Législatives du 2 juillet: La campagne électorale bat son plein

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Les discours des candidats des partis politiques et des listes indépendantes, en lice pour les législatives du 2 juillet prochain, ont focalisé, durant la première semaine de la campagne électorale, sur la présentation des principaux axes de leurs programmes et l’importance de cette échéance nationale pour l’ancrage de la pratique démocratique. Les meetings et les rencontres de proximité organisés depuis le lancement de la campagne électorale, ont principalement porté sur l’explication des programmes électoraux, invitant les citoyens à participer massivement au scrutin, compte tenu de son importance pour « l’ancrage de la pratique démocratique ».

Les discours ayant marqué le début de la campagne ont insisté sur « une forte participation » pour répondre aux aspirations des citoyens et prendre en charge leurs préoccupations. Afin de convaincre les électeurs et gagner leur confiance, les animateurs de la campagne ont mis en avant, à travers plusieurs wilayas du pays, le rôle central de l’action législative dans l’ancrage d’une culture de complémentarité entre les politiques publiques, considérant le 2 juillet comme « une opportunité de poursuivre le processus de développement et de préserver les acquis réalisés dans divers domaines ».

Les candidats à la 10e législature se sont engagés à placer le citoyen au cœur de l’action « d’un Parlement représentatif, à même de proposer des initiatives servant les intérêts de la société », en plus de son « rôle vital » dans l’élaboration et l’adoption de lois proches des préoccupations et des aspirations des citoyens. Les chefs de parti et les listes indépendantes ont également insisté sur l’importance du rôle que devra jouer la future Assemblée populaire nationale (APN) dans l’accompagnement des grandes réformes engagées, notamment sur le plan économique. A cet égard, ils ont rappelé que la conjoncture actuelle exige des institutions fortes, pleinement investies dans leurs missions de législation, de contrôle et de proposition, en cohérence avec la vision et le processus de réformes en cours. Dans le même contexte, les candidats ont appelé à une « plus grande implication ses jeunes dans la vie politique, à renforcer leur participation aux décisions et à élargir leur présence au sein des Assemblée élues ».

Ils ont aussi encouragé les jeunes « à croire en leurs capacités » et à « s’intégrer activement dans la vie économique et sociale pour contribuer à l’édification d’une Algérie plus forte ». Les discours électoraux ont aussi souligné « l’importance de voter pour des candidats compétents, afin d’améliorer l’efficacité du Parlement et d’assurer la continuité du processus de développement national et ce, grâce à une représentation engagée et performante au sein du Parlement ».

La première semaine de campagne a également enregistré une activité intense des partis et des listes indépendantes pour convaincre les électeurs à se rendre massivement aux urnes afin d’exercer leur droit constitutionnel et d’élire des candidats compétents susceptibles de répondre aux attentes des citoyens. Les candidats en lice ont, en outre, réaffirmé leur engagement à défendre les dossiers relatifs au développement local, transformant les meetings et les activités de proximité en espace de débat tout en prenant le soin d’écouter les préoccupations des citoyens et d’exposer leurs visions politiques concernant plusieurs questions sur le développement économique et social du pays. En somme, les listes partisanes et indépendantes s’évertuent, à travers leurs activités, à se présenter comme « des choix capables de représenter le citoyen, de porter ses préoccupations et de répondre à ses aspirations ».

Cette campagne se déroule sous la supervision directe et totale de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), conformément aux dispositions de la loi organique relative au régime électoral en vigueur, modifiée par les textes législatifs récents, avec l’instauration d’un arsenal juridique et de mesures visant à garantir l’intégrité, la transparence et l’égalité des chances entre tous les candidats.

La campagne sera animée dans le respect des normes strictes régissant le contenu du discours politique, interdisant toute instrumentalisation des constantes nationales, l’incitation à la division ou la propagation du discours de haine, de régionalisme ou de clivages fondés sur des considérations régionales, linguistiques ou ethniques.

Il est également interdit aux candidats l’usage des langues étrangères durant la campagne. Les candidats doivent aussi s’abstenir d’exploiter, à des fins partisanes ou électorales, les fondements de l’identité nationale. En application du principe d’égalité des chances et de neutralité de l’administration, la loi interdit l’utilisation à des fins électorales les moyens de l’Etat au profit d’une partie quelconque, comme les établissements publics, éducatifs, universitaires ou les lieux de culte.

Afin d’éviter toute anarchie et d’assurer l’équité entre les listes dans l’espace public, les APC, sous la supervision de l’ANIE, sont tenues d’allouer des espaces publicitaires de dimensions égales à toutes les listes, sachant que toute affiche en dehors de ces espaces est interdite, tout comme l’utilisation inappropriée des symboles de l’Etat sur les affiches et supports électoraux. Aussi et dans le but de tarir les sources de financement illicite de la vie politique, le législateur a défini de manière exhaustive les sources de financement légal de la campagne électorale, limitées aux contributions des partis politiques, les apports personnels des candidats et les dons en numéraire ou en nature provenant uniquement de citoyens en leur qualité de personnes physiques. Les fonds alloués à la campagne électorale sont soumis à un contrôle financier rigoureux, exercé par la commission de surveillance du financement de la campagne qui impose aux candidats de présenter un budget de campagne dans les mois suivant la proclamation des résultats.

La loi interdit formellement le recours à des subventions ou financements étrangers, ainsi que les financements provenant de personnes morales. Chaque liste électorale est tenue d’ouvrir un compte bancaire unique, géré par un seul établissement financier, sans dépasser le plafond de dépenses autorisé par la loi. À l’issue de la période légale de la campagne électorale, la période de silence électoral débutera 72 heures avant le jour du scrutin, durant laquelle toute activité de propagande ou publication de sondages d’opinion est interdite, et ce dans le but de permettre au citoyen de réfléchir sereinement avant de déposer son bulletin dans l’urne.

Toutes ces mesures ont pour objectif de préserver le libre choix du citoyen et de lui offrir un environnement sécurisé et neutre, afin d’exercer son droit de vote et de choisir ses représentants, à l’abri des pressions financières ou des allégeances étroites, en vue de bâtir un Parlement fort et représentatif du peuple, capable de relever les défis législatifs et économiques à venir. Les médias nationaux seront également au rendez-vous pour assurer une couverture médiatique professionnelle et responsable, fondée sur les principes de pluralisme, de transparence et d’intégrité, tout en respectant scrupuleusement les règles légales, déontologiques et éthiques régissant la couverture des différentes étapes du processus électoral, garantissant ainsi au citoyen un droit à une information crédible et impartiale. À cet égard, le tirage au sort pour la répartition des créneaux horaires d’intervention des candidats dans les médias nationaux durant cette campagne électorale a eu lieu samedi dernier, au Centre international de conférences (CIC) Abdelatif-Rahal à Alger.

De son côté, l’Autorité nationale indépendante de régulation de l’audiovisuel (ANIRA) avait appelé l’ensemble des médias audiovisuels publics et privés à respecter scrupuleusement les règles juridiques, professionnelles et déontologiques régissant la couverture médiatique des différentes étapes du processus électoral, soulignant qu’elle « veillera, dans la limite de ses prérogatives, au respect, par les médias audiovisuels, des règles professionnelles et juridiques régissant le processus électoral, et prendra les mesures légales et réglementaires nécessaires en cas de dépassements ou de manquements portant atteinte à l’intégrité de la couverture médiatique des élections législatives ».

T. Benslimane

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