Guterres exhorte la communauté internationale à accélérer d’urgence le financement du développement

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Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a exhorté la communauté internationale à accélérer d’urgence le financement du développement, avertissant que les crises géo-politiques, l’endettement croissant et la hausse des dépenses militaires menacent de faire dérailler les progrès mondiaux.

S’exprimant à l’ouverture, lundi, du Forum 2026 du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC) consacré au financement du développement, M. Guterres a salué l' »Engagement de Séville », adopté l’an dernier, comme un tournant pour le multilatéralisme. « Les Etats membres ont choisi de présenter un front uni, de surmonter les divisions géopolitiques et de définir ensemble la voie à suivre », a-t-il déclaré. Mais le contexte s’est rapidement assombri.

Le secrétaire général de l’ONU a décrit un monde « plongé dans la tourmente », marqué par des conflits persistants et aggravé par la récente escalade au Moyen-Orient. « Nous constatons en temps réel les répercussions de la guerre sur le prix du carburant, des engrais et des denrées alimentaires, ain si que sur le commerce, les transports et le tourisme », a-t-il fait observer, soulignant que ces chocs successifs pèsent lourdement sur les finances publiques des pays en développement, déjà fragilisés par une dette croissante et un accès limité aux investissements.

Dans le même temps, l’aide internationale diminue, tandis que les dépenses militaires « montent en flèche », a-t-il poursuivi. « Les gouvernements consacrent davantage de moyens aux instruments de mort qu’aux fondements du développement et de la paix », a-t-il déploré. Le déficit de financement pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) dépasse désormais 4.000 milliards de dollars par an, un gouffre qui continue de se creuser. Face à cette situation, M. Guterres a appelé à des mesures concrètes autour de trois priorités. D’abord, renforcer les mécanismes de financement, notamment en augmentant la capacité des banques multilatérales de développement et en développant les financements mixtes public-privé.

Il a également insisté sur la mobilisation des ressources nationales et la lutte contre les flux financiers illicites. Ensuite, il a plaidé pour une refonte de l’architecture de la dette afin qu’elle serve les pays en développement. Enfin, il a plaidé pour une réforme en profondeur du système financier internat ional, jugé « dépassé » et insuffisamment représentatif des réalités économiques actuelles.

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