationnel continental pour la lutte contre la migration irrégulière à Khartoum (Soudan).

Cette consécration diplomatique reflète la confiance dont bénéficie l’Algérie en Afrique et confirme sa place au sein des institutions de l’UA, ainsi que son rôle actif en faveur de la paix, du développement et de l’intégration continentale, renforçant ainsi sa contribution à l’élaboration des politiques africaines au mieux des intérêts communs des peuples du continent. Récemment, le Groupe des ambassadeurs africains à New York a plébiscité, à l’unanimité, l’ambassadeur Amar Bendjama, représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies, en tant que prochain président du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC), illustrant avec force l’unité continentale.

Cette décision historique a été prise jeudi, lors d’une réunion au niveau des représentants permanents, présidée par la représentante permanente du Malawi en sa qualité de présidente du Groupe africain. L’ambassadeur Bendjama devrait officiellement prendre la tête du Conseil à partir de la fin du mois de juillet 2026 jusqu’en juillet 2027, après son élection par l’ensemble des Etats membres lors de la réunion prévue le 23 juillet prochain.

A l’issue de ce plébiscite officiel, l’ambassadeur Bendjama a exprimé ses sincères remerciements et sa profonde gratitude à ses homologues africains pour leur soutien et leur confiance précieuse en l’Algérie. L’Algérie assume cette responsabilité vitale dans un contexte particulièrement sensible et complexe pour l’économie mondiale, notamment des pays en développement, a-t-il dit.

« Cette importante responsabilité intervient dans un contexte critique, marqué par de nombreux défis mondiaux. L’insuffisance des financements, l’alourdissement du fardeau de la dette, les chocs économiques, les crises géopolitiques, la sécurité alimentaire, les problèmes d’inégalités d’accès à la technologie, la désertification et les effets croissants du changement climatique constituent autant de facteurs qui continuent de compromettre nos efforts collectifs de développement, particulièrement en Afrique », a déclaré M. Bendjama.

Pour faire face à ces crises imbriquées, Amar Bendjama a mis l’accent sur « la nécessité impérieuse d’une cohésion continentale », insistant sur l’impératif pour l’Afrique de s’exprimer « d’une voix plus forte, plus coordonnée et plus influente au sein des cadres multilatéraux », de manière à servir et à faire avancer les priorités du continent définies dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine (UA).

Dans le cadre des préparatifs de l’Algérie pour assumer la présidence de l’un des principaux organes des Nations unies, l’ambassadeur Amar Bendjama a établi une feuille de route claire et pratique, axée sur la réforme structurelle et le développement équitable.

Les priorités fondamentales de l’Algérie durant son mandat s’articuleront autour des axes suivants : la réforme de l’architecture financière internationale en vue d’instaurer un système financier mondial plus équitable, répondant de manière effective aux besoins des économies en développement, et le traitement de la problématique de la dette, à travers des actions rigoureuses visant à alléger les fardeaux étouffants qui freinent la croissance locale et nationale à travers le continent et dans plusieurs pays en développement.

Il s’agit également de l’éradication de la pauvreté, la réduction des inégalités et le soutien aux stratégies socio-économiques ciblées afin de combler les fossés croissants en matière de développement et de bâtir des sociétés résilientes, ainsi que le renforcement de l’efficacité de l’ECOSOC, en le revitalisant pour en faire une plateforme plus flexible, performante et apte à mener une coordination mondiale rigoureuse.

Le diplomate a réitéré le plein engagement de l’Algérie à œuvrer de concert avec l’ensemble des Etats membres africains, afin de faire retentir avec force leur voix collective et de mieux défendre leurs intérêts communs. « Notre objectif consiste à renforcer le rôle de l’ECOSOC, pour qu’il devienne une plateforme plus efficace en vue de consolider la coordination mondiale et de promouvoir les aspirations de développement en Afrique », a-t-il souligné.

Il faut rappeler à ce titre que l’Algérie a pu confirmer, durant sa présidence tournante du Conseil de sécurité de l’ONU, son rôle pivot sur l’échiquier international, démontrant une fois de plus son leadership à mener des plaidoyers à même de défendre les causes justes, à faire taire les armes et à booster les réflexions internationales en quête d’un monde meilleur. Conformément aux instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, l’Algérie a pris à bras-le-corps aussi bien la défense des causes justes en Afrique et dans le monde arabe que la résolution des autres conflits hantant les quatre coins du monde.

Agissant à la fois en sa qualité de membre non permanent du Conseil de sécurité et en tant que membre du groupe A3+, l’Algérie est parvenue, grâce à sa force de conviction et son approche basée sur la concertation, à convoquer de nombreuses réunions d’urgence sur la situation en Palestine et sur d’autres conflits tout aussi préoccupants, à savoir les conflits au Soudan, au Yémen, au Liban, en Libye, en Syrie, en République démocratique du Congo, en Haïti et en Colombie, ainsi qu’à initier des réunions inédites à même de penser un monde meilleur, à l’abri des fléaux et autres défis menaçant l’humanité.

Concernant la Palestine, l’Algérie a réussi à convoquer en trente jours plusieurs réunions d’urgence sur notamment l’impératif de consolider le cessez-le-feu en vigueur dans la bande de Ghaza, sur les difficultés rencontrées par l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), ainsi que sur la situation des enfants dans l’enclave palestinienne, parvenant à atténuer à chaque fois la détresse des populations et à leur rendre espoir.

Pour ce qui est de la Libye, les efforts de l’Algérie se sont avérés particulièrement fructueux en ce sens qu’ils ont arraché un « accord historique » permettant à l’Autorité libyenne d’investissement de réinvestir les avoirs libyens gelés dans les institutions financières internationales et une décision obligeant le Comité des sanctions sur la Libye à informer les autorités libyennes de toutes les correspondances relatives aux avoirs gelés.

S’agissant des questions syrienne, yéménite, soudanaise et libanaise, la délégation algérienne est parvenue, après avoir pesé de tout son poids, à convaincre les membres du Conseil de sécurité de l’importance de soutenir les processus politiques initiés par les peuples desdits pays, en vue d’amorcer une nouvelle ère, loin de toute ingérence étrangère.

Toujours dans le soucis de faire triompher la paix à travers le monde, l’Algérie a convoqué notamment, dans le cadre du groupe A3+, des réunions et des consultations sur la situation en Colombie, en RD Congo et en Haïti, mettant en avant à chaque occasion l’impératif de privilégier les voies diplomatiques et le dialogue pour apaiser les tensions.

Parallèlement à ses efforts en faveur de la paix, l’Algérie, une voix écoutée et respectée par ses pairs, a initié des réunions inédites sur des thématiques clés cernant directement les défis guettant son espace géographique direct (l’Afrique et le monde arabe), à l’instar de la lutte contre le terrorisme, la consolidation de la coopération ONU-Ligue arabe, ainsi que la réforme de l’actuel système international.

Tant attendue par la communauté internationale eu égard à l’expérience de l’Algérie en la matière, la réunion de haut niveau du Conseil de sécurité de l’ONU sur la question de la lutte contre le terrorisme en Afrique, présidée par le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a permis aux délégations ministérielles présentes de s’imprégner de l’approche algérienne axée, entres autres, sur l’impératif de traiter à la fois les manifestations de ce phénomène et ses causes profondes, ainsi que les différents aspects du développement et de la sécurité.

T. Benslimane

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