Coup de starter hier de la campagne électorale: Les candidats aux législatives à l’épreuve du terrain

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Le coup de stater de la campagne électorale aux législatives du 2 juillet prochain a été donné hier avec, à la clé, plusieurs meetings populaires animés par des partis politiques en course, à l’instar du FLN, RND, MSP, Mouvement El Bina, Front El Moustakbal et bien d’autres.

Ainsi, tout au long de trois semaines, les candidats, qu’ils soient sous la bannière des partis politiques ou parrainés par des listes indépendantes, auront du pain sur la planche pour tenter de convaincre les citoyens du bien-fondé de leurs programmes et de leurs visions.

Il s’agit pour autant de mettre les bouchées doubles en allant à la conquête d’un électorat, toujours attentif mais difficile à convaincre, d’où la complexité de la tâche des candidats dans un terrain pas forcément acquis à leur cause. A cet effet, les candidats seront soumis à une intense activité sur le terrain à la rencontre des citoyens, à travers l’organisation de meetings populaires et d’activités de proximité, tout en investissant les réseaux sociaux et les médias audiovisuels pour faire valoir leurs idées et promouvoir leurs visions politiques, économiques et sociales, qu’ils seront appelés à défendre au cours des 5 prochaines années de la 10e législature.

 Cette campagne se déroule sous la supervision directe et totale de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), conformément aux dispositions de la loi organique relative au régime électoral en vigueur, modifiée par les textes législatifs récents, avec l’instauration d’un arsenal juridique et de mesures visant à garantir l’intégrité, la transparence et l’égalité des chances entre tous les candidats.

La campagne sera animée dans le respect des normes strictes régissant le contenu du discours politique, interdisant toute instrumentalisation des constantes nationales, l’incitation à la division ou la propagation du discours de haine, de régionalisme ou de clivages fondés sur des considérations régionales, linguistiques ou ethniques.

Il est également interdit aux candidats l’usage des langues étrangères durant la campagne.

Les candidats doivent aussi s’abstenir d’exploiter, à des fins partisanes ou électorales, les fondements de l’identité nationale.

En application du principe d’égalité des chances et de neutralité de l’administration, la loi interdit l’utilisation à des fins électorales les moyens de l’Etat au profit d’une partie quelconque, comme les établissements publics, éducatifs, universitaires ou les lieux de culte. Afin d’éviter toute anarchie et d’assurer l’équité entre les listes dans l’espace public, les APC, sous la supervision de l’ANIE, sont tenues d’allouer des espaces publicitaires de dimensions égales à toutes les listes, sachant que toute affiche en dehors de ces espaces est interdite, tout comme l’utilisation inappropriée des symboles de l’Etat sur les affiches et supports électoraux. Aussi et dans le but de tarir les sources de financement illicite de la vie politique, le législateur a défini de manière exhaustive les sources de financement légal de la campagne électorale, limitées aux contributions des partis politiques, les apports personnels des candidats et les dons en numéraire ou en nature provenant uniquement de citoyens en leur qualité de personnes physiques.

Les fonds alloués à la campagne électorale sont soumis à un contrôle financier rigoureux, exercé par la commission de surveillance du financement de la campagne qui impose aux candidats de présenter un budget de campagne dans les mois suivant la proclamation des résultats.

La loi interdit formellement le recours à des subventions ou financements étrangers, ainsi que les financements provenant de personnes morales. Chaque liste électorale est tenue d’ouvrir un compte bancaire unique, géré par un seul établissement financier, sans dépasser le plafond de dépenses autorisé par la loi.

A l’issue de la période légale de la campagne électorale, la période de silence électoral débutera 72 heures avant le jour du scrutin, durant laquelle toute activité de propagande ou publication de sondages d’opinion est interdite, et ce dans le but de permettre au citoyen de réfléchir sereinement avant de déposer son bulletin dans l’urne.

Toutes ces mesures ont pour objectif de préserver le libre choix du citoyen et de lui offrir un environnement sécurisé et neutre, afin d’exercer son droit de vote et de choisir ses représentants, à l’abri des pressions financières ou des allégeances étroites, en vue de bâtir un Parlement fort et représentatif du peuple, capable de relever les défis législatifs et économiques à venir.

Les médias nationaux seront également au rendez-vous pour assurer une couverture médiatique professionnelle et responsable, fondée sur les principes de pluralisme, de transparence et d’intégrité, tout en respectant scrupuleusement les règles légales, déontologiques et éthiques régissant la couverture des différentes étapes du processus électoral, garantissant ainsi au citoyen un droit à une information crédible et impartiale.

A cet égard, le tirage au sort pour la répartition des créneaux horaires d’intervention des candidats dans les médias nationaux durant cette campagne électorale a eu lieu samedi dernier, au Centre international de conférences (CIC) Abdelatif-Rahal à Alger. De son côté, l’Autorité nationale indépendante de régulation de l’audiovisuel (ANIRA) avait appelé l’ensemble des médias audiovisuels publics et privés à respecter scrupuleusement les règles juridiques, professionnelles et déontologiques régissant la couverture médiatique des différentes étapes du processus électoral, soulignant qu’elle « veillera, dans la limite de ses prérogatives, au respect, par les médias audiovisuels, des règles professionnelles et juridiques régissant le processus électoral, et prendra les mesures légales et réglementaires nécessaires en cas de dépassements ou de manquements portant atteinte à l’intégrité de la couverture médiatique des élections législatives ». Dans cette perspective, la wilaya d’Alger a réservé 1.602 sites pour l’affichage des listes de candidatures, où chaque commune dispose entre 15 et 35 sites d’affichage, selon sa densité démographique. Dans ce cadre, un modèle unifié de panneaux publicitaires a été choisi pour être installé de manière à ne pas entraver la circulation des piétons sur les trottoirs. Afin d’assurer le suivi des sites et des espaces publicitaires et de contrôler les panneaux d’affichage et leurs emplacements, le wali d’Alger a mis en place une commission composée de cadres de la wilaya et d’entreprises publiques pour s’assurer de leur conformité et pour constater d’éventuelles infractions ou dépassements pouvant affecter ces sites ou panneaux. Le corps électoral dans la wilaya d’Alger s’élève à 1.941.097 électeurs répartis à travers 657 centres de vote et 5.341 bureaux de vote, avec la mobilisation de plus de 40.600 encadreurs pour garantir le bon déroulement du scrutin au niveau de la wilaya. Dans ce contexte, 48 salles ont été réservées et équipées au niveau de la wilaya pour accueillir les activités et les meetings de la campagne électorale, dont des salles omnisports, des salles de réunion et des espaces publics aménagés.

T. Benslimane

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